‹ Le musée secret de la caricatureChapitre 8 sur 50 · SUITE DU RÉPERTOIRE DE CARAGUEUZ · texte numérisé non relu

SUITE DU RÉPERTOIRE DE CARAGUEUZ

Ayant Gérard de Nerval, aucun écrivain n’avait donné d’analyses de scénarios du théâtre de Garagueuz; c’est pourquoi il a fallu citer ce fragment de chapitre malgré son développement. En pareil cas les objurgations pudiques des voyageurs ne suffisent pas pour caractériser un tel personnage. Quand vous me parlez des libertés que prenait Aristophane avec son public, des scènes provocantes de Lysis trata , vous jetez le vague dans mon esprit, vous outrepassez le but en évoquant des visions aphrodisiaques. C’est là qu’au contraire triomphe l’humoriste ; grâce à la délicatesse de sa touche il dissimule, à l’aide de mots en apparence inoffensifs, les côtés scabreux d’un sujet qu’on eût pu croire inexprimable. On peut mettre le livre de Gérard sur l’Orient dans les mains d’une jeune fille; un

jeune homme lira le chapitre de Garagueuz sans que sa pudeur soit alarmée.

Non pas qu’il soit nécessaire de s’appesantir sur ces scènes ou de les donner comme modèles. Actuellement on a outrepassé le but; des natures grossières, spéculant sur le scandale, mettent en circulation des mots qui ne semblent jamais assez pimentés pour rendre d’obscènes situations. Une mode, dont heureusement se dégoûtera l’esprit français, quand le public aura reconnu que, sous prétexte de documents humains, des écrivains, sans respect de leur plume, battent monnaie en se fondant sur les instincts les plus bas de l’homme, et mettent de gros numéros voyants sur la couverture d’écrits qu’on pourrait appeler des romans de tolérance.

Garagueuz, tout lubrique qu’il soit, a pour lui une sorte de naïveté populaire orientale dont il faut tenir compte. L’exposer, ainsi que je le fais, en dehors du cadre des mœurs et des institutions turques, lui donne une saillie démesurée; aussi, M. Charles Rolland a-t-il pu dire1:

« Je viens d’assister à la représentation du Polichinelle turc, Garagueuz, l’homme aux yeux noirs. J’en suis sorti stupéfait, consterné, dirais-je, pour peindre mieux mes impressions. Sans doute, un vif intérêt

1. La Turquie, contemporaine. Hommes et choses , par M. Ch. Rolland, ancien représentant du peuple. Paris, Pagnerre, 1854 In-8°.

m’attire vers toute cette scène révélant les secrets des mœurs indigènes, et je n’eus jamais occasion pareille de soulever des voiles qui se déroulent rarement devant des regards européns. Mais l’indignation a éteint en moi la joie de ma découverte, et j’aimerais mieux avoir continué d’ignorer l’absence de pudeur où végètent encore des millions d’âmes dans l’empire le plus civilisé de l’Orient.

« Si repoussant qu’il soit, il n’est pas permis cependant de passer, sans l’étudier à fond, devant l’excentricité d’un tel spectacle. Cette pièce consacrée par la tradition, ce mélange d’impudicité dégoûtante et de mordantes railleries, est presque la seule manifestation du génie populaire en Turquie, et son unique création théâtrale. Caragueuz, d’ailleurs, cette difformité d’âme et de corps, ce grotesque Ottoman au nez et au menton crochus, aux instincts immondes, cache sous son cynisme une étrange perspicacité pour deviner jusqu’où s’étend la gangrène sociale, une singulière audace pour la mettre à nu, une verve terrible pour la flétrir. Combien de littératures ennoblies plus tard n’ont pas eu des origines plus chastes! Qu’on se rappelle seulement, pour ne pas s’écarter de notre propre histoire, Rabelais et toutes les souillures où il a vautré sa fable philosophique et son langage, soit par goût, soit pour obéir à la nécessité de son temps. »

Au ton que prend M. Rolland avec Rabelais, on pressent une sorte de disciple de Lamartine qui

n’admit que sur le tard, et alors que le chantre d’Elvire avait perdu toute autorité, la haute portée de certains chapitres du Gargantua sur l’éducation; mais, comme le répertoire dramatique de Garagueuz ne renferme rien de pareil à ces admirables morceaux de Rabelais, on peut attribuer la virulente critique de M. Rolland à un sentiment .d’excessive pudeur qu’un rien alarme.

