ARTUS QUELL1N LE JEUNE
Saint Jérôme.
P. Rubens est représenté par
Pietro Fiamingo (?), — Un pape.
du XVIIe siècle ; la belle étude de J. Jordaens, Deux têtes d’hommes, est assurément l’une des meilleures acquisitions des Amis du Musée; P.
une puissante esquisse du tableau de la Flagellation de l’église Saint-Paul à Anvers, par un Portrait de femme du début de la carrière du maître (vers 1610) et par l’esquisse de la Chasse du sanglier de Calydon, dont le tableau est au musée du Prado. Les deux panneaux de Hieronymus Bosch, le Portement de croix et le Saint Jérome sont des morceaux de choix d’une absolue authenticité. Une Vierge et Enfant de la fin du XVe siècle (École flamande), une Famille de sainte Anne de la même époque par un maître gantois. Une Vierge debout à l'Enfant inspirée d’Hugo van der Goes, provenant probablement de
l’abbaye de Baudeloo et peinte à Gand, un Proverbe de Salomon, seule œuvre connue du peintre gantois Benjamin Sammelinck (1550? — après 1604) sont des œuvres de qualité artistique secondaire, mais précieuses (à raison de leur origine gantoise) pour le Musée de Gand.
A l’école hollandaise de la fin du XVe et du début du XVIe siècle appartiennent la belle Descente de croix de Cornelis Engelbrechtsz et le Calvaire, œuvre délicieuse de Jacob Cornelisz Buvs. dit Jacob van Amsterdam. Signalons encore un bon Pourbus, Jeune fille, œuvre signée et datée 1581.
Le XVIIe siècle est brillamment îeprésenté parmi les achats des Amis du Musée : outre les Rubens et le Jordaens déjà cités, il est permis d’insister sur le Repas frugal de l’école espagnole, devant lequel on a prononcé le nom de Velasquez; le Butin de chasse et Butords et canards poursuivis par des chiens, par Johannes Fyt, des portraits de Ravestein, de Nicolas Maes, de Thomas de Keyser ; un Portrait inachevé de jeune femme attribué par les uns à Carel Fabritius, élève de Rembrandt, par un autre à J. de Bray; Jupiter et Antiope (original ou copie du temps) d’Antoine van Dyck ; La résurrection du Christ, esquisse poussée de J. Jordaens; Fleurs et fruits, œuvre charmante, délicate et caractéristique de Cornelis de Heem ; une savoureuse Nature morte par Pieter de Ring; un Temps calme, bonne marine signée du peintre réputé W. Vandevelde; un Chien capturant un marcassin, par le bon peintre animalier Frans Snyders; le grave Portrait de Pierre Camus, évêque de Belley, puis d’Arras, par Philippe de Champaigne, daté 1643 ; le Portrait du prince de Condé (?) attribué à Robert Nanteuil ; un délicieux Intérieur d'église, par Emmanuel De Witte.
A côté de la Jeune fille endormie de Joshua Reynolds, du Portrait de jeune dame de W Hogarth, de Porcs et gardien, œuvre d’une belle harmonie de gris due à George Morland, l’école anglaise est brillamment représentée par l’admirable Portrait d' Alexandre Edgar par sir Henry Raeburn, le plus grand portraitiste écossais.
Parmi les œuvres du XIXe siècle, François Daubigny est représenté par l’esquisse suggestive, remarquable de verve et de justesse de ton : Le bassin de Neptune à Versailles ; le Fou assassin de L. Géricault est une des sept études que fit l’artiste dans l’hôspice de la Salpétrière ; deux œuvres de Gustave Courbet : une Tête d'homme et Les roches de la Loue ; une Sainte Famille de J. Fr. Millet ; les Amateurs d'estampes d’Henri Daumier ; un important Portrait de famille par Ed. Agneessens ; une Tête d'homme de Louis Dubois ; la Meuse à Anseremme, une des meilleures œuvres d Hippolyte Boulanger ; le Bénédicité de Charles de Groux, précieuse acquisition des Amis du Musée, est la première Joshua Reynolds — Jeune femme endormie.