IS
ci-joiiil (l'une réclame de rt'po([iie ikiiis ddiiiie nue iil('e îles préleiitidns (l('ja
exagérées des adeples dn |)roc('dé dt' Dagnerre.
Les appareils iiriniitils de Daguerre. niodiliés et améliorés, ne demandaient
(pi'nn peu d'habileté manuelle : ils se liornaient à une piH'SS(^ et un polissoir pôur pr'(''parer les plaques, nue boite à double eomparliment pour soumettre suceessivemenl ees placpies aux vapeurs de l'iode et du brome, une petite caisse à fond de Inle, montée sur |iied pour exposer' la |>laque imiJi-essiomié't- aux vapeurs de meiiiu-e. deux cuvettes pour le llxage et le lavage, un supporl à vis calantes pour U' passage au sel d'or, auxquels il faut joindre l'instrument
principal de toute pliotograpliit', la cliandu-e noire munie de son objectif;
un ensemble de ces appareils avait été exposé par M. Tinturoude et aussi
par la Société Française de photograpliie. La cliambic noire, d'abord tics simple
et formée de deux liroirs
rentrant l'un dans l'aulre
pour la mise au point, se
transforma dans les ateliers
de Ch. Chevalier et par les
soins de A. |,(lirouA ( I), le
concessionnaire de Daguerre,
en appareils de luxe et d'une
ébénislerie excessivement soignée destinés aux amateurs
déjà nombreux.
L'objectif, ipii esl l'âme
de l'appareil, l)uis(pie c est Uoite ù iode el à brome.
lui <|ui forme l'image à reproduire, subit successivement des perfectionnements considérables, ayant toujours
Polissage
,,la.|ues dac„.
il> M Bazin, gendre de Cireux, possède dans ses anliives les letUes et antres pièces Dagnerre et r.ironx. son lieau-père; il pourrait être intéressant de les compulser.
entn
lioite à niei'cui'i
pour liiil (l';nij;iii('ii(ci' en inriiu' l('iii|is le cluiini) de iicKctt'' et la luminosité (il' riiiKii^r. L'olijcclif siiDpIc ;i |icli( ilia|ilii"i,:^iiic rlail (i-(i|) loiit pour l'obtenlioii lies |)orLraits. IN'Izwal, sa\aiil pliysicicii de Vii'iinc. lit les calculs, encore utilisés aujourd'hui, i^ràce auxquels les opticiens purent constrnire des objc^clirs douilles à i^rands diaplu'agines beaucoup plus liuuinciix cl beaucoup plus rapides.
L'ingénieur Chevalier construisit également des objectifs doubles pouiportraits et paysages, et avec la collaboration de M. Clemandot, ingénieur verrier, il essaya le premier, pour la [iholographie, des matières vitreuses nouvelles, entre autres les verres à base de zinc. Nous retrouverons, dans les périodes successives des progrès photographiques, une série d'améliorations constantes dans la fabrication des objectifs et (piehpiefois une exagération telle que celle ([ui amena la fal>ricalion d'objectifs nionstres, puis le retour à des dimensions plus rationnelles.
Malgré l'embarras nécessité par le transpori d'un matériel assez encondjrant, car la plaque daguerricnne sensibilisée s'altérait très rapidement et exigeait que l'exposition, puis le développement suivissent de près la sensibilisation, ce procédé l'ut employé |)our i'obtentiou de vues extérieures, telles que les paysages, les mmunnenls, etc.; l'iiiiage devait toujours èti'e redressée.
Martciis pidiila de la souplesse de la phupie undallicpu' pour lui faire éponsci'
dans un châssis spécial la courbe nécessaire à l'obtention de vues panoramiques. Deux belles épreuves panoramiipies de 0,1 i sur <),.")(), obtenues en ISW, étaient exposées par M. Jules Richard ; une épreuve panoramiipie sur plaqin'' d'argent existe dans les ai'tdiives de la Socii'li' l'rancaise île |)liot(tgrapliie.
