A L B AN I
Musée de Brera. Milan.
DÉTAIL Dl I1APT DE PROSEH1MNE
CH. LE BRUN. — DÉCORATION DE L'ESCALIER DES AMBASSADEURS AU PALAIS DE VERSAILLES
(D'après la gravure d'Etienne Baudet. — Cet escalier fut démoli sous Louis XV.)
L'ART FRANÇAIS DU XVIIe SIÈCLE
Phot. Giraudon.
COYSEVOX. — MASCARON Anse d'un vase du parc de Versailles.
i l'on ne s'en tient pas à la peinture seule, comme on est tenté de le faire trop souvent, et si l'on considère l'ensemble des arts, la France occupe certainement le premier rang dans le mouvement artistique du xvne siècle; aussi bien l'art français à la fin de cette période est devenu l'art européen.
L'art du xvne siècle sera un art classique parce que, dans le sens antique du mot, il s'adressera surtout aux personnes de l'aristocratie et parce qu'il prétend appliquer des principes, comme donner di s modèles. Aussi ne faut-il pas s'étonner que ce soit le temps où se créent et triomphent les académies. L'Académie de peinture et de sculpture émancipera la peinture des liens étroits que lui imposait la corporation de Saint-Luc. Mais le préjugé était si fort, les rivalités si vives que cette Académie, créée par l'ordonnance royale du 20 janvier 1648, ne put, malgré l'appui de Mazarin et d'Anne d'Autriche, fonctionner utilement qu'en 1655. Puis vinrent l'Académie de France à Rome (1665) et l'Académie d'architecture (1671), fondations de Golbert et de Louis XIV.
Louis XIV fit pour les arts ce qu'il fit pour les lettres : l'art avec lui devint essentiellement royal; mais, et c'est là sa force, il ne cessa pas pour cela d'être national. Car la nation se voit dans son roi. A côté de l'inspiration monarchique, l'art s'appuie, comme les lettres, sur l'antiquité et la religion. Partout la règle, la raison, le bon goût, la belle ordonnance; le danger, c'est la pompe déclamatoire, c'est surtout l'uniformité. L'art du xvne siècle n'y a pas échappé ; mais on le lui a beaucoup trop reproché. Lorsque apparut Versailles et ses « pompeuses merveilles », l'Eu-
rope n'avait encore rien vu de pareil, et si cette architecture peut aujourd'hui paraître banale, c'est qu'il lui arrive d'être prise trop souvent pour modèle et d'être indéfiniment imitée.
L'ARCHITECTURE
Le style un peu trapu, mais très nourri, caractérisé par les principales constructions du règne de Henri IV, par la place Royale et la place Dauphine à Paris, ainsi que par de nombreux châteaux en province, eut à lutter sous Louis XIII avec les efforts des derniers représentants de la Renaissance italienne dont la propagande fut favorisée par la reine mère, Marie de Médicis, non moins que par la connaissance, de jour en jour plus répandue, du traité d'architecture antique de Vitruve et des règles formulées par Palladio, Scamozzi, Serlio et Vignole. Les Androuet du Cerceau, Salomon de Rrosse, les Mansart, Jacques Le Mercier, Louis Le Vau, Libéral Bruant, Claude Perrault, François Blondel et Robert s. de brosse. — portail
de Cotte furent les de l'église saint-gervais, a paris
Phot, Mon. hist.