‹ Le muséum d'histoire naturelleChapitre 60 sur 100 · SINGES DE LA TROISIÈME TRIBU · texte numérisé non relu

SINGES DE LA TROISIÈME TRIBU

En Amérique, il existe des Singes depuis le Mexique jusqu’au Paraguay. Mais leurs caractères ont dû les faire considérer comme appartenant à une autre famille que les Singes d’Afrique et d’Asie, et on leur donne communément le nom de Sapajous, en latin Cebus, par opposition à celui de Pithèques {Pithecus), que reçoivent les précédents. Los Sapajous se. partagent en plusieurs genres. Captifs dans nos Ménageries, ils témoignent une intelligence moins variiio que les Pithèques; en revanche, ils sont plus doux et plus confiants, et leur âge

DEUXIÈ VIK PAHTIK,

«(Julie n est pas caracléxisé, comme cJiez ceux-ci, par une liumeur rtilivc. Ils s’attadient facilement et savent reconnaître, par leur amabilité, la protection qu’on leur accorde; mais ils sont généralement assez malpropres. Ils ont plus de goût pour les insectes que n’en ont les Singes de I ancien monde; ils aiment aussi les fniils, les légumes et le laitage.

Genre ATÈLE {Alehs). — Atèi.e Coaita {Ateles Pajiiscus) , — Geoffroy - Saint - Hilaire ,~-de la Guyane, du Brésil et du Pérou.

At. Pentadactyle (a. Pentadactylus) , — Geoffroy-Saint-Hilaire, — de la Guyane el du Pérou.

At. a front blanc {A. Marginatus) , — Geoffroy-Saint-Hilaire, — au Brésil.

At. Cay ou (A. Ater) , — Frédéric Cuvier , — de la Guyane.

At. IIelzebüth (A. Belzebuth), — Geoffroy-Saint-Hilaire, — de la Guyane et du Pérou.

A T. AUX iMains noires (A. Melanochïr ) , — Dosmar.

A T. M ETi s (A. Hybrides) , — Isidore Geoffroy , — de Colombie.

Les Atèles sont des espèces do Sapajous, remaniuables par la disproportion apparente do leur corps, comparé à leurs membres et à leur queue. Ils s’accrochent mieux que les précédents au moyen de cette queue, qui est terminée par une sorte de doigt prébensible. Leur naturel est doux , et ils ne inamjuent pas de pénétration ; mais ils sont tristes et comme souffrants dans la logo où on les tient. Dans les bois , au contraire, ces animaux déploient la plus grande agilité, et ils ont, à un plus haut degré que les Gibbons, la faculté de s’élancer d’arbre en arbre avec une extrême rapidité.

Genre Sajou ou Sapajou (Ceûzjs). — Sajou brun {Cebus apella) , — Erxleben, de la Guyane.

S. VARIÉ (C. Variegalus) y — Geoffroy-Saint-Hilaire, — du Brésil.

S. A PIEDS DORÉS ou Chrysope {Ccbus Chrysopus) , — Cuvier.

S. A toupet (C. Cirrifer) , — Geoffroy-Saint-Hilaire, — du Brésil et de la Guyane.

S. A FOURRURE (C. Vellerosus) , — Isidore Geoffroy, — du Brésil.

S. COIFFÉ {C. Frontatus) , — Desmar., — de V.Vmérique méridionale.

S. ÉLÉGANT (C. Elegans) , — Isidore Geoffroy, — du Brésil et du Pérou.

S. barbu (C. Barbatus), — Geoffroy-Saint-Hilaire, — de la Guyane.

S. CAPUCIN (C. Capucinus) , — Erxleben, — de la Guyane et du Brésil.

S. A GORGE blanche {C. IJypoleucus) , — Geoffroy-Saint-Hilaire, — de la Guyane.

Cos singes, caractérisés par leur queue prenante, mais non pas dénudée à son extrémité, présentent de nombreuses variétés de coloration.

