GARDE — GARDIEN
diers dans ce combat meurtrier, les engageaient à se rendre. Elle ajoutait :
Le général de Cambronne a répondu à ce message : La garde meurt et ne se rend pas. La garde impériale et le général de Cambronne n'existent plus.
Ce n'était pas entièrement exact. La garde avait, hélas ! été presque anéantie, mais le général survécut à ses blessures, ce qui lui permit de renier à diverses reprises les paroles qu'on s'obstinait à mettre à son actif.
Il résulte des innombrables documents qui ont été produits que la phrase de Cambronne aurait pour auteur le colonel Michel, dont la famille en revendiqua pour lui la paternité lorsqu'il fut question d'élever à Nantes une statue au général de Cambronne (décédé le 29 janvier 1842).
Ceux qui voudront prendre une connaissance approfondie du dossier relatif au mot qui nous occupe, pourront consulter les ouvrages suivants :
L'Esprit dans V histoire, d'Ed. Fournier, 5* éd., p. 412 ; les Fleurs historiques de P. Larousse, 1888, p. 440 ; et V Intermédiaire des chercheurs du 25 mai 1888, col. 312, et du 10 janvier 1893, col. 20.