CRIME — CRITIQUE
car tous deux s*en sont vantés, n'a donc pu dire à Bonaparte : « La mort du duc d'Enghien est plus qu'un crime, c'est une faute. » On ne se défie pas assez de ces sentences, toujours faites après coup, et que jettent à la crédulité de la foule les charlatans politiques. {Histoire des deux Restaurations, tome I*', 1858, p. 92.)
Dans son étude sur M. de Talleyrand, écrite en 1869, Sainte-Beuve nous fournit un renseignement plus précis :
On a attribué ce mot à Fouché, et il lui ressemble en effet. Ces mots historiques voyagent jusqu'à ce qu'ils aient trouvé, pour les endosser, le nom auquel ils conviennent le mieux. On m'assure que le mot a été dit en réalité par Boulay (de la Meurthe). Dudon, qui était alors auditeur au Conseil d'État, certifiait l'avoir entendu de sa bouche.
(Ëdit. M. Lévy, p. 79, note.)
« Le crime fait la honte, et non pas Tèchafaud. »
Thomas Corneille. Le Comte d'Essex (1678) ; acte IV, scène m, rôle du comte d'Essex.
Il semble que Thomas Corneille ait emprunté l'idée de ce vers à saint Augustin (354-430), qui écrivait dans la lettre 204, § 4 :
...Cum martyrem non faciat pœna, sed causa.
« La critique est aisée et Tart est difficile »
Destouches. Le Glorieux, comédie en cinq actes (1732) ; acte II, scène v, rôle de Philinte.