‹ Le musée d'artChapitre 240 sur 311 · PORTRAIT DU PRINCE BALTIIAZAR CHARLES · texte numérisé non relu

PORTRAIT DU PRINCE BALTIIAZAR CHARLES

fit remarquer tout particulièrement par ses statuettes en terre cuite; Lorenzo Vila (1683-1713), né ;'i Munie d'abord peintre; Cas par Nufiez Delgado ; Francisco -de Truxillo, dont on voit une

L'ART ESPAGiNOL 1)1 WIl SIÈCLE

Vierge el un Suint Jeun à Séville; Gaspar de Rivas, qui a dessiné cl élevé le beau retable du couvent de Sainte-Paule de la même ville; Miguel Rubiàles (1642-1702), né à Madrid, où sont demeurés ses principaux ouvrages; Jerontino Secano (1638-1710;, né à Saragosse, auquel on doil les statues de la chapelle San Lorenzo de celle ville; Gregorio Mesa (1640-1701), né à Calalayud, qui alla étudier son ai l à Toulouse ci qui, de retour dans sa pairie, se lixa à Saragosse, où il lil diverses sialues pour la cathédrale; Pedro Alonso 1630-1700 , né à Saragosse, qui travailla surtoul à Madrid ; Pedro Gomez, auquel on doit la gracieuse statue de la. Vierge avec VEnfanl Jésus dans les brus, de l'église de la Victoire à Madrid; enfin fermons celle lisle par les Ca'puz, d'origine génoise, qui s'établirent à Valence, où ils formèrent une véritable dynastie, mais qui appartiennent aussi bien au xv il i B qu'au xvu" siècle. IBfft -*

LA PEINTURE

l.a plupart des peintres espagnols du xvu0 siècle sortent de l'Ecole de Sévi Ile, dont les initiateurs sont d'abord Lui s de Vargas (1502-1567) ; Pab 1 o de Cespedès (1538?-1608) et Juan de las Roëlas ( 1 5o8- 1625), qui, tous trois épris de l'art italien, s'efforcèrent de l'introduire en Andalousie. Les Ribalta de leur côlé, Francisco de Ri balta (1555 ?-l 628) après avoir été étudier sous la direction des Carraches, puis son lils Juan de Ribalta (1597- 1628) le préconisèrent dans leur patrie, à Valence; Eugenio Caxes (1577-1642), Vicenlc Carducho (1578-1638), tous deux fils de peintres italiens, et Pedro de las Cuevas (1568-1635) suivirent les mêmes préceptes à Madrid; ajoutons à cetle liste Domenikos Theotokopoulos (1547 ?-16I4), né en Crète etpour celte raison appelé le Greco, venu à Tolède vers 1575 dont les ouvrages influencèrent grandement Velazquez. Néanmoins Francisco de llerrera le Vieux ( 1576?- 1650), né à Sévi Ile, élève de Luis Fernandez el de Juan de las Roëlas, peut êlre considéré comme le véritable fondateur de l'École sévillane. Ce peintre farouche ne tarda guère à répudier les manières académiques du premier de ses maîtres el les splendeurs vénitiennes du second pour se jeter, avec le dédain le plus absolu de la convention, dans la recherche à outrance du naturalisme. Sa peinture brutale et violente n'en mérite pas moins l'admiration pour sa coloration chaude, son exécution fougueuse el son dessin ferme et arrêté. Parmi ses meilleurs ouvrages, il faut citer la fresque qui décore la coupole de l'église Saint-Bonaventure

Thot. Andcrson.

VELAZQUEZ, — r O n T II A I T DU PAPE INNOCENT

de Séville; le Miracle des pains et des jioissons cl le Repentir de suint Pierre de l'Académie San Fernando, de Madrid, cl le Suint Basile dictant sa doctrine du musée du Louvre.

José Ribera, assez souvent désigné par les Ilaliens sous le nom de Spagnolello, l'Espagnole! 1588-1656), né dans les enviions de Valence, doit prendre rang tout de su i le après Francisco de llerrera. Après avoir quelque peu étudié sous la direction de Juan de Riballa dans sa pairie, il s'enfuit on ne sail comment en Italie, Loiil au plus âgé de seize ans. Débarqué presque nu el absolument sans ressources, il Irouva néanmoins moyen -d'aller

poursuivre ses éludes à Rome dans l'atelier des Carraches, puis a l'arme, où il s'éprit du Corrège, el enfin à Naples, où, enthousiasmé du style du lia ravage, il ne voulut plus reconnaître d'autre maître el bientôt se montra plus violent et plus brutal que son modèle. Comme llerrera, il ne rêve le plus souvent que toitures et se délecte dans la peinture des supplices, témoin son Martyre de saint Laurent du

/ jr. MM '.^-'^tX musée Dresde el

^ar^^^^^^M celui de Saint Barthélémy du musée du Prado à Madrid, dont il existe des répétitions au palais Pilti à Florence et aux musées de Berlin et de Dresde ; sa Descente de croix, du couvent de San Martino, à Naples.

Mais, à côté de ces ouvrages truculents, il brosse d'autres compositions plus humaines, dans lesquelles se montre l'influence du Corrège, telles que la Madeleine pénitente cl Y Echelle de Jacob,

du musée du Prado; l'Adoration des bergers, du Louvre, etc. On doit encore à Ribera de nombreuses tôles d'apôtres, de philosophes, de vieillards el de mendiants.

Francisco Zurbaran ( 1598-1663), tout en étant aussi naturaliste que Ribera, n'a rien de sa brutalité. Né' de pauvres laboureurs, à Fuente de Cantos, petit village d'Eslrémadure, il alla étudier à Séville dans l'atelier de Juan de las Roëlas, où il eut pour condiciple Francisco de llerrera. 'foui en empruntant à son maître le goût des riches étoffes, la science des draperies et des plis, il se sent particulièrement attiré par l'expression de l'être intime et moral et se monlrele fidèle interprète de l'austériléet du mysticisme espagnol, le portra: lisle des moines et des religieux. Son existence tout entière fui consacrée, à part quelques très rares exceptions, à traduire des scènes religieuses, des épisodes de la vie des cloîtres. Il décora la sacristie du couvent de la Guadeloupe, en Eslrémadure, d'une suite de sujets empruntés à la Vie de saint Jérôme; de retour à Séville, il peignit de nombreuses composi-

Galerie L»ona, Home.

Phol. Laurent. UftU* In Pr»do.

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