Il est bon de dire qu’à son arrivée à Constantinople l’ancien représentant du peuple fut mis en relations, lors des fêtes officielles données par le sultan, avec Théophile Gautier, voyageant de compagnie avec Vivier, et qu’un personnage politique ne pouvait tomber sur deux plus dangereux cicérones.

Je pressens que le poète et le musicien se plurent à renforcer dans la chasteté de ses impressions M. Charles Rolland qui, n’étant pas de leur monde, devait être regardé par eux comme un simple Philistin.

C’est qu’ils ont leur façon de voir, de sentir, de s’exprimer, certains poètes, et surtout Théophile Gautier.

Quand il se trouvait en face de gens qu’il jugeait « candides », le poète prenait plaisir à égrener tout un chapelet d’énormités troublantes et sarcastiques qui semblaient faire corps avec une foi robuste ; il vous donnait à entendre que le marquis de Sade était « un pleutre arriéré », et il poussait à l’extrême

ses hyperboles, semblables à celles de nos enragés clubistes déclarant, sans sourciller, que Marat luimême doit être considéré aujourd’hui comme un « bourgeois ». Excité d’ailleurs par la présence du musicien Vivier, le dernier mystificateur de notre époque, Théophile Gautier dut se complaire à troubler profondément la conscience de l’honnête représentant du peuple, qui crut avoir affaire à deux échappés de Sodome et de Gomorrhe.

Quelques jeunes Levantins avaient proposé à M. Rolland d’assister avec eux à cette comédie nationale dont, à s’en rapporter au voyageur, la police éloigne les chrétiens et surtout les étrangers1. Vers dix heures un soir, la tête couverte de fez et sous l’apparence de phanariotes2 attardés, M. Charles Rolland et ses compagnons se firent mener par un caïck à l’une des portes de la ville turque, fermée de nuit aux habitants de Péra. Les gardiens, trompés par le costume, laissèrent passer les voyageurs sans obstacle. Quelques minutes après, guidés par une musique de fifres, de tambourins et de guzlas, ils pénétraient dans une sorte de restaurant-café, servant d’antichambre à la salle plus vaste de la représentation. Mal éclairée par des quinquets fumeux, celle-ci avait des gradins dans le fond, et sur le de-

1. Je n’ai lu dans aucun récit de voyageurs trace de pareille défense.

2. Habitants d’un quartier de Stamboul, peuplé de Grecs, qui s’appelle le Phanar.

vant des tabourets de bois et quelques chaises. Une soixantaine de personnes, dont moitié au moins se composait de petits garçons et de petites filles de six à dix ans, attendaient impatiemment qu’on achevât les préparatifs du spectacle.

« Bientôt la pièce commença, et mes compagnons me la traduisant phrase par phrase, je n’en perdis presque pas une parole.

« Dans un art si primitif, la loi des gradations ne saurait être observée. Du premier mot, l’auteur arrive au fait et mène rondement son intrigue. Caragueuz, en entrant en scène, chante les joies de l’amour, mais de l’amour tout matériel, et avec des détails techniques à scandaliser les plus tolérants. Puis, ses couplets finis, surviennent tour à tour diverses femmes qui se promènent : le harem d’un pacha, l’épouse d’un négociant, celle d’un saraf arménien, celle d’un laboureur, la fille d’un uléma. A leur aspect, le luxurieux s’enflamme ; ses appétits brutaux se manifestent avec une évidence malhonnête qui met en joie toute l’assistance, même les plus petits enfants. Caragueuz essaye successivement de séduire chacune de ces belles; et après plus ou moins de feintes indignations, d’objections qui se radoucissent, de pourparlers où l’on décoche maint sarcasme lascif, toutes, hélas ! finissent par capituler et consentir. Seulement, elles font leur prix ; et quand le tentateur avoue n’avoir pas un para, elles s’éloignent en colère, ou même lui font des ni-

ches de telle nature qu’il est impossible de les raconter.

