‹ Le Musée rétrospectif de la photographie à l'Exposition universelle de 1900Chapitre 12 sur 19 · M. GABRIEL LIPPMANN · texte numérisé non relu

M. GABRIEL LIPPMANN

dans son Laboratoire de la Sorboiine.

Karl Klic,en 1881, apporta une heureuse modification aux procédés ci-dessus en transportant, sur la plaque de cuivre grainée, une épieuve au charbon.

Swan avait, de son côté, suggéré cette idée qui remplaçait Timpression directe sur une couche de gélatine l)ichromatée étendue sur la plaque.

L'épreuve au charbon permet de réaliser des contrastes mieux mar(piés.

L'électro-phototypie a été surtout l'œuvre de Paul Pretsch (1855). La maison Goupil, sous la direction de M. Rousselon, a fait avec un très grand succès une application de cette méthode que M. Manzi remplaça ensuite, dans les ateliers d'Asnières, parle procédé Klic (pii vient d'èire mentionné.

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IK-liojArapliie de A. Poilovin.

Un procédé de gravure en creux, d'un genre tout spécial, puistiu'il s'inqirime avec de l'encre gélalineuse liquide, fut imaginé en 1866 par Woodbury; il est connu sous le nom de son inventeur, Woodbiin/lijpiv ou Photoglyptie d'une façon plus générale.

Ce procédé est une sorte d'impression mécanique analogue, quant aux résultats, au procédé dit au charbon.

L'obligation de procéder à un montage subséquent a été une cause d'infériorité pour cette méthode, pourtant fort ingénieuse, et encore susceptible d'applications diverses qui auront, tôt ou tard, leur heure d'utilité pratique.

Nous ne voudrions pas omettre le nom de M. Merget dans la nomenclature des pères de la photogravure, bien que les procédés qu'il a indiqués, si intéressants

qu'ils soient, ne comptent pas parmi ceux, en nombre très restreint, industriellement exploités (1).

Aux noms qui ont été cités il convient d'ajouter encore ceux de James en 1860, Toovey en '18t)3, Osborne en 1869. Chacun de ces chercheurs a, à son actif, tel tour de main ingénieux plutôt qu'une invention première; ils n'en ont pas moins contribuéaux progrès d'un art qui semble aujourd'hui avoir alleint à une perfection qu'il paraît difficile de dépasser.

Tel est à peu près, dans son ensemble, l'historique de la photogravure jusqu'à l'époque où s'est vulgarisée la méthode de phototypogravure avec l'aide des trames.

Grâce à ce moyen, déjà entrevu par d'autres après Talbot, l'impression en relief ou typographique de sujets à demi-teintes était chose possible; elle est devenue courante et pratique au point (pic tous les clichés photographiques à teintes continues peuvent être transformés en blocs typographiques, qu'on introduit dans la composition des caractères et qu'on imprime simultanément avec le texte.

C'est là la deuxième révolution inqiorlante opérée dans les arts de l'illustration du livre.

La gravure sur bois, déjà gravement atteinte par la vulgarisation de la paniconographie, a été plus sérieusement touchée encore par la similigravure.

Grâce aux travaux de M. Ives de Philadelphie, de Meisenbach de Munich, d'Angerer de Vienne (.\utriche), et aussi de quelques fabricants de trames ou réseaux, en tète desquels il convient de citer Lévy de New-York, cet art tout spécial et capable de rendre absolument les valeurs de tous les sujets à demiteintes a pris une importance considérable dans l'illustration du livre (2).

11 implique l'emploi de papiers couchés ou fortement satinés; la finesse des points et leur rapprochement sont tels qu'un papier, même légèrement grenu, est impropre à l'impression de ces sortes de clichés, à moins de ne donner que des images absolument défectueuses.

La similigravure a donc pour conséipience la fabrication de papiers spéciaux à surface extrêmement lisse.

I 1) M. .Meigel a iiioiiliv (|ue le zinc recouvLM't par priJcipitaliuii d'un métal iJes trois ilurnières sections n'est attaquable par l'acide azotique élendu qu'aux poinis reslés à découvert; taudis que dans les acides sulfurique, chloi-hydi'ique, acétique, etc., étendus, il est au contraire attaqué aux points seuls où le métal étranger le recouvre.

Ce principe a conduit à diverses applications intéressantes et nolauimcnt, en l.S7:i, à deux procédés d'héliogiavure dus a M. (lourdon.

(-1) L'idée de la trame était venue à Woodbury; on a des épreuves qui ne laissent aucun doute à cet égard. Plus tard, Ch. Ciuillaume Petit (1880) fit connaître un premier procédé de réseau en traçant à la machine à diviser des ligues parallèles très serrées sur une surface de matière plastique contre laquelle il comprimait un relief en gélatine. Mais ce procédé, bien que très infiéniiMix, iw fut que très peu |iratir|ué; il fut remplacé en 1882 par le réseau photographique, niélhiule (pii a du sou premier élan à II. Aleisenbach, de Munich.

Déjà nous avons fait remarquer les indications fournies antérieurement dans cille voie par Talbot, puis par les autres inventeurs utilisant le grainage à l'aide de divers moyens.

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