HYDRE — HYPOCRISIE
Plus tard, ce fut le tour de V hydre de l'anarchie d'être terrassée, écrasée, Tïiuselée, etc.
Louis Desnoyers, dans la Caricature (11 avril 1833), et Alphonse Karr, dans les Guêpes (oct. 1842, p. 71), se sont égayés de cette ridicule métaphore.
Nous pouvons en citer un exemple assez amusant, emprunté à un discours adressé au roi Louis-Philippe à l'occasion de sa fête, par une délégation des décorés de Juillet, le 30 avril 1833.
Nous y relevons ces phrases marquées au coin de la plus suave éloquence :
Ces vérités nous portent à supplier Votre Majesté d'employer toute la puissance des lois pour terrasser cette hydre anarchique dont les têtes hideuses sont les iniages parfaites de ces hommes qui, sous différentes dénominations de partis, alarment et affligent les bons citoyens...
Il est temps, Sire, que, sous Tégide de la Charte, il n'y ait plus en France d'autre parti que celui de Louis-Philippe.
(A la reine,) — vous. Madame et auguste Reine I digne objet des hommages de la France, dont vous êtes le plus bel ornement ! la nature, pour vous former, épuisa ses trésors... (Moniteur du f mai, 1'® page.)
C'est du Monnier tout pur !
Il faut relire de tels documents pour bien saisir la vérité du type de M. Prudhomme, qui s'épanouissait alors dans tout l'éclat de sa pompeuse niaiserie.