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plutôt entravés que favorisés par les éditeurs, artistes, graveurs et imprimeurs, avant d'arriver à l'étal actuel oîi nous voyons la Photographie s'emparer de toutes les illustrations des livres cl des journaux, de même que par les pi'ojectioiis elle est devenue l'illustralion de la parole du conférencier.
Quelles qu'aient été les améliorations du procédé sur papier, quelque |)ur qu'ail ('ti'' celui-ci, on ne pouvait annulci' un gi"iiii qui, sans inqiortancc pour les grandes épreuves, enqiê(diail les linesscs d('siraliles puur les portraits cl les pclils formats; il fallait par une méthode nouvelle arriver à l'amélioration ou nième à la supiiressioii de ces défauts.
Photographie sur verre
(Procédés à l'albumine, au collodion humide, au coUodion sec.)
Albumine. — Ce fut Niepce de Saint-Victor, neveu de Nicéphore Niepcc, qui, des 1848, cliercha à substituer au papier une feuille de verre qui est d'une transparence parfaite. Il étendit sur ce substratum une couche mince d'albumine iodurée, la sensibilisa dans un bain de nitrate d'argent additionné d'acide acétique et réalisa ainsi une surface sensiiilc iWuw ex(piise lînesse. M. Maurice Péligot avait exposé au Musée cenfennal une ('preuve négative et une positive représentant le bas-relief de Rude de l'Arc de Trionqihe, obtenues par Nicpce de Saint- Victor: la |)ossibilité de faire des épreuves sur vei-re était démonti'ée, toutefois le procédé à l'albumine est d'un enqiloi difficile, l'impression est lente ; il est encore utilisé quelquefois pour produire les diapositives les plus belles et les |)lus lincs, mais il était nécessaire de trouver un autre milieu d'un emploi plus conniHide et plus l'apide. Legray, en I80O, proposa le collodion, mais sans donnc.'r de formules applicables; ce furent Archer cl Fry ipii pidtlièrenl, en Angleterre, la |>reniière formule ulilisable de |diotographie au collodion.
('(illoiliOH humide. — Le collodion esl une solution de coton-|)oudre dans y\\\ mélange d'alcool et d'éther. Ce collodion est rendu photographique par l'addition d'iofhuv et de bromure alcalin; on l'étcnd sui- une feuille de verre dont la dimension n'a de limites que l'habileh' de ro|i(''ralcur.
L'alcool l'I l'élher, en s'évaporant, laissenl sur le support une couclie encore humide, spongieuse, incolore, transparente, n'ayani jias de grain, mais un fin réseau que décèlent seuls la loupe et le inicrosco|)e ; en plongeant cette feuille de verre dans une solution de nitrate d'argent, il se fait par substitution de l'iodure et du bronun'c d'argent encore imprégnés de nitrate^; cette ct)uche possède une très grande sensibilité et doit être employée (hms la chambre noire avant séchage, elle reçoit l'impression lumineuse que l'on développe aussitôt par une solution réduc-
trioe (.sulfate de protoxycle de fer ou acide pyrogalliquc iii('laiij,'és dacidc acéli(|uei: l'épreuve obtenue est fixée, lavée, séchée et vernie [mur lui dumier la résislariee
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I,a dag'ueri'éolypomanic" [Musée Carnavalet .
nécessaire au frottement: elle constitue al(ii'> un cliclii' ou |)liolnl\pe pouvant
fournir un nomiire indélini d'images positivt's.
Ce procédé facile doinia un es^or çonsidéraMc à la i)li(itographie et des ateliers de iihotograplies ne tardèrent pas à s"é(ablir dans loutes les villes de quelque importance; ce fui hicnint une alliiire de nnide pour chacun de faire faire son portrait, puis de léchanger avec ceux de la lamille, des amis, d'en faire collection, d'y joindre ceux i\r>, ci'débrités de tous genrr^: Idulc une profession nouvelle fut créée et pros|i(''ra surtout |)our le portrait de jietil lormal dit cartes de visite, dont le prix restrciiil facilitait les échanges et les collections. Ce fut, pour un grand nombre de personnes, un nouveau travail lucratif; derrière l'opérateur en chef, il y eut des seconds, des tireurs, des retoucheurs, souvent c'était la famille entière qui formail l'atelier; il fallut nombre d'ébénistes spéciaux pour les chambres noires, des opticiens pour les objectifs, les fabricants de produits chimifpies y trouvèrent un (h'bou-
ché sérieux, ce fut un bienfait général dont il n'a jias été Icim sul'lisanmu'ut
Cin.atuiv Urlius
sur le Diijrama de lJu;;ueiie
(Musée Vanlitn.]
