FRANÇAIS — FRANCE
et chantëe devant les aides-de-camp de Tempereur Alexandre.
Premier couplet (sur Tair : J'ons un curé patriote).
J'aime qu'un Russe soit Russe, Et qu'un Anglais soit Anglais.
Si Ton est Prussien en Prusse, En France, soyons Français. Lorsqu'ici nos cœurs émus Comptent des Français de plus,
Mes amis, mes amis, Soyons de notre pays, Oui, soyons de notre pays.
(Ed. de 1821, t. I, p. 119.)
PRANCE.
« La France s'ennuie. »
On a souveni rappelé ce mot de Lamartine.
Il le prononça à la Chambre des députés, le 10 janvier 1839, dans son discours sur la discussion de l'Adresse, en réponse à M. Thiers.
L'orateur, déplorant l'absence d'une majorité, aussi bien à la Chambre que parmi les électeurs, attribuait la cause de ce malaise aux ministres et plus encore au gouvernement de Juillet, auquel manquait toute grande idée directrice depuis son origine :
1830, disait-il, n'a pas su se créer son action et trouver son idée. Vous avez laissé manquer le pays d'action. Il ne faut pas se figurer, messieurs, que, parce que nous sommes fatigués des grands mouvements qui ont remué le siècle et nous, tout le monde est fatigué comme nous et craint le moindre mouvement. Les générations qui grandissent derrière nous ne sont pas lasses, elles ; elles veulent agir et se fatiguer à leur tour : quelle action leur