PACHYDERMES
C’est au.x Mannnirères , dont il nous reste à parler, (m’appartiennent les espèces terrestres (le plus grande taille. Ces animaux se partagent en différents ordres : en tête sont les Éléphants, (jue plusieurs auteurs ont réunis à tort aux Ihicliydcrmes ; [mis les Pachydermes proprement dits, ainsi nommés à cause de l’épaisseur de leur [>eau, et enrm les Huminants.
Le liàtiment consacré à ces animaux, et (jui s’a[)pelle la Uotonde , a été commencé en 1801 sur le plan de M. Molinos,et destiné à être le logement des animaux féroces ; il fut interrompu deux ans [dus tard, puis repris en 1810 et terminé en
L’ordre des Pachydermes com[)rend les Hippopotames, les Hhiiiocéros , les Tapirs, les Chevaux et les Sangliers ou les Cochons. Do même que les Ours, les Civettes, les Felisct les Chiens, ces animaux constituent autant do familles à [lart, autant de grands genres, dont les es[)èces ont été ((uelquefois partagées en subdivisions secondaires, appelées elles-mêmes
genres [lar certains naturalistes, et sections ou sous-genres, par d'autres, mais sans ([u’on ne les distingue guère ([uc d’une manière artificielle, et en se servant des caractères (|ui différencient entre elles les es|)ècos dan.s chacun des véritables gmires.
l'n autre ordre d’animaux, dont '[dnsieurs es[)èces habitent la Hotonde et les Parcs de la
Vallée suisse, est celui des lUiininants. 11 comprend le Clianicau, le Lama, la Girafe, le Cerf, le Chevrotain, rAiililope , la Chèvre, le Mouton et le Bœuf.
Ei.É PUANT d’Asik [Elephas indiens). — Eléphant d’Afrique [Elejdias afrkanus). — Il II I N O c É R O s DES 1 N D E S ( lihinoceros indiens) .
La Ménagene de Versailles en a nourri un, et ta Ménagerie de Paris en possède un dont les formes gigantesques se développent rapidement.
Daman de Syrie {Hyrax syriaens) . — Tapir d’Amérique {Tapir americanns).
Hippopotame amphibie [Hippopotumns amphibius).
En individu donné par S. A. le Pacha d’Egypte est arrivé tout récemment à 1a Ménagerie (août 1853). 11 est le premier (pii soit venu sur le continent européen (il y on a un on Angleterre) depuis les Romains.
Sanglier {Sus Scropha) . — Sanglier du Gabon. — Cochon domestique, variétés du Cap. — Vanétés diverses de Chine. — Babiroussa {Sus Babinma) , s’est reproduit à la Ménagerie. — Pécari a collier {Dicotyles torquatus), — Pécari Tajacu {Dicotylca labiatus).
Cheval {Equns), diverses variétés. — Onagre {Asinns férus), le seul (|ui paraisse être encore venu en Europe. — Ane domestique, diverses variétés. — Zèbre {Equus Zébra), mulet (1e Zèbre et d’Anesse. — Dal w {Equus Durcltellii), s’est reproduit plusieurs fois à la Ménagerie. — Hémione ou Dziggetai {Equus Uemionus), s’est reproduit plusieurs fois à la Ménagerie, où l’on a même obtenu des individus nés de parents français. — Mulets d’Anesse et d’ Hémione. Ces animaux sont parqués dans la vallée Suisse {n° 02 du plan).
L’Hémione a été offert au Muséum par M. Dussumier.
On dresse aussi les espèces africaines de la famille des Solipèdes.
Au Cap, on a des Couagga, et l’on cherche <\ en multiplier le nombre; car ces animaux sont doués d’un grand courage, et loin de fuir devant les bêtes féroces, ils les attaiiuent eux-mêmes, et parviennent habituellement à les mettre en fuite. .Aussi élève-t-on do ces Couagga avec les troupeaux <}ui, sous leur jirotection , parcourent les pfiturages avec plus de sécurité qu’ils ne pourraient le faire sans eux. Le Couagga est moins rayé que le Zèbre {hquus Zébra) et (juo le Dauxv {Equus liurehelii). Les Dauws i|ue l’établissement acheta en 1824 ont eu ciiKj petits; un seul de ces derniers n’a pas survécu, encore est-ce par accident t|u’on l’a perdu. Ces animaux sont très-rétifs, et à certaines époipies de
lannee, ils sont même dangereux pour les personnes tprils ont journeilement l’habilude de voir.