‹ Le musée de la conversation: répertoire de citations françaises, dictons modernes, curiositésChapitre 434 sur 434 · JUSTE — JUSTICE · texte numérisé non relu

JUSTE — JUSTICE

dans le Charivari du 20 avril 1852, nous lisons une lettre de Pied-de-Loup, chef d'institution, proposant de stupides projets d'embellissements pour le Bois de Boulogne. (Article de Clément Caraguel.)

« Laissez passer la Justice du roi! »

Les historiens qui font mention de cette formule, sont d'accord pour en faire remonter l'origine au règne de Charles VI (1380-1422). Voici à quelles circonstances on l'a rattachée :

Le 1*' mars 1382, le peuple de Paris, se refusant à payer une taxe nouvelle sur les victuailles, se mutina. Les émeutiers pillèrent l'Hôtel de ville, s'emparèrent de maillets de plomb (d'où ils furent appelés vuiiUotins), et enfoncèrent les portes de la prison du Grand-Châtelet. Les coupables furent châtiés, mais pour éviter le mécontentement produit par des exécutions publiques trop nombreuses, on résolut de les tenir secrètes.

M. C. Dareste, dans son Histoire de France (t. IL p. 552), ajoute ce détail dont il néglige d'indiquer la source :

On jetait les condamnés à la rivière pendant la nuit, dans des sacs sur lesquels étaient écrits ces mots : Laissez passer la jtistice du roi.

Dans l'Art de vérifier les dates (3* éd., t. I, 1733, p. 604) nous trouvons la même particularité rapportée à propos du chevalier de Bois-Bourdon (ou Bourrodon, ou Bosredon), maître d'hôtel de la reine, qui, accusé

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