EXPLOITATION — FABLE
à celles qui traitent encore les femmes comme des mineurs, qui les font désirer pour leurs dots et non pour leurs vertus, etc.
(Œuvres de Saint-Simon et d'Enfantin, t. XXV, 1872, p. 109, note.)
En 1840, au banquet du XIP arrondissement, manifestation en faveur de la réforme électorale, le banquier Goudchaux proclamait « la nécessité de régénérer le travail, soumis aujourd'hui à l'exploitation de l'homme par l'homme ». (Thureau-Dangin, Histoire de la Monarchie de Juillet^ t. IV, p. 182.)
Le 16 avril 1848, les corporations arboraient des bannières avec cette inscription : Abolition de Vexploitation de l'homme par l'homme. (Annuaire historique, p. 162.)
Peut-être va-t-on nous reprocher de traiter avec trop peu de respect une formule qui, après tout, a sa valeur, et qui, alors qu^elle était encore dans sa fraîcheur et n'était pas tombée au rang de vieux cliché, a excité l'admiration d'hommes dont le jugement n'est pas à dédaigner.
Henri Heine disait, dans la préface de ses ReisebUder (Tableaux de voyage), datée de 1834 (p. 4) :
La belle formule que nous devons, ainsi que beaucoup d'excellentes choses, aux saint-simoniens, V exploitation de Vhomme par rhomme, nous conduit bien par delà toutes les déclamations sur les privilèges de la naissance.