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DYNASTIE

midos sont à la fois les plus colossaux el les mieux construits. Elles frappent par leur ma,sse el par la beauté <le leur appareil : il n'est l'as ici-bas de spectacle plus grandiose que les trois géants de pierre qui se dressent près du Caire, à Gizèh, et

qui perpétuent à travers les sièrles le souvenir de la IVe dynastie ( 423U-3951 av. J.-C.) et les noms de Khéops, Khépliren, Mykérinos. Nous donnerons une idée- de la pyramide de Kliéops, en rappelantquc cent mille hommes y travaillèrent pendant trente ans, et qu'elle mesure encore 137 mètres de haut, sur 227 de large, quoique l'on en ;i il retiré d'innombrablcs matériaux. Pour augmenter encore l'effet, le grand Sphinx, image du dieu

soleil, se dresse devant elle, sentinelle avancée. Ce colosse, donl le nez seul mesure 2 mètres, est antérieur aux Pyramides, mais, comme l'a dit M. Maspero, l'art qui l'a conçu et exécuté était déjà un art co:nplel et maître de lui-même.

Autour des Pyramides une sorte- de pélibole délimite le domaine de la tombe royale. Ce mur ab:ïle en même temps une série de sépultures secondaires et parfois d'autres petites pyramides, comme cela se voit à Gizeh, où reposaient les momies des parents royaux. La chapelle est une construction rectangulaire, relativement basse, aux parois inclinées. De chaque côté de la porte d'entrée est représentée l'image du défunt, avec ses noms et ses litres; l'architrave porte gravée une prière adressée à Anubis, pour qu'il accorde au défunt une sépulture et lui donne part aux offrandes distribuées aux fêtes des morts et en toutes circonstances.

Les chambres des «mastabas» sont décorées, quand elles ne sont pas nues, de scènes relatives à l'histoire de l'offrande et fortement mêlées de détails propres à rehaussci le souvenir du vivant dans la pensée des pieux visiteurs. .Mais, sur la paroi est, une place est toujours réservée à la slèle, qui est l'élément essentiel de la chambre.

L'horizontalité des assises, très rigoureuse dans les temples d'époque ploléinaïque el romaine, était souvent négligée aux anciennes époques, l'irrégularité des joints disparaissant alors sous les stucs dont les murs étaient enduits; en un mot, c'était une architecture à la fois massive cl fardée, ignorante encore du parti décoratif que d'autres peuples surent tirer de l'agencement cons'.ructif.

Quant aux colonnes employées par les anciens Egyptiens, elles peuvent se ramener à deux lypes: le type géométrique, dérivant du pilier quadrangulairc et qui est parfois taillé à vingt-quatre pans (il a pour chapilcau l'abaque carré, qui lui a l'ait donner le nom de protodorique), el le type végélal. Celui-ci, visiblement inspiré par la nature, se compose de tiges liées en un faisceau très renflé à la base et couronné d'un bouton (chapilcau loti forme) ou d'une Heur épanouie de lotus (chapiteau '' campaniforme). Ces deux lypcs engendrèrent des variétés sans nombre.

Moyen Empire XP-XYIP dynastie; 1 ' empire Ihébain; xxxexvinp siècle av. J.-G.). — Les temples de celle période, caractérisée par la suprématie de la ville ,1e Thèbcs, onl disparu dans les remaniements «le l'époque suivante, ne laissant çà et là que des lambeaux de murailles encastrées dans les constructions postérieures. L'architecture civile a élé mieux partagée : Abydos et El-Kàb nous offrent encore les rote-, de fortifications pouvant remonter à la même époque. Mais c'est principalement par la tombe que nous connaissons le Moyen Empire : Daehour et Beni-Hassan, pour ne citer que ces localités, nous en fournissent les principaux exemples.

I.a pyramide est restée la forme préférée pour les sépultures royales; mais, aux belles constructions de l'Ancien Empire, en blocs de calcaire bien appareillés, succèdent des monceaux économiques do briques « rues, ornées d'un rcvèleinenl de pierres.

Nouvel Empire \ VI M- -XXXIe dynastie; IIe empire Ihébain et période saïte ; xvnr-iv° siècle av. J.-C.). — La longue domination des Pasteurs ne doit pas être considérée comme une période

d'arrêt c plct, après laquelle tout aurait été à recommencer.

A quoi donc attribuer la pénurie de monuments que l'on puisse légitimement dater de cette période ? A un phénomène bien simple : en Egypte, les monuments d'une époque sont d'autant plus rares que l'époque suivante a été plus active et féconde, car celte activité s'exerce toujours aux dépens de l'âge précédent. Les lonus règnes de la XVIII- cl de la XIX" dynastie vont précisément nous faire assister à un spectacle qui n'a pas son pareil dans l'histoire, de l'humanité'. La vallée du Nil se transforme en un immense chantier, comptant les bras par milliers. Des temples, de proportions inusitées jusqu'alors, s'élèvent et couvrent, de règne en règne, des espaces de plus en plus grands, chaque Pharaon ajoutant à l'œuvre de son prédécesseur, mais ne se Taisant aucun scrupule de raser de fond en comble, ou d'absorber dans des maçonneries énormes, les anciens monuments, dont la conservation n'était plus d'aucun intérêt dynastique; des obélisques, des statues colossales se

rhot. Ciraudon- Mik

STÈLE Ulîl'lïÉSENTANT OSiniS, IMS ET HOIIUS

LES PREMIERES CIVILISATIONS

Phot. Giraudon.

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