CUISINIER — CUIVRE
Une observation analogue à celle de Brillât-Savarin avait été faite par Vauvenargues. Il écrivait dans ses Paradoxes mêlés de Réflexions, etc. (livre III, vi) :
Il ne faut pas beaucoup de réflexion pour faire cuire un poulet ; et cependant nous voyons des bommes qui sont toute leur vie mauvais rôtisseurs. Tant il est nécessaire dans tous les métiers d*y être appelé par un instinct particulier, et comme indépendant de la raison.
{Introduction à la connaissance de l'esprit humainy 1746, p. 355.)
Parmi les sentences de ce genre qui se trouvent au début de l'ouvrage de Brillât-Savarin, nous rappellerons encore les suivantes, également très connues :
IV. Dis-moi ce que tu manges ; je te dirai ce que tu es. XX. Convier quelqu'un, c'est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu'il est sous notre toit.