Les Sajous apprennent assez facilement différentes sortes d’exercices , et ce sont parmi les singes savants que l’on voit avec les montreurs d’animaux ceux qui amusent davantage le public.

Genre SAIMIRI {Saïmiris). — Saimiri Sciurin {Saîmiris Seiureus), — Isidore Geoffroy, — du Nord de l’Amérique méridionale.

La présence à la .Ménagerie de ce joli petit singe a été d’autant plus remarquable qu’il est très-difficile de l’amener vivant en Europe : sa gentillesse et sa douceur sont célébrées avec raison par les naturalistes ; son crâne est remarquable par sa grande capacité ; c’est surtout dans le diamètre antéro-postérieur et non en élévation que ce développement est sensible.

Genre N YCTIPITHÈQUE (Nyctipithecus). — Nycti pithèque félin {Nyctipithccus felinus) , — Spix , — de Bolivie.

Genre CALLITRICHE (Cflf/j’f/ina:). — Callitriche moloch {Callithrix moloch) , — Hoffman , — du Brésil.

Genre SAKI {Pilhecia). ~ S satanique {Pithecia Satanns) , — Hoffmann,— du Brésil.

Genre TAMARIN {Midas). — Tamarin nègre (;Vidas — Geoffroÿ-Saint--

Hilaire , — du Brésil.

MÉNAGE ÜIE. — MAMMIFÉEES.

Tamarin aux mains rousses {Midas nufimanus).

T. Maiukina {Midas liosalia) , — Geoffroy-Saint-lIilairc, — du Brésil.

T. PiNCHE {M. OEdipus) , — Geoffroy-Saint-llilairc, — de la Guyane et de la Colombie.

Genre OUISTITI {Napale). — Ouistiti ordinaire {Jacchus vulgaris) , — Geoffroy-Saint-lIilaire, — d'' Brésil.

Ouistiti a pinceaux noirs {Ilapale penicillata) , — U, Ayncr, — du Brésil.

Les Ou isTiTis sont un gi’oupe de Primates également américains, et dont les espèces, les plus petites parmi les Singes, rappellent, par leurs mœurs et leur agilité, le genre de vie des Écureuils.

On remarquera surtout, à l’occasion des Ouistitis, combien est peu général le caractère qui avait fait appeler Quadrumanes l’ordre des mammifères dans lequel se placent ces animaux. Leurs ongles ne sont pas aplatis comme ceux des autres Singes, et ressemblent plutôt à do petites griffes; aussi s’en servent-ils pour grimper aux arbres.

Les Ouistitis ont moins d’intelligence que les autres Primatès, et, sous ce rapport, ils se rapprochent jusqu’à un certain point des Écureuils.

L’Ouistiti à pinceaux a plusieurs fois reproduit à Paris, et c’est un des Singes que l’on conserve le plus aisément en cage. Dans un des couples qui ont offert cette particularité, et qu’ori a pu observer à loisir, le mâle et la femelle prenaient également soin de leurs petits. Les Ouistitis sont fort attentifs à tout ce qui se passe autour d’eux; mais chez eux, c’est plutôt méfiance que curiosité. Leurs grands yeux, la vivacité de leurs regards semblent bien indiquer un certain jugement , et cependant leur intelligence est très-limitée. On assure même qu'ils no reconnaissent pas les personnes qui les nourrissent, et ils les menacent de leurs morsures aussi bien que celles qu’ils voient pour la première fois. Ces petits animaux sont très-irascibles; quand on les taquine, ils poussent des cris aigus.

Les Ouistitis et les Sapajous des différents genres ont pour caractères communs l’écartement de leurs narines, la longueur de leur queue et l’absence des callosités isebiatiques que présentent tous tes Singes de l’ancien monde, à l’exception des Orangs et des Chimpanzés, et sur lesquelles ces animaux s’asseoient.