L'épreuve sur plaqué d'argent présentait, outre le miroitement, le défaut très grave de toutes les surfaces d'argent; sons l'influence des gaz atmospliéi-iques sulfurés, elle noircissait peu à peu et disparaissait à moins qu'elle n'ait été encadrée avec des soins exceptionnels la mettant
Su|)p,.rl p.
durer riniiigc (lagueiTionne.
Idiil ;i fiiil à ralii-i ilc l'air; aussi. ni;il,ur''' l"('iiunnc (|uaiililc' de daiiiiçiTrotypes cxrriilrs iiciiihiiil nue |MTi(iil<' ilc ilouzc ;i (|uiii/,e ans (1840 à 1S,m|, il n'en reste iiuiin [iflil in.iniire. Cette perte est <rautaiit plus regrettable ([u'elle nous prive de noudireux portraits originaux de c-élél>rités de celte époque; (.11 a pu examiner avei- intérêt au Musée cenlennal de 1900 un très beau portrait (daguerréotype) exposé par Jl"' Loreau avee la mention : « Belle épreuve ri'iiiise par Daguerre à M. Bapterosse, et indiquée connue étant le pnrlrail de ring('uicur Morse ». Nous en dniiiKms ici la leiiroduetion ; une autre plaque également exposée représentai! un groupe moins réussi, mais
Epivu\'e tlayuei"i"ii*niie ^ISiij.
(Lcreboiirs, oplicicn; Marlcns, inventeur du premier ap])arcil puiiuramiquc appliqué
un claL;uciTéoti,pe ; Antoine Gaudin.;
intéressant, dans !er|uel on retrouve Lci'elxmrs, associé tle Seerelan, célèbres opticiens de celle époque; Martens, l'inventeur de raj)pareil panoramique ci-dessus mentionné; Marc-Antoine (iaudin, calculatem- au Bureau des Longitudes, et Adolphe Martin, professeur de physique dont les recherches scientifiques cdiitriliurrent aux progrès de l'optique et de la chimie photographi(iues; celte épreuve appartient à M°'° Darhil. La plaque photographique servit également aux recherches scieiitifi({ues. Foucaull l'apiiliipia à la micrographie. Une éjjrenvc de Foucault était exposée par M. Monpillard; il l'expérimenta également pour l'aslronomie, et Ed. Becquerel, à la suite de ses éludes et de ses expi''rieiiees sur la lumière, a laissé des spi'cimens du plus grand intérêt
sur plaques dagiicrricnnes ; M. Henri Bec(|uerel, son fils, membre de llnslilut, avait bien vonlii confier à l'Exposition centennale de 1900 une épreuve daguerrieiine très remarquable, parce que l'iinage latente a été développée sans mercure ou autre révélateur, mais par la seule action de la hiiniéi'ç rnuge tamisée par le verre rouge dont il l'avait recouverte. Deux épreuves également sur plaqué d'argent, dont une mallieureusement très alli'rée, mais l'autre encore en lion étal de conservation, et portant les dates de 18i8 et 1849, représentaient toute la gamme visible des couleurs du spectre solaire obtenues directement sur une préparation de la surface au chlorure d'argent violet. Dès 1848 et 1849, la possibilité d'obtenir en photographie les couleurs naturelles j)ar la seule action de la lumière était donc démontrée par les travaux de M. Ed. Becquerel avec les spécimens à l'appui. .Mais les images ne pouvaient èti'c fixées, elles étaient altérées et ellacées assez rapidcMuent |)ar la lumière. Plus lard, Niepce de Saint-Victor, neveu de Nicéphore Mie|)ce, l'cprit et expérimenta de diverses
Sany de K.vii.nijllf.
l)iii;ucn-co(ypo de FoiuMull inicni^rnpldo
par lacli:
IiiKi^e dapion-icr • lies riivuns miii;
sans n:
iihleini
par ICdmniid lîeequerel ISIO).
manières les procédés di- Becquerel; il olitini des colorations plus vives et un peu plus stables, mais le fixage, complet ne put être réalisé : ou les couleurs dispa-
raissaienl dans le bain fixalenr, on. Iriirenvc n'étant pas fixée, la Ininière cnntinnait son aelion et détrnisait riniai;c.