comptf; iiialliciireusonu'iit, comme coiilrc-partic, la profession fut envahie par lin trop j^raml noinlire di- déelassés qui lui firent un mauvais renom, et, pendant toute une période d'environ nue quinzaine d'années, le titre de pIiotOf,a'aphe fut loin d'être appréeié. Cependant les services rendus l'iu'enl considérables, en dehors des portraits, souvenirs de famille tro|) souveni (h'uui's de tout sentiment artistique, la facililé' et la sensiiiiliU' des prc'parations a|ip(U-lai('iil leur aide aux rcchendies scicnliliipics de toiiles sortes y conipris l'aslrouduiie l't la inii-rographie, ainsi ipi'aux applicalious et aux rcpruduiiions artistiques.
Mais l'usajîe du coilodion humide se prêtai! difliciienient à l'emploi hors de l'atelier et aux V()ya;.;es lointains: pour parrr aux diflicultés de manipulations inhérentes ;i ce procé(l(''. on iiivcnla des Iciilcs. des \iiiliires, des hoiles laboratoires au moyen des(pielles il fut possible à drs op('ialeiu-s lialiiles de relever les plus beaux sites de la nature, les plus belles (euvres de la peinture, de la sculpture, de l'andiifeclure.
A ce sujet, nous rappellerons que, dès 18-iU, le clu'f delà .Maison Braun avait exécuté de grandes photographies de fleurs dont deux spécimens (clichés avec épreuves) étaient exposés an Musée centennal. M. Braun père destinait plus spécialement ces reproductions de fleurs naturelles à l'étude qui pouvait en être faite à Mulhouse |)oni' ^ les impressions d'indieiuie et autres tissus. Bien que les ])la(|ues orthochromatiques ne fussent pas encore inventées, ces reproductions étaient
déjà très remar(piables et l'antiactinisme des couleuis rouge et verti' n'était pas trop apparent.
Malgi-é les diflicultés de manipulations fpie |irésente en campagne le coilodion humide, surloul pour les gi-ands formats. .M. Bi-iuii avait eiilrepris la pliolograpiiie des sites les jiius remarquables de la Suisse (I) et cette colleiiion devint plus inlé'ressante par reuq>loi des appareils panoramiques.
Les larges vues panoramiques ont toujours tenté les opérateurs photographes, nous avons relaté les panoramas sur plaques daguerriennes olitenues par M. .Martens. Mais, si la feuille de plaqué d'argent se prêtait à la courbe nécessaire pour l'appareil de .M. Mai'Iens, il n'eu éUiit pas de même de la feuille de verre. Pourtant M. yuinet ht préparer des verres e( aussi des cuvettes et des châssis
(1) .M.M. Bissoii froivs nvaieiit é<;,i|puKMil fait, sou.-i ladiroclioii ,W .M. Dolllii? Uanj^'t, ilr .Miillioiise, iiiic collectiou très griinlc r\ li.s ivnssio des glaciers el des principales vues de Suisse. Un euseinlile de ces épreuves a clé donné par .M. Uissou ;i lu Sociclé Frauçalse de photograpliii'.
présoiilant les courhos nécessaires pour toutes les manipulalioiis ; ce système trop cmiipliqiié, d'exéeiition dilTicile, ne pouvait être quune exception; MM. Johnson et llarrisson inventèrent un autre appareil qu'ils prést'ntèrenl à la Soriéti' photo^raplii(pie de Londres en 1804.
11 fut modilii' par .M. Braudmi ipii le til connaitre à la Société Française de pliotograpliie eu ISli'i. |iui-. aiiK'liiiré' de nniivcau (lar la cnllaboi'alion de MM. Brandon cl liraïui ; un spt'ciiiicii de ce dernier appai'cil était exposé par MM. Braun et Cléaient, (pii l'oul ullerl à la Société Française de pholniîrapliie pour ses collections.