Aucune espèce de Sapajou ne s’est encore multipliée à la Ménagerie, et l’on a cru qu’il fallait en accuser la faiblesse de leur tempérament et la difficulté avec laquelle ils supportent les nombreuses variations de notre température. Cependant un couple de ces animaux a reproduit, sous le même climat, dans une des propriétés de M. le duc de Luxembourg. Ces Sajous n’avaient (]u’un seul petit. Le fait de la multiplication est moins rare chez les Singes d’Asie ou d’Afrique, et on a obtenu des petits dans plusieurs des genres de ces animaux. Los Papions, qui sont des Cynocéphales, le Maimon et le Rhésus , du genre Macaque, ainsi que le Macaque commun, et môme la Guenon grivet, ont produit, bien que captifs et éloignés de leurs pays. Une môme fenielle do cette dernière espèce a eu trois portées successives. Les jeunes singes sont fort débiles au moment de leur naissance , et la mère , qui a pour eux une grande affection, tes tient fort longtemps suspendus à son mamelon, et cramponnés à son corps. Chaque portée , chez les Singes de l’ancien monde , n’est que d’un seul petit. Il est difficile d’élever ceux qu’on obtient ainsi, et pourtant une femelle de Macaque, née à la Ménagerie en 1823, y a vécu jusqu’en 1831. Un Rhésus, né dans le môme établissement, a atteint l’âge de 4 ans.

A la Singerie , les habitations particulières constituent autant de petits compartiments , ayant vue sur le couloir intérieur et sur la grande cage exposée à l’air libre et dans laquelle, si la saison le permet, les Singes sont à peu près mis en liberté. Le Sajou d’Amérique et le -Mandrill de Guinée , le Macaque ou le Semnopithèque de l’Inde , et le Maki de Madagascar, vivent alors tous en commun. Il y a bien, de temps à autre, quelque dispute, quelque bataille

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inônic, iiiâis pou d effusion do song^ cur onsi soin de tenir en cluirtre privée les indiv'idus (jui aiinoiit trop à faire sentir lu supériorité de leur force. Ces espèces de récréations générales sont un spectacle à la fois grave et burlesque qu’on observe toujours avec la même curiosité, mais dont nous no saurions donner par la parole qu’une idée trop insuffisante. Quand un nouvel hôte arrive à la Singerie, il serait imprudent de le lùcher de prime abord au milieu de la troupe entière; il est nécessaire (pa’il s’accoutume à quelques-uns de ses nouveaux compagnons, et qu’il prenne ainsi les allures de l’endroit. On a vu des Singes que les tracasseries d une première réception avaient effrayés au point de les faire fuir au sommet d’une de leurs cellules oii ils ne tardaient pas à mourir de peur ou d’abstinence.

Quelques-uns de ces animau.\ vivent assez longtemps en cage, et il en est qui ont supporté jusqu ù douze ou (juinze années do captivité, même avant la construction du nouveau batiment. Mais, pour la plupart, ils sont moins heureusement constitués, et, après un temps qui est ordinairement beaucoup moins long, ils succombent à des maladies de poitrine ou d’intestins. Le froiil leur est surtout nuisible, et en hiver ils sont pris quelquefois de coliijues violentes, qui les emportent en peu do jours. L’autopsie, dans ce cas, démontre assez souvent la lésion connue sous le nom d’invagination des intestins. Le soin que l’administration du Muséum met à tenir les cages de la Singerie constamment habitées , en remplaçant par de nouveaux venus toutes les malbeureu.ses victimes de noire climat, tient les pertes à peu près indifférentes; et les collections de zoologie et d’anatomie s’en partagent avantageusement les dépouilles.

Un vieux Sajou qui a vu l’ancien et le nouveau local a laissé des .souvenirs intéressants. Il avait hérité du nom de Jack que portait l’Orang-Outan. C’était le plus intelligent de tous les Sapajous : passait-on sans s’arrêter devant sa cage , lorsqu’on avait quelques gâteaux à la main, il appelait en frappant, jusqu’à ce qu’on eût satisfait à son désir. Si on lui donnait des noisettes , et qu’il ne pût les casser avec ses dents, à cause de l’épaisseur du bois , il prenait une boule, et bienlût la coque était brisée. Ce Singe n’était pas moins curieux à voir lorsqu’on lui avait donné une de ces allumettes, aujourd’hui si usitées sous le nom de chimiques allemandes. Il la frottait, l’allumait et la tenait entre ses doigts sans s’effrayer du bruit ou do la lumière.