« Rebuté de la sorte et d’autant plus affriandé, Caragueuz tâche de se consoler en se prouvant, dans un long monologue, à l’aide d’une foule de comparaisons bouffonnes, qu’il n’y a guère de distance de la brioche au pain bis, et que toutes les femmes se valent. Là-dessus il va frapper à la porte d’un lupanar. Arrivant les mains vides, il n’y est pas mieux accueilli : malgré ses prières, ses promesses et ses ruses, on le chasse nombre de fois. A la fin il se fâche et veut forcer la porte; mais on lâche sur lui un gros chien qui, dans un combat grotesque, le fait eunuque d’un coup de dent et s’enfuit. Atterré par son infortune, voilà le tapageur contraint, pour rattraper ce qu’il a perdu, d’accepter le rôle de pourvoyeur de la maison.

« Alors s’ouvre la contre-partie de la revue féminine, et cette seconde moitié du drame est d’un comique bien supérieur à tout ce qui a précédé. Caragueuz va solliciter, les uns après les autres, un pacha, un uléma, un banquier, un négociant, un militaire, un derviche, un juif, un chrétien, un portefaix, etc. Tous résistent d’abord, et après les grandes raisons vagues tirées de la morale objectent leurs vrais motifs. C’est une curieuse satire du caractère typique des castes et des professions. Le pacha parle de sa dignité, l’uléma de sa considération, le banquier de son crédit, le juif suppute la dépense, et le mar-

chand les risques qu’entraînerait la satisfaction de leurs vices. Rêvant d’autres voluptés, le derviche méprise de si vulgaires plaisirs. Peu à peu cependant les scrupules fléchissent devant l’éloquence burlesque, les paradoxes, les tableaux érotiques que

Riche Turc de la troupe de Caragueuz.

déroule le séducteur : chacun se décide en se donnant à soi-même les justifications les plus burlesquement sophistiques. A la fin le lupanar se trouve rempli, et une dernière scène, scène muette et hideuse d’impudeur, montre l’intérieur des appartements. L’on retrouve tous les personnages conten-

tant la passion qui les a conduits, et Garagueuz, restitué dans son premier état en récompense de ses services, remplissant les fonctions d’un Priape musulman. »

En lisant cette analyse, on comprend « l’utilité » du bon écrivain, les ressources du vocabulaire dont il dispose, la finesse et la variété des tons de sa palette ; c’est ce qui appelle au premier rang Gérard de Nerval l’humoriste, quand M. Charles Rolland l’économiste se traîne un peu lourdement à l’arrière-garde.

Gérard se garde bien d’effaroucher tout d’abord son lecteur en lui disant qu’il va l’entretenir de scènes scandaleuses « impossibles à raconter ». Avec bonhomie il entre dans son récit, sans trop appuyer. Sa plume ne fait qu’effleurer le sujet; celle de M. Charles Rolland, insuffisamment taillée, crache des invectives. L’auteur de la Turquie contemporaine ne semble pas se douter qu’il est des scènes, non pas impossibles, mais difficiles à bien raconter. Il emploie les mots sans les habiller suffisamment, et c’est pourquoi son analyse devenant forcément crue par un manque d’équivalents qu’aurait pu lui fournir l’étude des bons auteurs, il éprouve quelque honte à raconter les dévergondages de Caragueuz ; et, à son point de vue, il a raison.

