CABINET DE L'ADMINISTRATEUR
Le cabinet de M. Emile Perrin est meublé avec une rare élégance.
Tout autour de la pièce s'étendent d'admirables tapisseries mythologiques. Des groupes amoureux s'enlacent à l'ombre des arbres. Derrière eux la plaine immense, l'horizon lointain, le ciel clair. Les tons fondus et diminués des soies et des laines donnent à ces tableaux au point un charme languissant d'une
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douceur inexprimable, et produisent des effets que le pinceau n'aurait pas cherchés. Dans ce milieu, on pense au cabinet de Moliôrc oti l'auteur bilieux d'Elomire hippocondre regardait
d'un œil jaloux :
Cet miroirs, ces tableaux, cette tapiaseri* Qui seule épuise l'art de la savonnerie.
Pas de tableaux, naturellement, si ce n'est deux médaillons formant dessus de porte, où Lehman a peint en grisaille Molière et Corneille. La décoration de ce cabinet se complète par deux splendides terres cuites. L'une est un buste de M"" Clairon; — auteur inconnu. L'autre est un buste de Lekain, sans signature, que M"" Damas a généreusement offert à la Comédie-Française.
N'oublions pas de mentionner une statuette de Pierre Corneille par Caffieri, donnée au Théâtre-Français par la Société des amis des arts de Seine-et-Oise, et enfin une réduction de la statue de Molière, qui décore la fontaine de la rue de Richelieu.