Nous nous contenterons d’emprunter aux Mémoires de la baronne d’Oberkich un exemple de la facilité avec laquelle les Singes , en général , reproduisent les actions qu’ils ont vu exécuter :

« Vers la fin du siècle dernier, M"’“ la princesse de Cbimay avait un jeune Singe du genre des Sajous, et elle l’aimait beaucoup. Ce polit animal parvint à casser sa chaîne et à s’enfuir sans (jue personne y prît garde. 11 couchait dans un cabinet, derrière la chambre de la princc.sse, on compagnie d’une chienne bichonne aussi petite que lui. Ils vivaient en parfaite intelligence , no se battaient jamais , à moins qu’il n’y eût (juelque amande ou quelque pistache à partager. Le Singe, tout heureux de sa liberté, en usa d’abord sobrement, à ce qu’il paraît, car il se contenta de verser de l’eau dans l’écuelle de sa compagne et d’en inonder le tapis. Enhardi bientôt, il .s’aventura dans la chambre voisine, et pénétra enfin dans le cabinet de toilette qu’il connaissait parfaitement; on l’y amenait tous les jours, et la belle Inilelle de vermeil de la princesse faisait depuis longtemps l’objet de sa convoitise. On peut juger de sa joie : ce fut un bouleversement complet de boîtes, de houppes à poudre, do peignes et d’épingles à friser. Il ouvrit tout, répandit toutes les essences, après avoir eu le soin de s’en parfumer. Il se roula ensuite dans la poudre, minauda devant le miroir, et ravi do sa transformation, il la compléta en s’appliquant du rouge et des mouches, ainsi qu’il l’avait vu faire à sa maîtresse; il est inutile de dire que le rouge fut mis sur le nez et les mouches à tort et ù travers. Pour compléter sa parure, il se fit un pouf avec une manchette, et cet ajustement complété, il se précipita dans la salle à manger au milieu du souper, au moment où on s’y attendait le moins, sauta sur la table et courut vers sa maîtres.se.

M È N \ (i E n I K . — M A M M I F l': W FS. < ’>-i

« Lf's damos pnussèront dos cris affreux et s’enfuirent, pensant que le diable en personne était venu les visiter, La princesse elle-même eut de la peine à reconnaître son favori ; mais lorsqu’elle se fut assurée que c’était bien Ahnanzor, lorsqu’elle le montra assis à côté d’elle, enchanté de sa parure et faisant le beau , les rires chassèrent la frayeur, et ce fut bientôt à qui lui donnerait des gimblettes et des avelines, n

IP Famille - LES LEMUHIDÉS - LEMlIilDÆ

Nous ne (juitterons pas la Singerie sans parler des Makis ou Lémuriens (genre Lcrniir de Linné) , ipii sont les derniers des Primatès. Ces animaux sont à peu près nocturnes : assez indolents pendant le jour, ils montrent, au contraire, pendant la nuit , et surtout au crépuscule, une grande activité. Ils viennent de Madagascar. La Ménagerie en a déjà reçu différentes espèces,

(lENRE M AKI. — Maki a fro.xt bl anc {Lomur aUnfrons) , — Ceoffroy-Saint-Hilaire, — de Madagascar.

