‹ Le musée d'artChapitre 83 sur 311 · INTÉRIEUR · texte numérisé non relu

INTÉRIEUR

ceux d'opulents évèques, désireux de magnifier leur juridiction spirituelle, leur siège épiscopal, leur cathedra, que furent fondées, continuées ou terminées les cathédrales de Paris, de Laoh, de

Chartres, de Bourges, de Rouen, de Reims, du Mans. d'Auxerre, de Dijon, d'Amiens, de Soissons, de Cambrai, de Troyes, de Coulances, les splendides églises do Mantes, de Rraisne, de Saint -Leii-d'Lssorenl . de Monl-Noire Dame, de Moiilieren-Der, de Fécanîp, d"Eu . de Mortain,de Châlis, d'( lurscamp, les chœurs de l'abbaye aux hoinmes. à Caen,et deVézelay, le réfectoire de Saint-Martin, à Paiis. le prodigieux bâtiment

de |,i Merveille ... ail Molil-

Saint-Michel, un nombre infini de délicieuses églises rurales.

Et combien incomplète esteette

nomenclature \ C c cou -

structeur militaire, on lui devait l'enceinte de Paris, la loi teresse et la grosse tour du Loui re, les châteaux de Rouen, de Cis u s. de Poissy. de Meulan, de Montargis, de Doui dan, l'arsenal de Manies, les donjons de Bourges, d'Issoudun, etc.

Elaii merveilleux, spectacle unique dans l'histoire îles arts !

Mais ces œuvres de pierre, ces grandes cathédrales, où vibre l'âme de la France, ne sonl pas seulement grandes par le côté moral el humain; au point de vue de l'art, et spécial! ment au poinl de vue île l'art de bâtir, elles ne semblent pas moins admirables. A l'architecte, aussi bien qu'au penseur, elles offrent un champ illimité d'enseignements. Le souffle qui leur a donné la vie les a douées en même temps d'une jeunesse éternelle. Le xixe siècle, si tourmenté, si inquiet, si rénovateur, si lier de son progrès

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