SASSOFEHRATO. LA MADONE AU ROSAIRE
tradition de Properzia dei Rossi : Lavinia Fontana (1552-1602) et Elisabeth Sirani, morte empoisonnée à vingt-six ans (1665).
Bologne, malgré sa supériorité reconnue, ne représentait pas à elle seule toute la peinture italienne. A Rome, Barocci achève en 1612 sa longue carrière, toujours heureusement fidèle à son imitation du Corrège. Domenico Feti (1589-1624) donne dans les « noirceurs» de Caravage (la Mélancolie, au Louvre); J.-B. Salvi, dit Sassoferrato (1605-1685, la Madone du Rosaire, à l'église de Sainte-Sabine), et Andréa Sacchi (1598 ?-1 067, la Vision de saint Romuald, au Vatican) s'efforcèreni de continuel' ou de reprendre la tradition de Raphaël, chose dont se préoccupe peu Pierre de Cortone (P. Berrettini, 1596-1669), peintre décorateur d'une facilité d'imagination et d'une habileté prodigieuse (palais Barberini, palais Pitti). Il a pour rival Lanfranc (Giov. Lanfranco, 1580?-1647). Carlo Maratta (1625-1713), le successeur de Cortone dans la faveur des papes, est plus correct, mais plus froid. Romanelli (16107-1662), au pinceau facile et gracieux, donne des cartons pour les tapisseries et, appelé en France, exécute au Louvre et au palais Mazarin (aujourd'hui bibliothèque Nationale) des peintures qu'on y apprécie encore.
Venise, qui n'avait pas été touchée par la décadence artistique dont souffrait le reste de l'Italie, n'a pas profité non plus du mouvement créé par les Carraches. Ses peintres au xvne siècle ne valent ni ceux qui précèdent ni ceux qui suivent, malgré Leandro Bassano (1560-1622), Andréa dei Micheli (1539-1614), dit il Vicentino (Arrivée de Henri III à Venise, au palais ducal; esquisse a Fontainebleau); la portraitiste Sofonisba Anguisciola, qui donne des conseils à van Dyck, malgré Palma le Jeune (1544-1628) et sa magnifique Glorification de Venise, au palais ducal.
Florence n'a plus à vrai dire d'école, quoiqu'elle s'honore de quelques artistes de talent : le second Allori (1577-1626),
Muser du Louvre
S A L V A T O R nosA.