CRAC
Monsieur de Crac.
On sait que M. de Crac est l'incarnation même de ces récits de chasse fantastiques, de ces hâbleries, de ces craques en un mot, dont on est convenu d'attribuer la spécialité aux naturels des bords de la Garonne.
Le nom et le substantif sont liés à ce point que Littré n'a pu décider lequel des deux a donné naissance à l'autre.
Le baron de Crac a été mis à la scène par Collin d'Harleville dans une comédie en un acte, en vers, intitulée : M. de Crac dans son petit cas tel, jouée par les comédiens français le 4 mars 1791.
Nous ne lui connaissons guère d'autre antécédent littéraire, si l'on en excepte quelques grossières productions de l'imagerie populaire. Nous citerons parmi ces dernières, une Patente de menteur, pièce facétieuse de la fin du xviii'' siècle, dont le frontispice représente M. Sans-Vérité disputant à M. de Crac le passage aux bords de la Garonne, Cette pièce a été reproduite dans un recueil de Douze facéties publiées chez Gay et Douce, à Bruxelles, en 1881.
La plupart des aventures incroyables mises sur le compte de M. de Crac ont été empruntées à une fan-