‹ Le Musée royalChapitre 35 sur 120 · JUDITH · texte numérisé non relu

JUDITH

Celui dont nous donnons ici la description doit être mis au nombre des plus distingués ; la composition n'en pou voit avoir rien de fort remarquable; tout est donné dans un pareil sujet, et presque tous les peintres l'ont traité de la même manière. Judith, représentée au moment où elle vient d'exécuter son projet, est appuyée sur le cimeterre, dont on voit encore le fourreau suspendu près du lit, entièrement caché par un ample rideau. Devant elle sa vieille esclave , occupée des moyens de pourvoir à leur commune sûreté, semble lui parler d'un air animé sur ce qui reste à faire, tandis que Judith l'écoute et la regarde avec cette demi-attention, distraite par une forte préoccupation, et comme une personne dont les pensées, arrêtées jusqu'à ce moment sur le point décisif d'une action importante et difficile, ne s'en sont pas encore détachées pour se tourner vers ce qui doit la suivre.

Les figures sont vues plus qu'à mi-corps. Le style en est naturel; la couleur de Philippe Van-Dyk est bonne et franche ; sa manière finie , mais sans excès.

( Hauteur, 27 e "»™- i8 m,u - == qpoucc S qI, 8 .

Proportions. < t ' ■

( Largeur, oà 00 == 11 o

SECONDE SÉRIE

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