HÉLÈNE
L'histoire d'Hélène.
Il s'agit d'une plaisanterie due au chevalier de Boufflers, que Grimm n'a pas dédaigné de faire figurer dans*^ sa Correspondance littéraire (juillet 1770) :
L. n. n. e. o, p. y. l. i. a. t. t. l.i. a. m. e. l. i. a. e. t. m. e. l. i. a. r. i. t. L i. a. v. q. l. i, e, d. c. d. a. g. a, c. Km c.
Nous croyons inutile de donner la traduction de ce rébus. Si nous le reproduisons ici, c'est surtout à cause de l'intéressante réflexion dont Grimm le fait suivre :
Je dis que cette facétie est bonne à conserver, parce qu'elle fait prouver une chose dont l'auteur ne se doutait point, la surdité et la cacophonie inhérentes à la langue française. Je défie qu'on fasse une pareille plaisanterie en italien ; aussi est-il plus difficile d'être harmonieux, élégant, gracieux, en un mot écrivain séduisant en français que dans aucune autre langue, et l'Hélène de M. le Ch... de B... peut nous apprendre le cas qu'il faut faire d'un Voltaire.
Selon Grimm, le chevalier aurait composé ce rébus au séminaire de Saint-Sulpice, à la même époque que son conte : Aline, Reine de Golconde, alors qu'il se préparait à l'épiscopat (1761).