M. Mococo [L. Catta), — Linné, — de Madagascar.

M. ROUGE {L. ntber), — Ceoffroy-Saint-Hilaire, — de Madagascar.

M. A FRAISE {L. coUaris) , — Geoffroy-Saint-Hilaire, — (îé Madagascar.

M. A FRONT NOIR {L. nigrifrotis) , — Geoffroy-Saint-Hilaire, — de Madagascar.

M. Mo NGOUS {L. Mongol), — Linné, — de Madagascar.

M. Va RI {L. Varius), — Isid. Geoffroy, — de Madagascar.

Genre CHEIHOGALE [Cheirogaleus) , — Geoffroy-Saint-Hilaire. — Ciieirogai.e de Miliiis {Cheirogaleus Milii), — Geoffroy-Saint-Hilaire, — de Madagascar.

Genre NYCTICÈIJE [Nycticebus), — Geoffroy-Saint-Hilaire. — Nvcticèbe de Java [Nycticebus Javaniciis), Geoffroy-Saint-Hilaire, — de Java.

Genre LOIUS. — Loris grêle (Loris gracilis) , — Geoffroy-Saint-Hilaire, — de l'Inde et de Ceylan.

( i E N R 15 M I G R O C È B E ( Microcebvs }. — M i c r o c f; b e roux ( Mirrocebus lutfas ) , — Schinz, — de Madagascar.

CAHiSASSlEIPS

Tous les Mammifères carnassiers ne se nourrissent pas exclusivement de chair, et parmi les. animaux (jui ont ce régime, il en est ((ui n’appartiennent pas à l’ordre des Carnassiers. Ainsi les Didelphes ou Marsupiaux, quoiijue leur mode d’alimentation soit souvent le même, ne font pas partie de cet ordre.

Idnné donnait aux animaux carnassiers le nom commun do Ferœ ou bêtes féroces. Cette appellation était assurément la plus exacte pour des espèces telles que le Lion, le Tigre, l’Hyène, qui vivent de carnage et de sang; elle répond d’ailleurs parfaitement à l’expression vulgaire d’animaux féroces.

Nous verrons cependant qu’individuellement les Carnassiers sont susceptibles d’être apprivoisés. Ils ont assez de véritable intelligence pour apprécier les soins qu’on leur donne, et assez de docilité pour subir le joug d’un maître. Il n’est aucun de ces animaux , si farouches et si redoutables, <|ue la main de l’homme ne soit parv^enu à dompter. Quelques-uns, tels que le Chat et le Chien, sont devenus nos serviteurs fidèles et presque nos amis. Les Loutres et

DKl XliniE PA HT I K.

les Plioques pourraient Otre dressés à In pecho; les premières dans les eaux douces, les autres sur les bords do la mer.

IjO bâtiment consacré à l’Iiabitalion dos animaux carnassiers est situé dans l’enceinte consacrée à la Ménagerie, et presriue contigu au quai Saint- Hernard {n° 28 du plan). C’est en 1817 que l’on a construit cet édifice, (pii consiste en une longue galerie composée de vingt -et-une loges exposées au midi, double en profondeur et assez large pour <iue l’on puisse sans danger SC i)i’omener à l’intérieur, et voir les animaux lorsijue les volets extérieurs sont fermés. A chaque extrémité s’élève un pavillon servant d’entrée et suivi d’une belle

et large [)ièce entourée de cages de fer où l’on renferme les Carnassiers de petite taille.

Derrière ce bâtiment règne une vaste cour et des hangars : on enchaîne dans la cour les animaux qni supportent facilement les intempéries des saisons , tels que les Chiens et leurs variétés, les Loups, les Chacals, les Renards.

Les hangars servent aux premières opérations qui suivent la mort des hôtes de la galerie : ce sont des laboratoires d’anatomie et d’expériences physiologiques. Les animaux féroces ne sont établis dans ce bâtiment que depuis 1821. Ils logeaient précédemment, et depuis 1791, dans un vieux bâtiment situé à l’extrémité de l’allée des Man’onniers.

Mous continuons l’énumération des animaux qui ont vécu à la Ménagerie.

