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ÉTOILE — ÉTRANGER

avant que Victor Hugo commençât à écrire son drame (4 juillet). Le sujet est presque le même dans les deux pièces.

Il y a en particulier, dans le drame anglais, une scène où un certain Claude Melnotte, destiné par le chevalier de Beauséant à jouer près de Théroïne le même rôle •que Ruy Blas près de la reine, compare celle qu'il aime à une étoile (acte P', scène m).

Il est bien possible que Victor Hugo se soit inspiré -de ce passage, ce qui n'enlèverait rien, d'ailleurs, à la valeur de son drame.

:étran6er.

« Ne parlons Jamais de Tétranger, mais que Ton comprenne que nous y pensons toujours. »

A la fin d'un banquet que lui offrirent les républi- •cains de Saint-Quentin, le 16 novembre 1871, Gambetta prononçait un discours dans lequel on remarqua particulièrement cette pensée empreinte d'un sentiment de patriotisme très élevé.

L'orateur affirmait qu'avec un peuple tel que le nôtre on ne doit jamais désespérer, mais qu'il ne faut prononcer aucune parole téméraire, peu convenable à la dignité du vaincu : « Car il y a aussi, disait-il, une di- ^ité du vaincu, quand il est tombé victime de son sort et de sa propre faute. Soyons gardiens de cette dignité, et ne parlons jamais de l'étranger, mais que Ton comprenne que nous y pensons toujours. »

(La République française du 18 novembre 1871, p. 1, col. 3.)

Le discours de Gambetta, fréquemment interrompu

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