‹ Le musée de la conversation: répertoire de citations françaises, dictons modernes, curiositésChapitre 374 sur 434 · GUÉRIR · texte numérisé non relu

GUÉRIR

ses Œuvres complètes en 1840, écrivait dans son Introduction (p. 296) :

Le trait le plus saillant de son caractère était une profonde piété... A cette foi ardente... il joignait une charité sincère pour les malades confiés à ses soins ; jamais il ne lui serait échappé de dire à un malade, comme Font imaginé quelques-uns : Je Vai pansé, Dieu te guérisse! Mais après le pansement, il veillait avec soin à tout ce qui pouvait favoriser la cure ; et, après le succès obtenu, il disait modestement : Dieu le guarit.

On trouve un mot tout semblable dans la Chirurgie de Maître Henri de Mondeville, ouvrage composé de 1306 à 1320, traduit par E. Nicaise (Paris, Alcan, 1893).

On lit dans le deuxième traité, doctrine I", chap. i", 1" partie : De l'extraction du trait, p. 230 :

Le vulgaire dit : Maître Henri est un homme sans miséricorde pour n'avoir pas extrait ce dard ; s'il l'avait extrait, le malade aurait guéri. Mais si j'avais fait l'extraction et qu'il eût vécu, je n'eusse rien gagné, si ce n'est qu'on aurait dit : Maître Henri lui a extrait le dard et il est guéri ; il a extrait et Dieu a guéri.

« Prenez-en, pendant qu^elle guérit encore. »

D'après les Souvenirs de M. le duc de Lévis (chap. sur Les Médecins), Bouvart, un des plus célèbres médecins de Paris vers le milieu du xviii° siècle, avec Tronchin, Lorry et Bordeu, est l'auteur de ce mot si plaisant, critique toujours juste des remèdes à la mode.

Il fut un temps, écrit M. de Lévis, où l'écorce de l'omie pyramidal étoit en grande réputation ; on la prenoit en poudre, en décoction, en élixir, môme en bains : elle étoit bonne pour les nerfs, la poitrine, l'estomac ; que sais-je ?

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