VELAZQUEZ
PORTRAIT lit L'INFANTE MARIE-THÉRÈSE d'aUTIIICHE
louis )■• ni i 1,1 chai li euse de Sainte-Marie de las Cuevas. Lé musée provincial de S •'■ \ i 1 1 « ■ possède de lui \'A put /n'use de saint Thomas tFAquin, son chef-d'œuvre, exécuté pour le maître-autel Je L'église de celle vrille, dédiée à ce saint ; un Saint Lom< Brltran, un Christ en croix, le Miracle île saint Hugo, etc. ; dernièrement encore la capitale de l'Andalousie renfermait au palais de San Tehno les cinq grandes compositions qu'il avait peintes pour la chartreuse de Xérès, l' Annonciation , la Nativité, la Circoncision. ['Adoration des bergers, Y Adoration desrois. (In voit de Zurbaranaii musée du Prado deux Episodes de la vie de saint Pierre Nolasqnc ; au mus t de lîerlin. un Saint Bonavenlure montrant un crueifii : au musée de Dresde, un Saint Bonavenlure en pricies; au Louvre, un Saint Bonavenlure présidant un chapitre d<s Frères Mineurs; à la National ('allery de Londres, un Moinr <n méditation. agenouillé, une léle de mort dans les mains, d'une impression inoubliable.
Diego Rodriguez Velazquez y Silva ; tij'.)916G0:, d'un an plus jeune que Zurbaran, est le plus grand peintre de l'école espagnole et un des plus grands du monde entier, si ce n'est le plus grand. Né à Séville d'une famille d'origine portugaise du roté paternel, il Tut d'abord élève de Francisco de Mèn era; mais, ne pouvant s' habituer à son humeur atrabilaire, il passa dans l'atelier de Pacheco (l')7l 'MG(i'i), peintre assez médiocre qui dissertait et écrivait mieux sur son art qu'il ne le pratiquait et dont il devint plus lard le gendre. Ses premières œuvres, au sortir de râtelier de son beaupère, malgré d'incontestables qualités de vérité et de recherche, sont loin de faire présager ce qu'il devait donner par la suite. Appelé à Madrid en 1622 cl bientôt introduit à la cour, grâce à la protection du tout-puissant ministre comte duc d'Olivarez, il put y admirer à loisir les chefs-d'œuvre réunis par Charles-Quint et Philippe H, qui lui ouvrirenl des horizons nouveaux. Il ne tarda pas à devenir le peintre et l'ami de Philippe IV, qui ne put guère se
séparer dé lui et qui en lit successivement un huissier delà chambre, un ofli. ier de la garde-robe, un valet de chambre attaché à la surintendance des travaux de l'Aha/ar. un inspecteur des bâtiments et enfin le grand maréchal du palais. Les deux voyages que fil Velazquez en Italie, l'un avec l'assentiment, l'autre sur l'ordre même de Philippe IV, ne semblent pas avoir eu de sérieuse influence sur son génie, qui resta toujours foncièrement espagnol; tout au plus rapporta-t-il de ces pérégrinations un peu plus de distinction et d'élégance. Nous n'avons pas à énumérer ici ses ouvrages, ses compositions des Buveurs, de la Forge de Vuleain, de la Reddition de Breda, des Fileuses, des Ménines, ses nombreux portraits de Philippe IV, de ses femmes, des infants, des infantes, du comte-duc d'Olivarez, du comte de Benavente, du sculpteur Martine/. Montanes, et île celle tourbe de boulions et de fous attachés à la maison royale, tous de véritables merveilles réunies au musée du Prado à Madrid cl qui forment la plus riche collection de chefs-d'œuvre* du monde. Hors l'Espagne, bien rares sont les œuvres du maître, quoique l'on en trouve quelques échantillons à Paris au musée du Louvre, à Londres à la National Gallery, à Dresde à la pinacothèque, et surtout au musée de Vienne. Il faut néanmoins citer à part son superbe Portrait du pape Innocent X. qui ligure à Rome au palais Doria et dont il exisle différentes esquisses ou répétitions, une entre autres au musée de l'Ermitage à Saint-Pélersbourg.
Après Velazquez, le peintre le plus célèbre de l'Ecole espagnole esi sans contredit lîaitolomé Ksieban Murillo 1618-1682), né à Séville d'une famille d'humbles artisans. Après avoir été quelque temps élève de Juan de Castillo 1584-1640), qui abandonna Séville pour aller s'établir à Cadix, livré à lui-même et sans direction, il peignit de pratique de nombreux sujets de sainteté destinés à l'Amérique. A ce métier il risquait de se perdre à , jamais, lorsque la vue de copies de Rubens ël de van Dyck, rapportées de Londres par son compatriote Pedro de Moya (ltipl-Hititi . suscitèrent chez lui d'autres ambitions, et il n'eut dès bus qu'une bâte, celle de l'aire à son tour le voyage des Flandres et de l'Angleterre, lies qu'il eut amasse quelque argent, il se mit en roule; mais il ne dépassa pas Madrid, où l'étude des peintures