Le Kinkajou Potto {Ccrcoleptes Cmidivohndns) , — Gcoffroy-Saint-llilaire. — L’Ouns nnuN {Ursiis arclos), — Linné. — L’Ouns teuridle {Urs. féroce), — des États-Unis. — L’Ours des Asturies {Urs. Pi/renaîcus) , — Fréd. Cuvier. — L’Ouns a collier de Sibérie {Urs. coUaris), — Fréd. Cuvier. — L’Ouns pécheur du Kamtschatka {Urs. piscalor), — Pucheran.

Cos trois dernières espèces ont été déterminées et établies d’après les individus qui ont vécu

à la Ménagerie.

1/ O U R s NOIR d’Amérique ( Ursus A merîcnn us), — Fréd . Cuvier. — L ’ O i; ns orné DES CoRDiLLiÈRES {Urs. omotus) , — Fi'éd. Cuvier. — L’Ours Euryspile {Urs. Enryspiliis). — L’Ours jongleur {Urs. labia lus). — L’Ours blanc {Urs. rnarilhnus).

Les Ours habitent à la fois le bâtiment de la Ménagerie et les fosses qui leur sont exclusivement consacrées, et qui longent une partie de l’allée des Marronniers {7i° ^0 du plan). 11 n’est pas rare <ie voir les Ours se reproduire pendant plusieurs générations.

L’Ours blanc a vécu à la Ménagerie de 18.37 à 1811. Il avait une habitude caractéristiiiuc (pii consistait dans un balancement continuel de sa tête, mouvement que les autres Ours exécutent (pielipiefois à la vue des chasseurs ou des Chiens prêts à les attaquer. Les chaleurs de l’été faisaient beaucoup souffrir cet habitant du pôle, et on était obligé do lui jeter, tous les jours, plusieurs seaux d’eau fraîche sur le corps. En hiver, au contraire, il supportait les plus grands froids avec une grande facilité.

Le Raton laveur {Procyon lotor). — Le Raton crabier {Procyon canenvoms).

Ces animaux ont pour habitude de ne rien manger qu’après avoir trempé dans l’eau leur nourriture.

Le Coati roux {Nasna vulyarîs). — Le Coati brun {Nasna nasica). — Le Coati BRUN, variété fauve, et un grand nombre d’autres variétés.

f.e Coati a un long nez ipii lui sert à fouir, et des ongles crochus avec lesquels il porte la nourriture à sa bouche.

M É N A (i K ni E . — M V M M 1 F fc 11 E S .

Le Blaireau ordinaire {Meles viügnris). — Le (îlouton grison {Gu/u vitlatus),

— Dcsmar. — Le IIatel du Cap {MeUivora Capensis). — Martes, — Putois, — Loutres : — plusieurs espèces. — Paradoxure type [Paradoxums typus), — de Pondichéry. — Par. d’IIamilton {Par. Hnmiltonii). — Par. de Nubie {Par. Nuùia;). — Mangouste, — plusieurs espèces. — Crossarque mangue {Crossarcns obsciirus), — Fréd. Cuvier. — Genre et espèce établis d’après l’individu qui a vécu à la Ménagerie. — Suri GATE {Pyzocna Telradaclyla). — Civette d’Afrique {Vivcrra Civetla) , — Linné.

— Civette Zibeth (I7ü. Zibtdha), — Linné. — Genette ordinaire {Genetla vulyaris).

— Genette panthérîne {Genelta pardina), — Jsid. Geoffroy. — Cette dernière Genette déterminée d’après l’individu de la Ménagerie. — Genette du Cap {Genetla Gapensis). — G EN. DE Barbarie {Genetla A fra).

G A NIE N S. — Bénard, — plusieurs espèçes. — Chien Isatis {Gants Layopiis), — Linné. — 11 est brun bleuâtre en été, ce qui lui a valu le nom de Renard bleu; on hiver, il est blanc. Beaucoup d’animaux du iNord , Mammifères ou Oiseaux , présentent le même phénomène. — Le Fennec (ou Animal anonyme de Buffon) {Gants Zerdo) , — Gmelin. — Cet animal est remarquable par ses énormes oreilles. — Le Cors a g {Canis Corsac), — Linné. — Le Chacal de L’Inde {G. Aureus), — Linné. — Le Chacal du Sénégal {G. Anthus), — Fréd. Cuvier. — Le Chacal d’Algérie. — Mulets de Chacals de l’Inde et du Sénégal. — Loup ordinaire {Canis Lupus), — Linné. — Loup noir (C. Lycaon),

— Linné.

