‹ Le musée de la conversation: répertoire de citations françaises, dictons modernes, curiositésChapitre 291 sur 434 · EUSTACHE — ÉVEILLER · texte numérisé non relu

EUSTACHE — ÉVEILLER

Cette dénomination était très populaire au siècle dernier, comme on peut en juger par ce dialogue tiré d'une comédie de Dorvigny : Les battus paient l'amende, qui fut jouée pour la première fois aux Variétés en 1779:

suzoN. — J'y ai t'oublie mon petit couteau que vous m'aviez donné, ou ce que j'en ai ben du chagrin, allez.

JANOT. — Comment ! SVustache Dubois que je vous avais iait présent?

(Scène v.)

On disait donc un Eustache Dubois.

On s'est déshabitué peu à peu à prononcer le second de ces deux noms, et l'on a dit simplement un Eustache.

Ce qu'on croira difficilement, c'est que la prononciation de Janot était celle recommandée autrefois par les dictionnaires.

Puretière et Richelet n'hésitent pas à écrire : Eustache, prononcez ustache.

tVEILLER.

On s^éveille, on se lève, on s^haJiille et Ton sort;

On rentre, on dîne, on soupe, on se couche et Ton dort

L'Harmonie imitative de la langue française, poème en quatre chants, par M. de Piis (1" éd., 1785) : chant I*', vers 143-144.

L'auteur donne ce distique comme un exemple de la concision qui caractérise notre langue :

Par un seul mot on hait ; par un seul mot on aime... Souvent l'idée a l'air de devancer les signes, Tant on peut énoncer de choses dans deux lignes.

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