RICHESSE
Musée du Louvre.
NICOLAS POUSSIN. PORTRAIT DE l'aRTISTE PAR LUI-MEME
nimrae peintre d'histoire, Philippe de Champaigne v 1602-1074) dépasse les derniers artistes que nous venons de citer. Ce maître, quoique originaire des Flandres, appartient plutôt à l'École française et par sa carrière, qui s'est surtout développée en France, et par la nature de son talent. 11 a été le peintre favori de Richelieu, dont il a laissé la plus magistrale tigure que l'on connaisse, celle qui s'est définitivement imposée à la postérité. Philippe de Champaigne a peint aussi A nue d'AulricheetColbert. Ilaété le portraitiste atlili é des jansénistes, ( Pasc al, le- \i nauld,etc). On connaît peu de peintures plus austères et d'un mysticisme [dus profond que l'E.r vnto du Louvre, qui réunit la mère Agnès et la sœur Catherine de Sainte- Suzanne, fille du peintre.
D'autres peintres que Poussin soutenaient alors le
bon renom de la peinture française auprès des Italiens : tel Pierre Mignard, que nous retrouverons, tels Claude le Lorrain et le Valenlin.
Claude Gellée, dit le Lorrain (1600-1682), restera un des plus grands paysagistes du monde ; e'est un des maîtres de la lumière, soit au'il l'étalé sur la mer immense, soit qu'il la promène au
NICOLAS POUSSIN. — LES UEllGERS DAIICADIE
milieu des arbres ou sur de magnifiques palais. Si la France l'oubliait, l'étranger, l'Angleterre surtout, qui possède plusieurs de ses chefs-d'œuvre et ce « Livre de vérité » où il avait réuni les esquisses de ses tableaux, viendrait nous le rappeler. Claude Gellée, qu'il l'ait su ou non, est le continuateur de Paul Brill,
dont il reçut la tradition de son médiocre maître Augustin l'assi, élève de Paul Brill. Quoiqu'il ait quitté son pays dès sa première jeunesse et qu'il n'y ail fait ensuite qu'un seul et très court séjour, ses tableaux les plus italiens témoignent qu'il n'avait jamais oublié cette nature lorraine qui avait frappé ses yeux d'enfant. Claude le Lorrain a gravé d'admirables eauxfortes.
.ban Boulogne, qu'on a appelé, on ne >ait trop pourquoi.Moïse Valenlin (1590-1634), fut un continuateur de Caravage (la Diseuse
de bonne aventure et le Concert, au Louvre . On lui doit aussi des tableaux religieux tel que le Martyre de saint Processe et de saint Maximin, à Home (Vatican, Mosaïque à Saint-Pierre).
Il se rattache aux peintres qui, à cette époque, essayaient de créer en France une peinture populaire, une peinture de genre, i veinent spontané de noire École qui devait s'arrêter chez
ART FRANÇAIS XVIe ET XVIIe SIÈCLES