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GARDE

Et la garde qui veille aux barrières du Louvre N'en défend point nos rois.

Malherbe. Stances à M. Du Périer sur la mort de sa fille (avant-dernière stance).

Ces vers, que de mauvais plaisants ont appliqués dans un sens sur lequel le bon goût nous défend d'insister, sont relatifs à la mort. L'auteur a dit, quelques vers plus haut :

Ijx mort a des rigueurs à nulle autre pareilles...

« La garde meurt et ne se rend pas. »

Mot fameux qu'on a attribué à tort au général de Cambronne, et auquel on a substitué plus tard un autre mot infiniment plus concis, plus énergique, et, d'après les derniers documents produits, d'une authenticité tout aussi contestable. (Voy. les Misérables de V. Hugo, 2® partie, livre I, chap. xiv.)

M. le colonel de La Combe, dans son livre sur Chartel, sa vie, ses lettres (p. 13), prétend avoir de sérieuses raisons pour croire que la phrase a été inventée par Charlet, qui en a fait le sujet de son Grenadier de Waterloo. Il est regrettable qu'il ne nous ait pas fait connaître ses raisons.

Ce qui paraît certain, c'est que la légende en question fut mise en circulation par le Journal général de France du samedi 24 juin 1815, six jours après le terrible drame de Mont-Saint-Jean.

Cette feuille annonçait en première page que les généraux anglais, admirant la bravoure de nos grena-

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