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LES RUINES DU THEATRE, A AIRES

Phot. Min

mini a vi

chez leurs émules italiens.

L'Allemagne, à son tour, s'honore de posséder un monument d'une rare tenue et d'un effet saisissant. C'est la porta Nigm de Trêves, avec ses superbes .pierres de taille noirâtres, qui sont comme tordues par les intempéries, ses deux tours flanquant la porte, ses colonnes à tambour et son m ne ni .• n talion si'' v.'-i >•.

composée surtout de rais de cœur.

A quel point ces grands bâlisseui s variaienl leurs ressources, nous le voyons jusqu'en Asie, par les ruines de Palinyre ou par celles de lialbck i lléliopolis), où li' portail du temple du Soleil (dire déjà les co u rb u re s re n I ra ntes i| u 'a Pfcc I i on n r ion I 1rs xvii' et xviii" siècles.

Mais examinons de plus près b's mérites et 1rs défauts de ces monuments.

Il n'est accusation dont on or 1rs ail chargés de notre temps.

Au dire de h î 1er. I m

beaucoup, ruina i n r n'esl qu'un vil plagiat de l'architecture grecque el de l'architecture étrusque. — Il est bien vrai que 1rs Romains ont pris à la première ses ordres, surtout l'ordre corinthien, à la seconde srs voûtes el si s voussoirs ils n'ont pas opposé l'arcade à la colonne, mais marié la colonne à l'arcade .

(in oublie qu'il restait rnormrinen t à faire après les Grecs : il s'agissait de donner à une fouir de constructions d'utilité publique une forme nelie el noble, en harmonie avec les besoins nouveaux d un empire immense, non moins qu'avec un climat différent de celui de la Grèce. C'esl à quoi les Romains s'appliquèrent avec un succès dont la postérité leur saura éternellement gré : amphithéâtres, thermes, viaducs, pouls, basiliques pour les proi es, arcs de triomphe, mluinba'in, et lanl d'autres inventions de l'art de bàlir leur doivent soil leur aspect primordial, soil leur suprême épanouissement. Et, pour nous en tenir à un édifice célèbre, est-il rien qui ressemble moins au Parthénon que le Panthéon ?

Nous nous associerons donc au jugcmenl de M. Choisy quand il affirme que 1rs Romains, ci surtout pendant la période de la République, possédaient une architecture qui leur esl propre, et une très grande architecture, ayant un accent de majesté qui n'apparticnl qu'à elle ».

Mais, nous répliquera-l - on , l'architecture romaine ne consiste qu'en procédés dont l'application n'exige que des bras; le corps de leurs édifices se réduit à un massif de cailloux el de mortier, un monolithe construit, une sorte de rocher artificiel ! »

Ce serait folie de nier que l'architecture grecque, avec ses colonnes et ses plates-bandes en marbre, ne l'emportât en légèreté sur l'architecture romaine, plus lourde, par suite de la nécessité où palais elle se trouvait de faire face, à l'aide de piliers statue

Phot. Mirait. Mu»Aa de Naplea.

N A H G I s S E Bronze trouve à Pomnôi.

massifs, à la poussée des voûtes. Mais, en perfectionnant à ce point la construction en briques, qui est à la portée de tous les p€iys, tandis que les marbres et pierres de

taille n'ab lent que

dans quelques-uns, les Romains n'ont-ils pas créé un type international et démocratique par excellence et bien mérité de l'humanité tout entière?

D'ailleurs, avec quel empressement, dès que 1rs conditions politiques le permirent, n'onl-ils pas recouru aux plus riches matériaux? Ils ne reculèrent devant aucun sacrilice pourse procurer le plus beau granit d Kg\ pte, les mon eilleuscs brèches de la Numidie, les marbres roses du Languedoc .

bref ce qu'il y avait

d'éclatant ri de précieux dans le monde connu : le porphyre, la serpentine, le rouge, le noir et le jaune anli leur d'art . il est imposs Constantin à Rome, de ne

colonnes monolithes en porphyre lilas, aux li Celle polychromie naturelle el inaltérable finit badigeon cher aux Grecs.

Au fond, celle architecture romaine, que l'on traite de massive, poussai! à l'excès le raffinement dans le détail ; elle s'effori ail de dégager, d'alléger et d'orner tous 1rs membres cons-

Iruclifs. Uiirllr élégance et quel luxe rien que dans ses entablements ou ses chapiteaux! Klle allait jusqu'à orner ceux-ci de

ligures en haut relief thermes de Caracalla avec u statuette

d'Uercule, basilique de Saint-Laurent bois 1rs Murs. etc.).

D'autres encore objecteronl que tout n'est que placage dans la décoration romaine il esl vrai que les architectes romains oui parfois abusé des pilastres, qui sont le ruolz de l'architecture et qui servent à l'ostentation plutôt qu'à la construction . Mais ces édifices sont-ils donc soil si lourds, soil si irrationnels? Le peuple qui a sinon créé, du moins perfectionné à ce point le système des voûtes, qui a su donner l'éternité à des édifices bâtis en simple-- briques, ces grands architectesingénieurs qui nous uni laissé lani de monuments d'utilité publique, incomparables au poinl de vue pratique, méritent-ils d'être traités de simples décorateurs?

LA SCULPTURE

Si l'architecture romaine s'est montrée à la fois si souple et si durable, si elle a reflété avec

tant de fidélité les habitudes el 1rs aspirations du peuple-roi. la sculpture, la peinture, les arts décoratifs, ont obéi à de tout autres aspirations. Bien différente en cela de la Grèce, Rome prit de

action

le. Ab:

le, par exemp ias s'extasier d

faite de toute var au baptistère de vanl les splcndidcs ns éblouissants.

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