Ima/jes né<j(itlris -^i/r intp'irr (/•'(/./ Tullml). — Kii IS3'f, Vu\ Talliot en Angleterre, |iaraliélcniciil anx icrlicrilics de Mepee. de l)ai;nerre, de IJayard. ponrsuivait la solution du même proMènn- de lixri' 1rs iimipes de la elianilni' noire. Ses premières expériences portaient sm-l'cniplni du chlorure d'argent pai' in)inissemcnl dircri, mais la sensihilili' des Mirlarcs ain-.i prc-parées était insuflisanie pour doimermu" image à la cliamlu-c ndire: il nlilinl Inutrlnis de iHumcs é'prenves par la superpositi(m d"m: snjrl ;i i-cprudiiin'. Irl (|ii'iiii(' -iM\m-i' (mi mir iVnillc d'arlire mi-cs en cimlacl dired a\cc je p;i|iiri- un rlildi-m-r d'ar,L:i'iil ; >ciilcinriil les elléis ('taicnt i-('n\cr>('s. l'image nlilrmir clail ii(\::ali\r. Il profita de cetlr épreuve népali\e pour eu tirer par simple <u|)eri)(i-.ili(ui lel uoudire de positivo ipi'il voulait, et on doit ainsi à F. ïalbot le type néi;atir pouvant donner un nombre indéterminé d'exemplaires positifs; ce fut éiralement lui (pu produisit les premiers négatifs sur papier à la eliamlire nuire. V. Talliot était chimiste habile; dés qu'il eut connaissance de l'existcnee d'une image latente (fi'veloppée par un agent r('ducteur ipii. ilmis le procédé daguerrien. é'Iail la vajieur de mercure, il re|M)rla ce principi' sur l'iodure d'argent maintenu dans le< poi-es dune feuille de |ia|)ier; aiii'é> rexp<isiliou a la chamlire uoii'e il devel(i|ipail l'image |iar l'acide galliipu', addilioun(' d'acide acétiipie e| d'un peu de nitrate d'ai'geiil. piii> il lixait le> (■preuves au imiyen de l'hyposultile de xiiidi' doul llersihel veuait île di'convi'ir l'action dissolvante des sels d'ai'gent tout en i'e<peclanl l'argent réduit.
Mcdaill.' ao la S..cK'K- l-'i-anvaiso di- pliolc^rapliii-, par Sokli.
phot(m;r4imiie mmm et ses dekives
(PHOTOTYPES)
Photographie sur papier
Procédé Ca/oli/pe dr F. Tulliot. — Avec les ('X|)i''i-iem'es de F. Tallxil la |>liotofjraphir négative et positive était eréée; elle devait, en \w\x (raiiiiées, remplacer la inétlidfle (lajïiierrieiine.
F. Tallxil publia soti prdd'ih' sur papier sous k' nom de Caloli/pc. Son mode de préparation était assez eompliqu(''{ 1); il étendait sur nue feuille de papier une solution d'iodure d'argent dans Tiodure de potassium concentré, après séchage il lavait avec soin et oMenait ainsi un précipité très lin d'iodiu-e d'arj^cnt insensilile. Après dessiccation, il sensibilisait celle surface par ime solution de nilrale d'argent additionné d'acide acéti(|ue et d'acide galli(pie, exposail, développait avec le même mélange. A partir de la sensibilisaliou, l'ensemble de ces opérations devait se suivre dans les viiigt-rpiatre heures. Des clichés, 1res remai'quables poiu' r('[)oque, oui ('té obleniis au moyen de relie mélhode par M. le (lomle Vigier; nous avons regrelb- île u'a\(iii- pu pri'senlei- (pieiipn's-unes de ces épi'euxcs au Musée centennal de liMIII.
