‹ Le museum des sciences et des arts choix de traités complets instructifs sur les sciences physiques et leur application aux usages de la vie par le dr. Dionisius LardnerChapitre 21 sur 43 · I U CHOSES USUELLES. — L'AIR · texte numérisé non relu

I U CHOSES USUELLES. — L'AIR

minuaut insensiblement à mesure qu'ils se ramifient dans le système, jusqu'à ce qu'cntln ils se terminent eft une autre série de tuyaux nommés, à cause de leur extrême petitesse, capillaires. De là, le lluide nourricier passe dans un autre système de lulies nommés reines , |>ar lesquels il est ramené au cœur. La forme et la distribution des veines est un peu comme celle des artères ; leurs troncs pénètrent dans le cœur et leurs ramilications menues se relient aux capillaires. Toutefois, taudis que le sang passe dans les artères des troncs aux branches, il passe dans les veines des branches aux troncs.

« En passant des artères aux veines par les capillaires, le sang subit un changement remarquable dans ses qualités physiques. Les cléments nutritifs qu'il contenait, il les a laissés aux organes à travers lesquels les capillaires l’ont conduit; il revient au rouir par les veiues afin d'y prendre une provision nouvelle de constituants nutritifs. Sa couleur aussi s'est sensiblement modifiée : le sang artériel était d'un rouge vif; le sang veineux est d'un rouge noirâtre.

» Un autre système de tuties, qui prennent leur origine sur tous les points du corps, se compose, comme les artères et les veines, de ramifications et de troncs qui conduisent au cœur, de chaque partie du corps, mais plus spécialement des intestins, un fluide dont la couleur est ici nulle et là rougeâtre. O fluide se nomme lymphe, et les vaisseaux qui le charrient lymphatiques; celui qu’ils tirent des iutestins s’appelle chyle, tomme dans les veines, la lymphe passe des branches des lymphatiques aux troncs. Os troncs versent leur contenu dans les troncs veineux, aux points voisins de ceux où ces derniers péuclrent dans le cœur ; il s’eusuit qu 'après la jonction des lymphatiques avec les veines , le contenu des veines est un mélange de lymphe et de sang veineux. Cette lymphe renferme une partie des éléments nutritifs qui renouvellent le sang veineux.

» Lorsque ce mélange de lymphe et de sang a été versé dans les cavités du cœur par les troncs veineux, il est de nouveau chassé du cœur par la force musculaire de cet organe, et renvoyé aux poumons par un système de. tuyaux flexibles nommés artères pulmonaires. Dans les poumons, le mélange subit l'action de l’air qu'ils ont reçu dans la respiration ; c'est là qu'il éprouve le changement lilial qui lui rend, qui lui fait recouvrer boites ses qualités nutritives, et le convertitencore en sang artériel d'un rouge brillant.

» Iles poumons, et lorsqu'il a subi ce changement tinal, le. sang est ramené au cœur par une autre série de tuyaux nu tubes nommés reines pulmonaires. Là, il est reçu dans une autre cavité, d'où il se rend, comme devaut, par les artères dans les capillaires, pour revenir au cœur par les veiues.

s Tels sont les phénomènes qui constituent cc qu'on appelle la circulutiun du sang.

» La respiration est une fonction qui se rattache par un lien étroit à la circulation. L’air atmosphérique, attiré dans les poumons par l'aspiration, gagne les cellules (ou compartiments à air) de ces organes ; et là, agissant sur le sang à travers les tissus, il donne naissance à des changements d’une importance vitale éuonne. L'oxygène de l'atmosphère est absorbé, cl l’acide rarlxmique, dont le sang veineux était chargé, est mis en liberté. Cc double effet produit le changement linal dont on a parlé et qui fait recouvrer au sang son caractère artériel. Il s’ensuit que l'air qu'on expire dans la respiration est privé d’une grande partie de son oxygène, et chargé d’une certaine quantité d'acide carbonique.

» La circulation et la respiration sont donc, comme on voit, les phénomènes qui constituent la source prochaine, immédiate, de la nutrition. Le sang artériel, en Iravcrsant le système, dépose sur chacun de ses points les princi|ies nutritifs et reçoit en échange une partie de ce que le corps rejette. Les lymphatiques, ras-

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semblant îles diverses parties du système la lymphe nutritive, la transmettent au sang veineux avec lequel elle est portée aux poumons; là, le sang veineux sedé- |iouille des éléments nuisibles que lits organes ont rejeté et lui ont donné, et il reçoit l'oxygène de l'atmosphère , oxygène qui est nécessaire (combiné avec la lymphe] pour reconstituer son pouvoir nutritif. »

Cette note est la traduction d'nu passage du récent ouvrage du docteur Lardner : Animal Plnjsics, or the Body ami ils functious familiarlg expiai uni (Physiologie animale, ou le Corps et scs fonctions familièrement expliqués), p. Ci et suiv. ; Londres, 1X57.

LE FEE

t. Note si n le g XXIII. Combustibles minéraux. — Depuis U» terrains graui- . tiques anciens jusqu'aux couches les plus récentes de l'écorce du globe, ou rencontre, eu plus ou moins grande abondance, des substances combustibles qui, par leur couleur noire, leur opacité et leur composition , se rapprochent plus ou moins du charbon ordinaire, et qui paraissent provenir de la décomposition des végétaux enfouis dans le sein de la terre. On désigne ces substances sous les noms de tourbe, de lignite, de houille, d'anthracite et de graphite. — La fourbe est, de toutes les substances charbonneuses, celle dont la formation est la plus récente, dont l’origine se reconnaît de la manière la plus évidente : c’est une matière brune ou noirâtre, spongieuse, composée de débris de végétaux entrelacés, comprimés et pénétres de limon ; elle renferme même presque toujours des fragments d’herbes sèches .parfaitement reconnaissables, et elle se forme par l’agrégation de certaines plantes qui croissent en abondance dans les marais. Ou en distingue deux variétés : la tourbe des marais et la tourbe marine. La première est la plus commuue et la plus généralement connue par son emploi comme combustible ; ou la trouve en amas considérables dans des terrains marécageux qui sont encore ou qui ont été le fond d'étangs ou de lacs d'eau douce... Les principales tourbières sc trouvent en Hollande, dans le nord de 1 Allemagne et eu Ecosse; mais la France en possède aussi d'assez considérables, dans la vallée de la Somme, par exemple. — Le lignite a une texture lihrense qui rappelle celle du bois, et répand en brûlant une odeur àere et piquante : on le trouve ou disséminé ou en bancs, dans diverses couches des terrains île sédiment tertiaires ou secondaires supérieurs. — La houille, appelée vulgairement charbon de terre, est une substance tendre et friable, qui cependant ne se laisse pas rayer par l'ongle, qui sc divise ordinairement en feuillets ou en écailles, qui est d’uu noir brillant, à reflets souvent irisés, et qui brille facilement, avec une llamme blanche ou bleuâtre, et en répandant une odeur bitumineuse qui n’est ni àcre ni désagréable. La houille est due à une altération du tissu de divers végétaux enfouis dans le seiu de la terre en masses immenses, cl depuis un temps dont la longueur est incalculable. — On appelle coke la houille qu’on a fait chauffer à l'abri du contact de l'air ou brûler incomplètement, de manière a en chasser une huile empyreumatique cl des gaz inflammables. — L'anthracite est lisse, opaque , d’une texture qui rappelle celle de différentes pierres, et ne brûle que Irès-ditticilement, sans flamme et presque sans fumée; enfin il diffère aussi

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