Voir aux Appendices pour ces curieux détails
montré Caragueuz encore quelque peu lubrique, mais faisant tourner cette lubricité à la satire des mœurs.
« J’ai vu maintes fois ce fantoche pendant le long séjour que j’ai fait en Syrie et en Turquie, et j’avoue, à ma honte, que ma pudeur n’a pas été effarouchée par les saillies et les lazzis de ce drôle. Je regrettais meme vivement d’être loin de tout comprendre.
« En pays turc, Caragueuz est Turc; en pays arabe, il est Arabe; mais partout son genre d’esprit est le même : et c’est dans ce genre que l’imprésario brode et improvise.
« A Constantinople, Caragueuz était très hardi. On en jugera par le trait suivant, bien connu du reste : Caragueuz jouait devant de hauts fonctionnaires. Il dialoguait avec son âne à la porte d’un beau jardin où n’entraient que quelques privilégiés. Il voulut être un de ceux-là, et se mit en devoir de tirer son âne par la bride. Résistance de la bête. « Attends, attends, dit Caragueuz, je vais te montrer comme on avance en Turquie. » Et, se mettant derrière le baudet, il le poussait de la façon que vous savez. On prétend que, à cette saillie , les hauts fonctionnaires ne rirent que du bout des dents h »
Une autre réplique aux arguments trop sévères et trop généralisateurs de M. Rolland, je la trouve encore dans l’opinion de l’érudit le plus distingué de