Procédé Jialdiis. — [in proc(''iir' analogue fui em|)loyi'' par Haldu^ (:2), ipii lit de très belles et de 1res graiules ('preuxes iH'galives ; une munlucuse collection de clichés négatifs sur pa|uer ojjleuus par Haldiis fut e.\|)osi''e par AI. le Comle des Fessez.
Procédé de Blanquarl-Ecrard. — En 1847, Blanquart-Evrard, de Lille, (|ui était allé en Angleterre étudier le procédé de F. Talbol, connnuuiqua à l'Académie
(1) Voir La PhoLor/raphic, lomu l"', pn.ïeîiiii, piii' A. DavMiiin:, ISSU. iGaiilliiri'-Vill.-tfs. rililour.
(2) Ibid., page 437. Itiauthier-Villars, cililetu-.)
dos sciences un ninilc de préparation beaucoup plus simple qui se résumai!, ainsi : une feuille de papier très pur est, passée dans une solution d'iodiu'c de potassium, séchée, immergée dans un liain de niirale d'ar.i^'ent acidulé par l'acide ac(''lique; il se fait une sul)s(itutioii diodure dargcnl rcinpla(;anl riodinr de potassium. Celte
feuille joui humide est applii[uéc sur un verre et exposi'c innnc'diaicmcnl h la (diandtre noii-c; l'image est aussitôt développée pai- une solution d'acide gallique. La surface ainsi traitée était assez sensible pour obtenir des portraits d'après nature. Dans un cadre exposé par M. Mélieux, nous avons retrouvé des portraits d'acteurs de la Comédie-Française (pii furent obtenus vers I8o0 et pi'olialileineiit par ce procédé.
Avec les formides données par l'.laïKpiai't-Evrard commença la phase dile du [lapier humide, mais les résultats, j)om- le portrait surtout, ne présentaient pas la linesse de la pia(pie dagueri'ienne; cejiendaiit (piehpies habiles opi'raleuis. Ici M. ilumbert de Mollai'(l, (ilitiiireiit des (''preuves artistiques don! il re-le encore qiiehpies sprMimeiis dans les archives de la Société Française de ph(ilngra|iliii'
Ce procédt' du papiei- lunnide. bien (\i\'\\ Inl un |irn::fès, avail encore de noudireux (h^fanU; d'alKnd le ;^iain ilu papier négalif ipii. jiar transparence, s'impi-iniail sui' r('pren\e |i(iNilive cl ne permeltait pas d'oblenir les finesses de delail ; ce gi-ain élail enc(n-e augmenté par l'aclion de la matière organlipu' du |ia|iier agissani siii- le nil raie d'argeni ; remploi de ce |iroci'(l(' se Ironxail limité >oil imni('dialemi'nl a l'alelier, xiil lonl jM'oche, car on ne |ion\ail lai^ser si^eher la pr(''paralion.
Kpi-cuvo (pblcMiu' jiar Iliuiiboia de Mullanl
isaui.
l'rtirrdr (Ir /.ri/rf/i/. — l'f//i/rf cirr sec. — begray, par s(ni proei'di' de papier
ciré sec, el Baldus, en moililiaul im peu I ('(hodedile Tc/Aj/y/yc de Talbol, purent
obtenir des papiers sensibles secs se conservaul assez long(em|)S (:24 on W heures et |)lus) pour en pernu/llre l'euqilci en voyage; on |inl même comniencer des |iublicalions arlisti(iues el des illuslralions d'ou\rages, dont nous menli(nin(nis le dèbnl eiilre I8'>0 et 18.j"i jiour conslaler (pi'il a fallu cinquante ans de progrès
Collection de la Société Française de Photographie.
Photogravure H. Reymond.