DES ACCIDENTS SCR LES CHEMINS DE FER
femme dochambre de regarder par la fenêtre à côté d'elle si quelque chose était en feu Elle baissa la fenêtre, mars la referma immédiatement, tant il pleuvait de petits morceaux de charbon on de coke embrasés. Cependant je crus encore sentir une odeur de brûlé ; elle baissa derechef la fenêtre et s'écria que la voiture était eu feu Nous baissâmes alors les fenêtres de côté, et agitâmes nos mouchoirs en criant • Au feu !» de toutes nos forces. Personne n’y fit attention. Je refermai les fenêtres, dans la crainte que le courant d'air qni traversait la voiture n’v activât l’incendie, et me résolus à y demeurer le plus possible. Quelque temps apres, voyant que, selon toute apparence, aucun secours ne nous viendrait, ma femme de chambre s'effraya et, sans me faire part de son projet, ouvrit la portière, baissa le marchepied, et s'efforça de gagner le truck. Je la suivis ; mais malheureusement, comme je m’étais dirigée vers l'arrière de la voilure, qui était en feu, je fus obligée de lever le marchepied eide fermer la porte comme jo pus, pour pouvoir passer à l'avant de la voilure, point le plus éloigné du feu, et où se tenait ma femme de chambre. Nous nous y cramponnâmes aux ressorts du coupé, en criant toujours » Au feu .' a et en agitant nos mouchoirs. Quelques policeu.eu passèrent sur la roule, mais aucun ne prit garde à nous. Nous ne vîmes aucun gardien. Un gentleman d’une voiture derrière la mienne nous aperçut, mais il no put nous être d'aucun secours. Ma femme de chambre était au paroxysme de la terreur; jo la vis s'asseoir sur le bord du truck et serrer son manteau autour d'elle. Je pense lui avoir dit alors de se tenir ferme à la voilure. Je mu tournai un moment pour agiter mou mouchoir, et quand je regardai ensuite, ma pauvre femme de chambro avait dis. paru. Le train poursuivait sa marche, le feu croissait naturellemeut. et le vent soufflait de mon côté. Un homme (un voyageur) se glissa le long des wagons et vint aussi prés qu'il put du truck où je me tenais; nia» il lui fut impossible de me secourir. Enfin le train s'arrêta à la station do Rugby. Une locomotive fut envoyée à la recherche de ma femme de chambre. On la trouva sur la roule, et on l a déposée à l'hôpital du Leicester, où elle est maintenant dans un étal désespéré. Elle a le crâne fracturé . on lui a amputé trois doigts. Le train marchait avec une vitesse de 15 milles â l'heure. » — S'gnd, S.-Y. Zctla.no.
Le train so composait de sept wagons, do deux avant -freins cl do quatre voitures privées sur des trucks, ensemble treize voilures. U était remorqué par une locomotive avec mécaqjcieo et chauffeur, cl sous la surveillance d un gardien, qui se trouvait à la queue du train, dans un wagon à bagages d'où il ne pouvait voir la voiture en feu, laquelle était la huitième à partir do la locomotive.
XI IL' i.lüle. — 04 doltéviter les roules quilraversent une voie ferrée el de niveau avec elle ; on ne devris les fianthir qu'avec le consentement du gardien.
XIV* règle. — Itlicux vaut voyager de jour que de nuit, cl par un beau temps que par un temps brumeux.
tes ctrllîsions arrivent plus fréquemment !a nuit cl pnr un brouillard, que pétulant le jour el par un temps découvert.
Certaines personnes, à l’approche d'un convoi, éprouvant, lorsqu’elles s? trouvent sur la voie ou à peu do distance, uno sorte de fascination ; elles sont, pour ainsi dire, attirées sous les voilures. Dos exemples de ce iionre se présentent si souvent, et dan» do telles circonstances, qu’on peut les attribuer tou» h une intention de suicide.
FI?f.
TAREE DES MATIERES,
LIS PLANÈTES SONT-ELLES HABITÉES
Chapitre premier. — Aspect du firmament. — Puissance et impuissance du télescope. — De l’analogie. — Les plnnètes terrestres. — La Terre; conditions d'habitabilité. — Ces conditions sc rencontrent dans les autres planâtes. — Étude sur l’œil. — De la force et du poids des êtres. — Horloge de Flore. — Dotation
des planètes. — Des saisons. — L’atmosphère page 2
Chapitre il. — L'atmosphère, (suite ). — Nuages. — Pluie, grêle et neige. — Vents.
— Atmosphères des différentes planètes.' — Mercure, Vénus et Mars. — Gravité.
— Système solaire. — Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. — Population des
planètes. — Dotation des planètes 12
Chapitre 111. — Dotation d’t'ranns. — Zones et climats de Jupiter. — Les jours et les nuits dans les différentes planètes. — Densité des planètes. — Années jovienne, saturnienne et uranicnne. — Étude sur Jupiter; ses lunes, ses mois,
scs éclipses do lune, — Les satellites de Jupiter. — Système de Saturne 22
Chapitre IV. — Suite du système de Saturne. — Ses satellites. — Ses mois. — Ses anneaux. — Vue télescopique de Saturne et de ses anneaux. — Erreur do Bodc, Herschel, Macdler et autres. — Décapitulation. — On peut, admettre qu’il existe, dans les différentes planètes, des races différemment organisées. — Le Soleil n’est pas habitable. — De l’inbabitabilité do la Lune. — De l'inhabitabilité des satellites. — De l'inhabitabilité des comètes. — Des petites planètes 53
Notes. — Historique de la question d’habitabilité des planètes, depuis l’antiquité
jusqu'en J 850
Explication des télescopes et des lunettes. .