Le principe de l'appareil est liasé sur un niouvement cori-élalir de rolgectif et du châssis porte-siace dont le rideau lVir]n('' |iai- une loile opaque ne laisse arriver
(■..vlindroniaplu- (li- M. le lioiil.'nant-cnlnnel M.K^ssard.
sui'cessivenieul sur la plaque seiisiMe, ]iar luie l'eule verticale, qu'uiu' petite tran(die de l'horizon embrassé par l'diqeelil' t(uuiiaiil. Le làdeau et par cnnsérpient cette fente verticale se déplacent ainsi que le châssis et la glace sensiide et suit la marche horizontale de Tobjectif.
C.etle cliaudire liiuruanle pouvait embrasser un lier< d'horiznn et je niduveiueut était doinié soit par un an'caiiisme (rhorlogerie >nil plus siiupleinent jiai- la uiaiii. ce qui permettait de uiodilier la rapidité.
(les appareils panoramiques ont été étudiés de nouveau et très scieutiti(piement par M. le lieutenant-colonel <lu gé'iiie Moessard et ex(''cul(''s sur ses données avec le plus grand soin |)ar M. Fau\el. un de nos |)lus |irécis et |>his haiiiles constructeurs. Ils servent maintenant à robleiilion de ces nomlireux panoramas édités entre autres ])ar la maison Neurdein frères, qui les a répandus dans presque toutes les stations d'eaux tlierniale> cl viili'giatures.
Le?; placiers el les praiuls lointains de Suisse présentaient pour la photogra- |iiiic une sérieuse difficulté; leur iniciisité kunineuse est telle qu'ils ont sur la piaiiue sensible presque la même action f[ue le ciel avec lec[ucl ils se contoiulent sur l'épreuve, tandis qu'au contraire les plans plus rapprochés, très souvent forméj par des forêts de sapin, n'ont qu'une action très lente. M. Gaston Braun put toui'ncr la dilTiculté tantôt en modilianl coiivcnablement l'ouverture de la feule poiH' les appareils panoramii|iies, lanlùt en contournant ou en d(''cliiqu('tan( en dciils de scie les bords d'un diaphragme spécialement adapté à la vue à pliolographier et en réduisant ainsi les trop vives lumières. La recherche de la l'orme à donner aux ouvertures des diaphragmes suivant les objets h pholograidiier a élé à |K'ine (ouclK'e par Herisch, elle a l'-li'' mise en praliipie par M. (iaslon Hraun, mais elle n'a pas encore ('té le sujet d'expériences et d'études suflisanmient suivies.
Une des applications les plus utdes aux (cuvres artistiques est la reproduction par la photographie des œuvres du dessin, de la peinture, de la sculpture, de l'arcliilecture, reproduction qui jusqu'alors était restée le monopole de la gravure et de la lilhographie; ces deux nioiles de l'eproduclion devaient être complètement remplacés par la photograpiiie.
Nous eûmes quelquefois riiomieur de faire partie de comit(''s dans lesquels étaient discutées des questions artisti(pies ; il était rare que lîi photographie n'y fût pas mêlée, et quand nous osions dire, non sans timidité, que la gravure même la plus ri'ussie, apiieice à rejiroduire l'ieuvri' d'un maitre, était certaineinenl un art très beau, très délicat, très difficile, mais un art quelque peu parasite puisqu'il copiait la création d'autrui, nous soulevions d'âpres récriminations avec cette réponse stéréotypée : « L'artiste graveur interprète son sujet » ; et nous répondions : « Mais alors : ou il fait sienne l'œuvre d'autrui en y apportant son senti- » ment personnel, ou il est simple copiste avec beaucoup de talent ; dans les deux » cas, IradiiUore, traditore, il ne nous rend jamais l'œuvre du maitre avec le sen- » timent personnel de celui-ci, avec son mode de faire, même avec ses défauts. » La phiilograpliie bien conduite par une main non dénuée de senliment artis- » tique rend tout avec fidélité. Presque toujours monochrome comme la gravure, » (piehpiefois très habilement polychrome, la photographie doit remplacer totale- 1) ment ceile-<-i dans tous ses modes de faire », mais nous devons reconnaitre que nous n'avons convaincu personne.
