‹ Le musée de la conversation: répertoire de citations françaises, dictons modernes, curiositésChapitre 235 sur 434 · DOIGT — DOMINIQUE · texte numérisé non relu

DOIGT — DOMINIQUE

avaient marqué cette expédition, on n'avait perdu que 7 tués et 60 blessés, tandis que 1 200 ennemis avaient été mis hors de combat. (Moniteur du 23 décembre.)

L'étrange dépêche de Beurnonville fit la joie des Parisiens et fut saluée par ce couplet :

Quand d'ennemis tués on compte plus de mille, Nous ne perdons qu'un doigt, encor le plus petit !

Holà I monsieur de Beurnonville,

Le petit doigt n'a pas tout dit.

{Biogr. Michaud.)

DOUNIQUE.

c Ailes voir Dominique! »

Tel est le titre d'une comédie en un acte de Joseph Pain, représentée au Vaudeville le 28 septembre 1801.

A la scène viii, le médecin Diétis, consulté par le célèbre arlequin Dominique sur une invincible mélancolie, lui donne ce conseil, sans se douter qu'il s'adresse à l'artiste lui-même : t Allez voir Dominique. »

— Je suis le seul, répond le malheureux mime, qui ne puisse pas profiter de T ordonnance.

Bien que cette formule ne soit pas réellement popu* laire, nous avons tenu à l'enregistrer, parce qu'elle peint, avec une bien poignante ironie, le contraste, hélas î si fréquent, entre la gai té de commande de ceux qui ont pour métier de faire rire et la tristesse qu'ils ont dans le cœur.

Le personnage que Joseph Pain a mis à la scène dans la comédie qui porte ce titre, ne peut être que Pierre François Biancolelli, dit Dominique IP (1680-1734),

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