LA RENAISSANCE ITALIENNE
Quand il aura traversé tous les salons du rez-de-chaussée où tant de belles choses l’arrêteront au passage, le visiteur sera accueilli, au bas de l’escalier à double révolution qu’illumine de son rayonnement de fête la fresque de Tiepolo, par le buste d’un amiral de la Sérénissime, dans la manière grave et forte d’Alessandro Vittoria... Les degrés franchis, un balcon surplombant la grande galerie le conduira au seuil du musée des sculpteurs italiens.
Je revois encore dans le désordre de leur lent aménagement ces salles, si longtemps interdites, où Courajod avait obtenu l’autorisation de m’introduire. Ce n’est qu’après la mort de son mari que Mme André en entreprit l’installation ; par une série de retouches successives, elle avait fait de cette partie de son hôtel un modèle vraiment parfait de inusée intime annexé à une demeure patri-
Cliché J.-E. Bulloz.