dette ai>plicalion do la |)liolograpliie à la reproduction des œuvres d'art fut comprise dès le début par MM. Hraun, et ils se firent en ce genre une spécialité dans laquelle ils ont toujours conservé le premier rang. Ils eurent souvent à lutter contre des difficultés qu'on eût pu croire insurmontables : telle fut la reproduction de l'ceuvre de Michel-Ange dans la chai)elle Sixtine; souvent ils étaient arrêtés par le manque complet d'éclairage dans letpiel se trouvaient certaines œuvres,
ils y obviaient en transportant la luniièrc par (k's places réiléehissanles. La plupart (les peintures, jaunies parla patine ilu temps, (■laienl très inactiniques, ils eurent recours à rorthochromalisme dès 1879, à la suite des travaux du major Waterhouse, de M. Vogel. de M. Eder, qui firent connaître les propriétés de diverses substances tinctoriales, comme léosine, ri'rylhrosine, etc., ([ui. int'iangées aux produits sensibles, leur donnent la propriété de déplacer lactinisme et de revenir plus exactement à une reproduction monochrome du modèle.
C'est ainsi que MM. Braun purent repi'oduire les grandes œuvres d"arl des principaux mus(''es de l'Europe. Nous reviendrons dans la deuxième partie de ce rapport sur lc> divers modes d'impression employés pour faire les épreuves positives; celles de MM. Braun et Clément sont toutes obtenues par les procédés inaltérables.
Ils ne furent nullement arrêtés par les plus grandes dimensions et nous citerons parmi ces grandes épreuves la Vénits de Mi/o, du Musée du Louvre ; le Moïsp de Michel-Ange, à Home; les grandes scidptures de la chapelle des Médicis à Florence, etc.. dont (|uelques-uues ont i™.iU sur 1 mètre.
La préparation de grandes surfaces sensildes au collodion demande un habile tour de main, surtout en campagne, et nous citerons à ce sujet les épreuves de M. Lampu('' ayant 1"'.I0 sur0'°,8o, représenlanl le bas-relief de l'Arc de Triomphe,
la (lii'Tfr, jiai' l{u(li\ les Chevaux de Marly, i'ilpi'ra. elc. : il lit ces ('preuves dans une hipissiei-e Iransfni-nii'e en laljdraloire rdiihinl. r('priii\c du bas-relief (le lîude ('lail e\p(iM'e par l'un de nous au .Mum'c ccntcnnal.
Il surgit (le iiondneuses inventions ayant pdur but de faciliter au dehors les procédés du colhidion humide: nous rap|)eller(ins (pichpies boites laboratoires dans lescpielies pén(''lraienl les bras de l'opérateur enveloppés de manches inqH'rniéables à la lumière, |)uis des (diandjres noires additionnées de cuvettes verticales contenant les bains dans lesquels la glace collodionn(''e, soutenue par nu ci-o-
rhol, voilait plonger successivemeiil ; elle était amenée an-dessns; de (•liii(|iic cuvette i)ai' un tirage bien réglé du tiroir porte-<'hàssis, lequel était ouverl ;i la partie inférieure de manière à laisser descendre et remonter la glace sans qu'elle reçût aucune atteinte de la lumière. M. Jonte avait inventé un de ces appareils. Nous mentionnons particulièrement l'appareil Dubroni (anagramme de Bourdin, son inventeur), d'une conception très intelligente, mais avec lequel on ne pouvait guère obtenir qu'une ou deux épreuves successives. Deux de ces appareils furent exposés, l'un par M. P. -A. Cousin, l'autre par la Société Française de photographie. Dans le système Dubroni, la chambre noire était représentée par une boule en verre jaune maintenne dans une boite cubique en liois, la glace collodionnée s'adaptait de manière étainhe à une ouverture de cette boule, l'objectif à une
autre lui faisant face, les bains successifs et l'eau pour les lavages étaient introduits au moyen de pipettes passant par une ouverture supérieure et retirés de même. Au délnit, quand rensemble avait élé parlaiicment nettoyé, on pouvait produire une ou deux bonnes épreuves, mais la succession des bains dans un même milieu, malgré tous les soins apportés, rendait de plus en plus difticiles les épreuves suivantes.
Les difficultés d'emploi du coUodion humide à l'extérieur étaient à peine atténuées par ces divers systèmes; les recherches d'un procédé de collodion sec s'imposaient; elles furent nombreuses et, |iarnii les formules d(inn(''es. jilusieurs passèrent dans la pratique courante.
