‹ Le musée d'artChapitre 81 sur 311 · C A T II K D 11 A L E · texte numérisé non relu

C A T II K D 11 A L E

de francs maçons. Pour atteindre à un aussi merveilleux résultat, il fallut que le roi, 1'é.vèque, la commune, le maître d'oeuvre unissent leurs efforts aux énergies, alors déboulantes, de la loi populaire; qu'ils fussent animés du même zèle ardent, du même enthousiasme. Quand une aspiration de ce genre pousse les peuples vers un idéal unique, ils accomplissent des prodiges; ils élèventles pyramides d'Égyplc ou les cathédrales de France. La construction de ces vastes édifices a donc été, au point de vue national, un rail historique de premier plan. Depuis l'expansion des ordres monastiques au xie siècle, jusqu'à la grande lutte d'émancipation sociale de la fin du xvmc siècle, aux approches de la Révolution française, on ne rencontre aucun mouvement d'idées de celle importance.

Il convient d'ajouter que, dans celle réunion de facteurs puissants, le rôle du roi de France futle plus considérable. I.a grande montée de sève de l'art gothique se trouve circonscrite entre les quatre règnes de Louis le Gros, de Louis le Jeune, de Philippe Auguste et de saint Louis. En même temps que ces quatre règnes jettenl les fondements de l'unité française el de ce sentiment désintéressé et d'essence supérieure qui s'appelle le patriotisme, en même temps que l'alliance de la l oyauté, de l'Église et des communes se scelle sur les champs de bataille, l'art, préparé par la longue évolution du haut moyen âge, trouve son éclatante et définit. ve formule.

Mais, tandis que la belle et calme ligure île saint Louis domine le vue' siècle, comme celle de Suger le xnc, au milieu, ainsi qu'un pont superbe jeté entre deux siècles, reliant un ordre de

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