DIEU — DIMANCHE
ieurs (1769) ; vers 22. Le Traité des trois imposteurs avait paru en 1768, sans nom d'auteur ; « très mauvais ouvrage, écrivait Voltaire, plein d'un athéisme grossier ».
Voltaire rappelle que les plus grands hommes ont tous adoré un être supérieur :
Si les cieux, dépouillés de son empreinte auguste, Pouvaient jamais cesser de le manifester, Si Dieu n'existait pas, il faudrait Tinventer.
Au plus fort de la Terreur, Robespierre reprit à son compte la formule créée par Voltaire.
Prenant la défense de la liberté des cultes, à la séance des Jacobins du 1*' frimaire an II (21 novembre 1793), il prononça ces paroles qu'on ne s'attend peut-être pas à rencontrer dans la bouche d'un tel homme :
Celui qui veut les empêcher (les prêtres de dire la messe) est plus fanatique que celui qui dit la messe...
L'athéisme est aristocratique; l'idée d'un grand être, qui veille sur l'innocence opprimée, et qui punit le crime triomphcuit, est toute populaire... Si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer.
(Moniteur universel du 6 frimaire, p. 266, col. 2.)