ÉTUDE
Les « chères études » de M. Thieirs.
On a souvent plaisanté M. Thiers sur ses « chères études » auxquelles Tavait arraché la vie publique, dont il parlait volontiers quand sa haute situation semblait menacée, et auxquelles fut finalement rendu, le 24 mai 1873, celui que la Paine du lendemain (26 mai) appelait le sinistre vieillard.
Dans le discours qu'il prononça à la Chambre le 29 novembre 1872, en réponse au rapport de M. Batbie, qui lui reprochait d'oublier la neutralité imposée par le pacte de Bordeaux, réclamait contre le radicalisme la formation d'un « gouvernement de combat », et indiquait comme remède à la situation de rendre plus difficile l'intervention du chef de l'Etat dans les discussions de l'Assemblée, M. Thiers se déclarait prêt à descendre du pouvoir, et ajoutait : « Si vous me renvoyiez au repos, ù la retraite, aux nobles études auxquelles j'ai consacré la fin de ma vie, je ne pourrais que m'en réjouir ; mais une expression de défiance détournée, permettez-moi de ne pas m'y résigner. »
Le président de la République finissait sur ces mots : « Je jure devant vous, devant Dieu, que j'ai servi deux ans mon pays avec un dévouement sans bornes. »
[Journal officiel du 30 novembre, p. 7411, col. 2.)