« Je ne suis pas d’une vertu bien farouche, ajoute le voyageur; mais j’avais le cœur soulevé. Ce qui m’affectait surtout, c’était de voir flétrir prématurément à ces turpitudes la chasteté, la sainteté de

l’enfance. Ainsi, dans une contrée si religieuse et si morale à certains égards, des parents laissent, sans prendre garde, déflorer à huit ou dix ans l’imagination de leurs filles, la sainte ignorance s’envoler de leurs âmes, et peut-être la dépravation pousser ses premiers germes sous les excitations qui doivent naître de telles précocités! Je sais que ces funestes représentations durent seulement un mois par année ; c’est un plaisir de carnaval. Mais faut-il donc au poison tant de temps pour pénétrer tout l’organisme? »

On a parfois posé la question, à savoir si l’enseignement de Polichinelle jadis, de Guignol plus populaire aujourd’hui, n’a pas une conséquence fâcheuse sur l’entendement de l’enfant qui apprend, devant les baraques des Champs-Elysées, des choses que la morale réprouve, que le Code défend.

Caragueuz semble autrement dangereux que nos grotesques français. Devant un public presque entièrement composé d’enfants, il se livre à de telles énormités qu’on se demande quelle idée peuvent en garder plus tard ces enfants devenus hommes.

J’admettrai volontiers, pour ma part, que l’excessif et l’énorme, avec leurs proportions gigantesques, sont loin d’offrir le même danger que le réel et le Simple. Si la diminution infinitésimale des choses fait paraître les êtres sans importance, le grandissement démesuré les classe dans des régions fantastiques échappant à la fois aux lois de la

nature et de l’art. L’homme, vu du haut d’un clocher de cathédrale, n’a guère plus de surface qu’une fourmi; une puce prend des proportions d’éléphant, par la puissance du microscope.

C’est par l’effet du même grandissement moral que Polichinelle peut battre sa femme, assommer le commissaire, rouer de coups les gendarmes et pendre jusqu’au diable qui apportait sa potence vengeresse pour y accrocher le bouffon subversif. Ainsi, pour Garagueuz ; ce personnage à l’œil noir (on est tenté de l’appeler l’homme à la carabine) peut fusiller à sa manière hommes, femmes, enfants, juifs et juives, gens du commun et' gens au pouvoir. L’enfant pressent que « tout cela n’est pas vrai ». Et ce renversement des choses naturelles, l’enfant en a ou en aura la conscience, rien qu’en regardant autour de lui dans la rue, dans la maison. Polichinelle peut continuer ses exploits dans le jardin des Tuileries ; Garagueuz, faire montre de prouesses dans les faubourgs de Constantinople : ni l’un ni l’autre de ces fantoches ne me semblent plus dangereux que Scapin rouant de coups Géronte dans son sac.

Théophile Gautier assista, à la même époque où M. Charles Rolland écrivait ses impressions, à une représentation classique des exploits de Caragueuz qui avait lieu à Top’hané, dans l’arrière-cour d’un café.

« La cour était remplie de monde. Les enfants et sur-

tout les petites filles de huit à neuf ans abondaient. De leurs beaux yeux étonnés et ravis, épanouis comme des fleurs noires, elles regardaient Caragueuz se livrant à ses saturnales d’impuretés et souillant tout de ses monstrueux caprices. Chaque

Troupe de Caragueuz. Cavas (gendarme).

prouesse érotique arrachait à ces petits anges, naïvement corrompus, des éclats de rire argentins et des battements de mains à n’en pas finir.»

De cette description, j’enlèverai volontiers la qualification de « naïvement corrompues » appliquée aux petites filles. L’Orient, peut-être en raison du

climat, laisse tomber tous les voiles; l’Occident les remplace par une feuille de vigne. Cette précaution, que la morale revendique de temps en temps, que l’art enlève quand il peut triompher de son adversaire, a paru à quelques esprits plus attirante pour le regard qu’utile. Aussi le plus hardi des philosophes du dernier siècle, Diderot, faisait-il apprendre à sa fille l’anatomie sans cacher la forme des appareils générateurs et leur rôle.

