‹ Le musée pittoresque du voyage du TsarChapitre 41 sur 99 · LES NATIONS PROSTITUÉES · texte numérisé non relu

LES NATIONS PROSTITUÉES

NAPOLEON : „Ma grande nation?"

[Abraham Prikkile, de Rotterdam, octobre.)

Qu'un journal à caricatures se soit amusé à représenter Napoléon Ier trompé par la France, après avoir été trompé par ses épouses, cela était tout indiqué ; mais le journal hollandais dont nous reproduisons ici les imagos injurieuses, au plus haut degré par leurs légendes principalement, d'abord parce qu'on leur a donné un qualificatif général français, ensuite parce qu'on s'est servi, à ce propos, de termes absolument bas et méprisants, a véritablement poussé les choses à l'extrême. Ni le Fischietto, ni VAsinp, ni le Nebelspalter, ni le Borsszem Janks, nLmômc les Lustiqe Blaetter dont le numéro contenant l'image la fin du bacchanale été saisi dans les kiosques — on se demande, pourquoi alors que toutes les insultes graphiques venant d'Italie et autres lieux s'étaient depuis des semaines impunément étalées — n'avaient été aussi loin.

Les deux compositions ici reproduite, à titre do document pourront mieux que toutes les dissertations, nous fixer nous-mêmes et renseigner de façon précise la postérité sur les véritables sentiments de l'Europe à notre égard.

LES CARICATURES ETRANGERES

Ah ! ah ! définitivement parti ! Et qu'avcz-vous reçu de lui? — Rien ! 11 a demandé, au contraire, à m'emprunter de l'argent.

(Abraham Prikkie, octobre)

Que l'Allemagne, que l'Italie, que l'Autriche môme, c'est-à-d>re les pays de la Tr pic AlHancc s livrent à de pareils écarts de crayon, cela aurait encore une raison d ôlre ;

7n ^«Ttaoues venant d'un pays neutre, comme la Hollande, qui na aucun Z^a^^C^^^ inexplicables et prêtent par cela môme a

l°0u" dlabK^Te sommes plus sous Louis XIV ni sous la grande République : pe?^ parmi nos . politiciens 'n'est disposé à chercher noise au royaume des Pays-Bas,

OuTdi!XnUes?Hollandais si un journal à caricalures français se permettait de traiter parSenSttre nede Hollande. Qu'on s'amuse aux dépens d'un souveran, qu. hu-môme S. cela ne porte pas à conséquence, mais, ici, c'est toute «ne nation q« on insulte.

l'idéal russe a paris

Marianne-France. — Tsar! —0 doux tyran.— Amour, argent, je t'ai tout donné. Prends encore ce berceau, je t'en prie, dans lequel j'ai mis mon cœur. — Oh! pourquoi nepuis-je pas être la nourrice de ton héritier ?

{Nebelspalter, de Zurich, 5 septembre.)

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