APHRODITE AU BAIN
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Les peintres de v poses naturelles gaules; ils tf ai teni vob scènes familières, nous introduisent dans l'intérieui cées el des écoles. Les industries d'art, qu'alimente I' veau ilu luxe privé, concourent toutes brillamment ration des maisons, au renouvellement de la toile 11 ou du mobilier des lombes. Il faut réserver une place fabricants de terres cuites, qui créent alors des merveilles. Les artisans des fabriques d'Athènes, de Corinthe, de Myrina, de Tanagra donnent carrière à leur fantaisie. Ils façonnent surtout des scènes de genre, des caricatures de dieux ou de héros, des portraits d'acteurs ou d'ouvriers, des statuettes licencieuses pour détourner le mauvais œil, des éphèbes à la palestre, des enfants qui jouent, des femmes en tenue d'intérieur, des élégantes en costume d'apparat, drapées dans leur himation, éventail en main, savamment coiffées, aux lèvres sensuelles, au chapeau retroussé comme leur nez. Avec ces bonshommes d'argile, si éveillés sous leur riche coloris, revit la Grèce de Ménandre dans son négligé de tous les jours, dans ses modes ou son déshabillé galant.
La peinture du temps, dont s'inspirent souvent les céramistes, n'est plus représentée pour nous nue par des sièlos peintes, trouvées surtout en Atlique, etdes'restes de fresques découverts dans des tombeaux grecs de Gyrène ou de Grimée. Ces produits industriels ne sauraient donner une idée ib' ce que fut alors l'art du dessin cl de la couleur. Les peintres du iv° siècle uni achevé la révolution artistique qui remplaça la grande fresque par le tableau de chevalet. Ils introduisirent des changements considérables dans la technique el le choix des sujets. La peinture au ivc siècle a eu trois centres principaux : Sicyone, la Béotie et l'Attique, l'Asie .Mineure.
L'école de Sicyone, fondée par Eupompos, est par excellence l'école académique. Elle recueille les traditions des maîtres, vise surtout à l'exactitude et à l'élégance du dessin, fixe les lois de la perspective, veille à la pureté et à la finesse des couleurs, impose aux débutants une sévère discipline. Elle traite les grands sujets historiques, les allégories, les légendes. Tel paraît avoir élé le caractère des œuvres de Pamphilos el de Mélantliios. Mais, par un singulier contraste, c'est à Sicyone aussi que s'était formé
Pausias, le peintre du clair-obscur, des fantaisies et des scènes de genre.
Les artistes de l'Attique et de Thèbes recherchent surtout l'expression, la vie, l'émotion dramatique. Leurs œuvres semblaient des tragédies faites de lignes el de couleurs. En des plus célèbres artistes de celte école est le ïhébain Aristide, lils de Nicomachos.
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Groupe en marbre; copie d'une œuvre de l'époque hellénistique
le les sujeis pathétiques; on voyait de lui pendait par amour. Il avait composé aussi une Bataille contre les Perses, el un Dionysos dont un mi lui offrit cent talents. Dans l'alelier de cet Aristide si' forma Euphranor, qui s'établit ensuite à Gorinthe, où il exécuta un Pans, un Ulysse feignant la folie, un Thésée. Nicias, élève d'Euphranor, peignit surtout des batailles; pourtant on citait encore de lui une Io, une Nekyia ou scène infernale.
Au contraire, les peintres d'Asie Mineure s'abandonnaient à une véritable débauche de couleurs. Ils prétendaient faire illusion aux yeux et rivaliser avec la nature. Ils aimaient surtout, les scènes de genre, où ils poussaient l'exaeliiude jusqu'au plus puéril réalisme. Vers la lin du ve siècle, Zeuxis d'Héraclée avail peint un Màrsyas écorchévif, le petit Héra/clès étouffant les serpents, une Hélène, une Famille de centaures. De son rival Parrhasios d'Éphèse on connaissait surtout la Querelle à" A fax et d'Ulysse, un Thésée, un portrait du Démos. Timanlhos avail laissé une Tphigénie, inspirée d'Euripide. Plus tard, Protogène de Caunos, réaliste minutieux, peignit un Satyre au repos et des ligures qui représentaient les deux Vaisseaux sacrés des Athéniens.
Au temps d'Alexandre, un homme semble résumer en lui tous lés efforts des diverses écoles. C'est Apelle de Colophon. Il savait dessiner comme à Sicyone, émouvoir comme à Athènes, poser un Ion comme à Ephèse. Il s'essaya dans tous les genres, mais il excella surloul dans le portrait. Il fut le portraitiste préféré d'Alexandre, qu'il représenta dans toutes les attitudes, à pied, à cheval, sur un char de triomphe ou tenant la foudre. Dernier venu des grands artistes grecs, Apelle résumait en lui leurs traditions et leurs dons; aussi resta-t-il le maître favori des pralieiens de l'époque alexandrine.
L'art alexandrin. — Des conquêtes d'Alexandre était né un nouvel hellénisme, au domaine beaucoup plus vaste, mais moius
Musée des Offices. Florence.