‹ Le Musée de ToulouseChapitre 15 sur 19 · I. Description de i835 : n · texte numérisé non relu

I. Description de i835 : n

\h-:rges ht pieta. 37

manque contenait sans aucun doute Timage de la lune, actuellement perdue.

La \'ier;^e. très élancée et d'une taille supérieure à celle de son lils et des assistants, est assise la tète penchée et supporte sur ses i^enoux écartés, de ses mains disposées comme celles d()nt nous avons déjà parlé, un Christ si semblable au premier qu'ils paraissent tous deux de la même école avec leur torse de face tout bo.ssué de cotes, leurs pieds qui se touchent, et leurs jambes de protil semblablement courtes et déformées.

Les saints ont un caractère beaucoup plu'^ particulier. Celui qui assiste l'homme, saint Jean peut-être, regarde .lésus en couchant son visage très incliné sur sa main droite qui serre convulsivement son poing gauche, tandis que la sainte, que rien ne personnitie, se raidit et penche la tète en levant vers le ciel ses bras ouverts et demi-tendus.

Cette belle sculpture, que le temps a comme saupoudrée de rouille et d"or pâle, conserve de nombreux vestiges de sa pohchromie primitive. L'écusson du mari, posé en pal devant lui, est de gueules à l'enclume de sable. La robe de la ^'ierge garde, dans le creux de ses plis, les traces d'un bleu très foncé; son manteau, celles d'un ton rougeàtre noirci par les années que l'on retrouve plus doré sur les ajustements des saints; ceux des donateurs, des restes d'un noir très usé couché sur des dessous bruns.

Comme la bourgeoisie a\ait adopté, durant le L|uator/ième siècle, la cape fendue latéralement, dont les deux hommes sont vêtus, que la huve et le manteau des fenunes étaient en usage à la même époque et que les manches collantes qui recouvrent en partie les mains de la seconde d'entre elles se portaient plus particulièrement vers iSqS. il nous semble pouvoir donner comme date à ces bas-reliets la lin du quatorzième siècle ou le commencement du quinzième, en faisant toutefois bien remarquer que nous n'en sommes nullement sur.

Il nous reste des fragments nombreux et parfois magnifiques d'une mise au tombeau assez différente de ce que nous avons vu jusqu'ici. Elle ornait probablement amrefois un des autels de la cathédrale Saint- Etienne. Nous n'a\-ons sur elle, en admettant qu'ils s'y rapportent, que les vagues renseignements donnes par Dumége dans son Catalogue de iS35', et nous nous demandons comment il peut se faire qu'aucun

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