Appareil Dulii
Epreuves dirccles ditps Ferroti/pps. [Procédé d'Adolphe Martin.) — Avant d'aborder les procédés au collodion sec, nous mentionnerons une application particulière due à Adolphe Martin, (hnmant des épreuves positives directes.
En ISI'iâ et ISriH {Comptes rendus de l'Académie des sciences), Adolphe Martin, savant professeur de physique, inventa les épreuves positives directes et il donna les formules à employer sur verre ou sur phniues nu''talli(pies (piciconques, (ui sur toute surface recouverte d'un vernis suftisamiiu'iil irsislanl ; nous tenons à indiquer les dates exactes parce que l'inventeur, ainsi qu'il arrive si souvent, a élé tout à fait oublié et que ce procédé imus revint beaucoup plus tard sous le nom de « procédé américain »; il était exécuté sur des ])laques minces <le tôle vernie, lesquelles étaient importées d'Amérique ; il n'y avait d'anu'ricain ((ue les plaques de tôle. Ce procédé prit aufsi le nom de « ferrotypes » ou « ambrotypes ».
L'emploi des procédés d'Adolphe Martin donne des épreuves très pures sans
voile; raryciit iiMliiil, InriiKiiil l'image, appaiMil blanc par rëllexiuii et préseiilc ainsi une (■pi-cuvc posilivc directf.Si l'opératriir a [iris comiiie support une Iciiillc (If veri'c, il sunil dr la inetlu' sur un fond noir on de la couvrir au dos par un vernis foncé ; on peut i'eni|)lai-er le verre par un support quelcompie, reeouvei't d'un vernis foncé pour avoir le même résidlat ; on peut aussi délacljer r(''preuve coUodionnée de sou support et la reporter sur une surface pré|iarée pour la recevoir. Le transport de ces positifs sur les bois à {graver a souvent facilité le travail du graveur.
L'invention d'Adolphe Mari in cl la photographie dite dos « ferrotypes » prit une assez grande extension ; elle fui surlout et est encore exécutée par les photographes nomades el forains; ce procédi', peu coùleux, leur permet en effet de livrer immédiatemeni el à bas prix l'image oblenne; il a luème été employé dans des appareils auloma(ii[ues rendant le porirail «le la pei-sonue (pii pose après y avoir introduit le prix demandé.
Deux é|)renves originak'S d'.Vdoljjhe Martin élaienl exposées ]iar un de ses lils, M. C.h. Martin, sous la rubrique : « Deux ferrotypes exécutés eu l8ol-18o:2 par M. Ad. Martin, docteur es sciences, inventeur de la ferrotypie » ; une autre de ses épreuves, plus grande, était exposée par la Sociét('' Française de photographie.
La facilité avei' laquelle oii peut ihHacher l'épreuve au colludiou hiunide de son sup|)ort provisoire pour la reporter sur une autre sui'face créa d'autrt's apjjlicatious, entre autres le transport sur toile cirée noire dont la souplesse permettait l'emploi de la photographie pour décorer d'autres objets généralement transpai'cnts, tels que presse-papier en cristal, etc. Ce procède'', tondié en désuétude, avait recule nom de « linotypie », il était représenté au Musée cenlennal par un portrait exposé par M. Maurice Bucquet.
ColloiUon src. — Pour arriver à l'emploi du colloclion sec, il fallait r(''sou(li'e deux difticult(''s : 1° la couche du collodion en séchant cessait d'être poreuse, l'Ile devenait imperméable, enveloppant dans ses mailles les molécules d'iodure et de bronuu'c d'argent sensibles; les réactifs, n'arrivant plus en contact, ne pouvaient dévelo|)per l'image ou ne donnaient que de très faijjles et numvaises épreuves ; i" il fallait, avant le séchage, éliminer tout le nitiale d'argent sous peine de destruction de la couche sensible; ce lavage entrainait le ralentissement de la sensibilité.
Il était assez facile de donner à la couche de collodion sec une peruK'abilité suftisaute, eu la recouvrant d'abord avei' des substances (pii tout eu faisant corps avec elle |)ermettaieut aux réactifs de la pénétrer; c'est ce que fit Tanpenot, professeur de physiepie an l'rytanée militaire de La Flèche, qui, dès 18a5, obtint des épreuves au collodion albuminé assez rapidt's pour saisir des exercices de