CHAPITEAU DE LA NEK
substituent cinq écoles gothiques fortement unies dans leurs principes essentiels, quoique nettement diversifiées par l'individualité propre de leurs manières. Ces écoles, qui correspondent aux cinq rentres primordiaux d'expansion de l'art gothique, on les- a nommées : ce sont les Ecoles de Picardie, de Bourgogne, de
Champagne, l'Ecole ehartraine et l'Ecole parisienne. L'évolution, commencée avec l'ornement, se poursuit donc, je le répète, dans le rendu de la figure humaine, et c'est par la ligure humaine que seront particularisées, à partir du règne de Louis le Gros, les cinq grandes écoles gothiques du domaine royal.
C'est l'École ehartraine qui ouvre la marche-; c'est elle qui est la véritable initiatrice ; elle serlà la l'ois de conclusion à la phase hiératique et de point de départ au magnifique essor de la phase idéaliste. Elle est reliée, par Bourges, à l'Auvergne, à l'Aquitaine, au Languedoc; aux écoles de l'Ouest, par le Mans et Angers; à la Bourgogne et à la Champagne, par Provins et Saint-Loup-de-Naud; à Paris, par Senlis et Saint- Denis; à la Picardie, par Rouen et par Braisne. Sur ces différents points, des œuvres de même physionomie, de même famille, de même essence, indiquent clairement le lien, le processus. Toutes, elles découlent plus ou moins directement de l'influence du maître anonyme qui a sculpté les admirables