Les gros mots du xvn° siècle, employés par la société polie du temps, ont été chassés des dictionnaires modernes. L’adultère ne se dresse-t-il pas redoutable et amer dans tant de ménages modernes?

Ce n’est pas que j’appelle les débuts de Caragueuz dans la baraque de Guignol aux Ghamps-Élysées. Il amuse les peuples orientaux, et, le premier moment de surprise passé, il paraîtrait sans doute naïf aux Parisiens ; mais je crois que son caractère ityphallique est singulièrement modifié par des représentations traditionnelles et que le grotesque qui y est attaché en atténue le relief choquant. A juste titre Théophile Gautier reconnaît que ces fantaisies déréglées ne sont pas dangereuses et s’évanouissent comme des ombres quand on éteint le lampion de la baraque.

« La pruderie moderne, dit le poète, ne souffrirait pas qu’on essayât de rendre compte de ces folles atellanes, où les scènes lascives d’Aristophane se combinent avec les songes drolatiques de Rabelais ; figu-

rez-yous l’antique dieu des jardins habillé en Turc et lâché à travers les harems, les bazars, les marchés d’esclaves, les cafés, dans les mille imbroglios de la vie orientale et tourbillonnant au milieu de ses victimes, impudent, cynique, et joyeusement féroce. On ne saurait pousser plus loin l’extravagance ityphallique et le dévergondage d’imagination obscène. »

Un archéologue connu par ses recherches scientifiques et les intéressantes figurines que l’un des premiers il rapporta de Tanagra, M. O. Rayet, a fait la remarque, qui jusqu’alors avait échappé aux érudits, que les figurines grotesques ou obscènes se trouvent surtout dans les tombeaux d’enfants. La joie, la gaieté, privilèges de l’enfance, n’étaient pas repoussées par les Grecs, même quand elles s’alliaient à la représentation des organes de la génération, modelés dans un sens exagéré1.

M. Charles Rolland n’a pas songé à ces faits qu’un archéologue trouve dans son ardente curiosité de toutes choses. La morale de l’homme politique consiste en prohibition, en indignation ; trop dure pour la Turquie moderne, elle me paraît dépasser le but.

« Instruit par ce que je viens de voir, et c’est là le

1. Je n’ai pas sous les yeux le texte du savant professeur de la Bibliothèque nationale; je me rappelle, d’après une note seulement, que M. Rayet, signalant chez les Grecs l’étrangeté de l’obscène, s’appuyait sur les représentations licencieuses de Caragueuz auxquelles assistaient les femmes et les enfants.

principal bénéfice de ma soirée, j’apprécie mieux encore l’œuvre des réformateurs qui ont ouvert un théâtre à Péra. Je comprends enfin quelle est la portée civilisatrice des encouragements donnés par Abdul-Medjid aux acteurs européens, et comment il s’efforce, par l’initiation à un art plus élégant et plus pur, de détourner les Osmanlis du seul divertissement scénique qu’ils aient connu jusqu’ici. Puisse réussir une si louable entreprise ! A mon sens, le jour où le dégoût public aurait proscrit Caragueuz, un germe de mort serait extirpé du sein du peuple ottoman. »

N’est-il pas excessif d’envisager Garagueuz comme le « germe de mort d’une nation »? Une portée si profondément morbide doit-elle être attribuée au bouffon? J’insiste là-dessus, et je ferai remarquer qu’en Turquie on n’adore pas les attributs de Garagueuz comme dans les villages français, il n’y a pas longtemps, les paysannes superstitieuses adoraient ceux de saint Phal, dans la Côte-d’Or ; ceux du fameux saint Guignolet dans le Berry1.

Quand les petits poètes grecs criblaient d’épigrammes Priape, on put se dire que le dieu avait fait son temps, et que bientôt ses autels disparaîtraient sous les ronces. Garagueuz, amoindri, se transformait déjà à l’époque où Gérard de Nerval faisait sa tournée d’Orient. Un autre voyageur a

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