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VICTOR UOLCQUET. - UN PORTE-ÉTENDARD

L'ÉCOLE FLAMANDE DU XVIIe SIÈCLE

xvii" siècle et qu'on rencontre jusque chez les animaliers de cette féconde époque : chez François Snyders (1580-1657), par exemple, qui plus qu'aucun autre exhiba, dans ses grandes compositions décoratives — Chasses aux ours, aux cerfs, aux lions, à l'hippopotame; Lionne terrassant un sanglier; Cigogne attaquée par des faucons; Etalages de pois sons; etc. — la véhémence de la couleur, ki vigueur de l'exécution, l'emportement de la vie ; — chez Jean Fyt (1609-1 661), qui dans ses Châssis, ses Combals d'animaux aussi bien que dans ses « natures mortes »

trouva le moyen, tout en restant plus personnel, d'être à la fois impétueux lumineux, abondant et varié; — entin chez Adrien van Utrecht (1599- 1652), dontle Combat de coqs, la liasse - Cour, l'Échoppe du poissonnier, se ressentent de la puissante et contagieuse imitation qui dominait toute l'école, et qui eut, en outre,

l'insigne honneur de compter (au moins dans une de ses œuvres, Pythagore et ses disciples) Rubens parmi ses collaborateurs.

Au-dessous, on devrait presque dire à côté de ces peintres vaillants, groupés plus ou moins étroitement autour du « maître », et qui, disciples, héritiers ou simplemenl sëctatèurs, forment ce qu'on pourrait appeler sa famille, on est quelque peu surpris de voir apparaître une autre phalange d'artistes de mérite, ingénieux, très doués, dont les qualités précieuses, quoique moins brillantes, suffiraient, dans un autre temps et dans un autre pays, à constituer une école savante, originale et forte.

Nous voulons parler des peintres de paysanneries, de scènes intimes, d'intérieurs, de cabarets — groupe abondanl où les deux Teniers, Gonzalès Coques, Cilles van Tilborg, Pierre de Blool, Mathieu van [Tellement, David Rijckaert et Charles-Emmanuel liiset ont droit à une place d'honneur. J)e tous ces petits, très pe-

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