Chien domestique. — Un très-grand nombre de races, parmi lesquelles : — Chien de Terre Neuve. — Cii. des Esquimaux. — Ch. de la Nouvelle-Hollande. — Cii. DE Chine (race de boucherie), — etc., etc., etc. — Métis de Chien et de Loup. —

Métis de Chien et de Chacal. — Et Métis nés de ces Métis.

1 1 V É N 1 E NS. — Hyène rayée ( llyena vulyaris) , — d’Algérie, du Sénégal et de l’Inde.

— Hyène tachetée ( I/yena crocuta ) .

FÉLIENS. — Lion {Felis Léo). — Variétés do Barbarie, — du Sénégal, — de Nubie,

— du Cap. — Tigre royal {Felis Tigris), — Linné. — Panthère {F. Pardus), — Linné. — Panthère noire {F. Pardus), — Var. — {Mêlas des auteurs). — Léopard {F. Leopardus). — Serval {F. Serval). — Caracal {F. Caracal), — Linné. — Jaguar ou Tigre d’Amérique {F. Onça), — Linné. — Couguar ou Lion d’Amérique {F. Cunçolur), — Linné. — Ocelot {F. Pardalis), — Linné. — Ciiati {F. Mitis), — Fréd, Cuvier. — Margay {F. Tigrina). — Chat cervier du Canada {F. Hufa), — Linné.

— Gué p a r d {F. Jiibata ) .

Phoque c o m m u n {Phoca vilulina) .

HONGEl US

Les animaux appartenant à l’ordre des Bongeurs, et qui viennent habiter la Ménagerie, sont répai-tis dans diverses parties de l’établissement. Ouehiues-uns sont placés avec les Carnassiers , d’autres avec les Pachydermes et les Buminants. Nous l’avons déjà dit , malgré le désir (jue l’on a naturel leilient de réunir les animaux selon leur rang dans la classilication de la science, il faut se plier souvent à des nécessités résullant ('es habitudes, des mœurs de chaque espèce.

La Menagerie a possédé un grand nombre d’individus, ^'oici les espèces auxquelles ils se ra[)[)ortent :

Marmotte {Arctoinys alpimis). — Monax cris {Anioinys empctra). — Sou.slic

DELXJKME PAirriE.

{SpovmophUtis cililhis). — ÉcünKuiL (un grami nomhro d’espècos et de variétés). — l’üLATOücii F. (Sciui'us l'oldiis), — LoiR {Mi/oxus fjlis). — Lkrot du Sénégal [Myoxns cotipéi), — Fr. Cuvier. — ,M üscardi.n {Mgoxus nveUanarius) . — Lkrot [Mijoxus mitela). — (i R A P H 1 1: R F DU C A P {Graphilirus Capensiÿ) . — Hat, plusieurs espèces. — C a .\i p a g n o i. , plusieurs espèces. — Lièvrf commun {Lcpus limiduÿ). — Lapin {Lepus cnnicnlus). — N ariétés diverses.

Cm IN cm LU A {Cliinclnl/n lanUjem). — Agouti {Ünsyprocla aculi). — Acouciii [Dasyprocta acuchi). — Cobaik, rliverses variétés. — C ari ai {Cavia capybnra). — Paca brun [Cœloyenys fusais).

EDENTES

Unau {liradypus didaclylus) , — Linné. — Tatou Encoubkrt [Dasypus sexcinctus) , — Linné. — Tatou Cacmicamk {D. octocinctus) , — Linné.

animaux DF LA HOTONDK FT DES PARCS.

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