Explication du mot système solaire
Des probabilités eu justice, d’après Laplace 22
Signification du mot orbite 72
Direction commune des mouvements des planètes autour du Soleil 72
Forme circulaire des orbites 73
Classification dos nuages, d’après Raemtz 73
Gravité, poids, attraction, force centripète, etc 74
Opposition et conjonction 75
Déclinaison ; ascension droite; micromètre 75
Signification des mots techniques employés 70
Nombre des petites planètes ou astéroïdes 77
Réflexion ; réfraction 77
La Lune inhabitée, d’après YEncycloptcdia britannica 77
Sur la constitution physique du Soleil, par Arago 78
CHOSES USUELLES
L’Eau. — Ses trois états. — Sans couleur ni goût. — Son poids. — Influence do la chaleur sur l’eau. — Sa plus grande densité. — Point de congélation. — Point d’ébullition. — Évaporation. — Du séchage. — Ce que contient l’eau. — Eaux dures, douces, minérales. — Filtration. — Eau de pluie. — Eau de rivière. — Composition de l’eau. — Distillation. — Oxygène et hydrogène. — Ballons. — Analyse de l’eau 81
ce b
*ti«i TABLE DES MATIÈRES.
L’Air. — Indispensable la vie. • — Respiration. — Poids de l’air. — Pression atmosphérique. — Compressibilité. — Élasticité. — L’air est un composé. — Azote. — Oxygùoe. — Combustion. — Acide carbonique. — Ventilation. — Liqueurs en fermentation. — Gaz étouffant. — Air vital. — L’air ni absolument
transparent ni absolument Incolore 100
Le Fec. Combustion. — Nature du feu. — Combustibles. • — Carbone. — Hydrogène. — De la flamme. - Hydrogène carburé. — Gaz défiant. — Feu grisou. —
Feux follets. — Houille. — Bois. — Éclairage. — Construction des grilles et des cheminées. — Analyse d'un feu de charbon ordinaire. — Chauffage et ventilation du feu. — Les plantes sont nuisibles pendant la nuit. — Insalubrité des appartements encombrés par la fbule et tfès-écbtifeâs.— De la combustion d’une bougie
et d’une lampe 118
Notes. — Poids, mesures et monnaies d’Angleterre 136
Faux potables et filtration 137
Analyse des eaux de Paris 138
Service des eaux dans Paris. , 139
Eaux souterraines de Paris 139
Procédé pour procurer de l’ean aux contrées qui n’en ont pas; moyen de découvrir
les sources 139
Composition de Peau ; histoire, de cette découverte 140
Comparaison des thermomètres centigrade, Réaumuret Fahrenheit 141
Delà circulation et de la respiration 141
l>e la tourbe, du lignite, de lu houille, de l’anthracite et du graphite 143
Statistique de la houille, et spécialement des richesses houillères de la France 144
Chapitre premier. — Canaux. — Canal Érié. — Étendue et coût des canaux. — Navigation fluviale et côtière. — Navigation à vapeur sur l’Hudson. — Steamers de PHudsoii. — Machines; construction; vitesse. — La détente à vapeur. — Rareté -des explosions. — • Palettes et Jeu de la vapeur. — Les sleum-hoalx du Mississipi: leur grandeur et leur magnificence. - Étendue de 1% navigation dans
la vallée du Mississipi. 145
Chapitre II. — Navigation intérieure; suite. — Bateaux à vapeur marins. — Remorqueurs. — Train* de marchaudlscs. — Chemins de fer; prix de construction.
— Lignes principales. — Mode de construction ; rails et courbes. — Machines.
— W agons. — Comment on franchit les courbes 161
Chapitre III. — Chemins de fer au centre des villes; procédé pour tourner les coins
de rue. — Accidents rares. — JJgues de Philadelphie et de Pittsburgh. — Étendue et relevés des chemins de fer. — Produits. ■ — Ligues de l’Ouest. — Boutes et chemins ordinaires. — Organisation des compagnie. — Lue seule classe de voyageurs. — Condition financière des chemins de fer aux États-Unis. — Les lignes de Ncw-Eugland ( la Nouvelle-Angleterre). — Chemins de fer de Cuba. — Récapitulation - - 177
Notes. — Coup d'œil sur l’Jiistoiro des États-Unis 192
Lettre de Robert Fultou àBarlow, quelques jours après son expérience sur l’Hudsou. 198
Explication par M. Péligot de la cause des explosions de chaudières à vapeur 199
Coup d’œil général sur les voies de communication en France : canaux, chemins de fer, fleuves, etc 203
ERREURS DES SENS
Insuffisance de leur témoignage. — Erreurs de l’œil. — Le soleil et la lune. — Mécanisme de l’œil; ses usages. — Perceptions de la couleur. — Erreurs de l’odorat, du goût et du toucher. — Erreurs quant au nombre. — Impressions retenues par l’œil. — Erreurs quant 4 la distance. — Erreurs du toucher; la température apparente. — Température du corps humain ; température des caves. — Cause du
TABLE DES MATIERES. 2b7
froid appartînt du verre et de la porcelaine. — Pourquoi les saltimbanques peuvent, sam d»anger, pénétrer dans mi four très-chaud 209
LATITUDES ET LOMOITUDES.
Tableau des principaux méridiens de la terre 239
Valeur en lieues du degré, etc 230