ASSASSIN
« Que messieurs les assassins commencent. »
Ce mot d'Alphonse Karr, à propos de la peine de mort, est resté célèbre. Voici ce qu'il en dit dans la préface de sa brochure : Messieurs les assassins, qui parut en 1885, et qui n'est qu'une réimpression de celle intitulée : Sur la peine de mort, réponse à Louis Jour dan, 1864, in-8'* :
De tout ce que j*ai écrit, romans, pièces de théâtre, histoire, critique, fantaisie, vers et prose, etc., si j'ai cette rare et heureuse chance que quelque chose me survive, ce sera deux petites phrases — composant trois lignes à elles deux, bagage bien léger... L'une est le résumé de mes études politiques — de ce que j'ai lu et de ce que j'ai vu — je l'ai écrite en 1848 :
« Plus ça change, plus c'est la même chose. »
L'autre est plus ancienne ; — on la trouverait dans les Guêpes de 1840 :
c( Abolissons la peine de mort, mais que messieurs les assassins commencent. »
Le mot de M. Karr ne figure pas dans les Gvépes de 1840, mais on trouve dans la suite de ce recueil, à la date du 31 janvier 1849, le passage suivant, à propos de la suppression de la peine de mort :
On a voulu assurer aux Français en toute situation la sécurité de n'avoir à répondre qu'aux lois du pays, —