GUÉRIR — GUERRE
c*étoit une véritable panacée. Au plus fort de la vogue, une de ses malades demandoit à Bouvard si elle ne feroit pas bien d'en prendre : « Prenez, Madame, répondit-il, et dépêchez-vous pendant qu'elle guérit. » (Paris, 1815, p. 240.)
Le président Bouhier (1673-1746) a rapporté, dans son Recueil (manuscrit) de particularités, bons mots, etc., une réponse qui pourrait avoir inspiré celle du médecin Bouvart.
M. de Novion, premier président au Parlement de Paris, se sentant gravement malade, hésitait à consulter le médecin Helvétius qui, récemment arrivé de Hollande, passait pour un empirique :
Monsieur, lui dit un de ses parents, si vous voulez le prendre, je vous conseille de vous dépêcher. Car j'ai toujours ouï dire que ces sortes de gens n'ont qu'un temps.
(Bibl. nat. Ms. Fr. 25645, p. 13.)