LE MATIN
calmes, ses coteaux sont garnis d’une multitude d’arbrisseaux qui n’interrorapent, ne diminuent point cette plénitude de jour et de vapeur qui s'empare de toute l’atmosplière , de toute la nature. Cette atmosplière n’est pas aussi fraîclie , cette nature n’est pas aussi riclie que savoil les faire Le Lorrain ; on peut s’en convaincre en comparant ce tableau avec la Fête villageoise de ce grand maître , dont la première livraison du Musée Napoléon a offert la gravure : là aussi c’est un lever du soleil; là aussi tout est léger et doux , selon la convenance du sujet ; mais Le Lorrain a su réunir dans son ouvrage plus d'arbres cl plus de lumière , sans j mettre moins de transparence et de vapeur; il a mieux composé, mieux arrangé son paysage. Iæ grand mérite de celui de Mouclieron est la grâce , la vérité, la simplicilé.
Adrien Van den Yelde a peint le berger et le troupeau qui se rendent au pâturage ; on reconnoît dans les attitudes et dans l’exécution le naturel et lii finesse de son pinceau. On se plaît à retrouver et à rapjieler, à chaque occasion, la libéralité avec laquelle il a, si l’on peut le dire, prodigué son talent aux artistes ses amis.
Ce joli ta])Ieau est le pendant d’un Coucher du soleil qui a été gravé dans le Musée Français.
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