‹ Le musée de la conversation: répertoire de citations françaises, dictons modernes, curiositésChapitre 260 sur 434 · EMPEREUR — EMPIRE · texte numérisé non relu

EMPEREUR — EMPIRE

seigneur, et vous pleurez I Mais il pleure de si bonne grâce qu'il y aurait de Thumeur à le trouver mauvais.

£MPIRE.

« Li^mpire est fait. »

Ce mot de M. Thiers, dont l'effet fut si retentissant, et qu'on a si souvent rappelé, fut dit au commencement de Tannée 1851 ; ce n'est que près de deux ans plus tard qu'il devait être pleinement justifié.

Le 10 janvier, le jour même où le Moniteur enregistrait, avec un remaniement du ministère, la révocation du général Changarnier, commandant supérieur des gardes nationales et commandant en chef de l'armée de Paris, M. de Rémusat interpellait les ministres, demandant que dans le cas où ils refuseraient de s'expliquer, l'Assemblée se retirât immédiatement dans ses bureaux pour nommer une commission chargée de prendre « toutes les mesures que les circonstances peuvent commander •.

A la suite des explications un peu confuses de M. Baroche, ministre de l'intérieur, l'urgence fut votée à une grande majorité, puis le renvoi immédiat dans les bureaux.

La discussion du projet de résolution préparé par la •commission ne tint peis moins de quatre, séances, du 15 au 18 janvier.

Le 17, M. Thiers finissait ainsi son discours :

Il n'y a que deux pouvoirs aujourd'hui dans l'Etat, le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif.

Si l'Assemblée cède aujourd'hui, il n'y en a plus qu'un... Et qu£md il n'y en aura plus qu'un, la forme du gouvernement sera changée ; le mot, le titre viendront... quand

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