‹ Le musicien pratique, ou, Leçons graduéesChapitre 8 sur 28 · SE · texte numérisé non relu

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lés premières , mais il faut faire attention a la diminution qui peut être sur la note grave ou sur l'aiguë et cela peut arriver toutes les fois que l'on passe par mouvement direct d'une consonna-nce parfaite à une autre parfaite, Ou même d'une consonnance imparfaite a une parfaite.

Mais par mouvement contraire, on peut passer d'une consonnance t 2~T — Pz parfaite ou imparfaite à une autre, fn

sans danger de former deux quintes ou deux octaves .

On défend aux compositeurs de faire deux tierces majeures l'une après

l'autre, a cause du mauvais effet du o &

triton qui s'y rencontre, partieulie- -rement en descendant, cependant on les admet dans les cadences finales .

On avertit également le compositeur d'e'viter les mouvemens de quarte majeure ou de triton , dont on vient de parler, de fausse quinte et de 7î maj^ leur dureté qui en rend l'intonation difficile les a fait interdire.

Les mouvemens réguliers sont ceux de 31 maj .et min. do 4e. de 5e. defi° maj. et min. et do l'octave.

De l'Unisson

L unisson n'est que l'union de deux ou plusieurs voix ou sons à une distance égale. Ce n'est point une consonnance parcequ'un'3 consonnance résulte de la proportion des sons ; c'est pourquoi nous ne l'avons pas mis à ce rang. Ce n'est pas une dissonance non plus, mais il est le principe des unes et des autres, comme l'unite^est le principe des nombres. Le compositeur doit donc éviter cet unisson, car lorsque dans une ^ ^ , p -, O , ~P~ |1~Q~ , O , p composition Music ale, on rem ontre deux figures dans une situation pareille, elles ne forment point harmonie .

De l'emploi des Dissonances

Les dissonance? sont des notes fausses qui déplaisent à 1 oreille, 'quand elle ne sont pas disposées avec art; c'est pourquoi le compositeur ne saurait les employer au hazard> elles sont arsujelties à certaines règles qui consistent dans leur préparation et leur re'solution.

Par préparation on entend la consonance qui doit servir de liaison à la dissonnace, et par résolution on entend la consonnance sur laquelle la dissonnance doit descendre-

Il faut faire attention que la consonnance qui sert à préparer doit être d'une valeur égale à celle de la dissonance, ou même plus grande,et que de même, la résolution doit offrir une pareille valeur,comme on le verra ci-après.

Nous excepterons du nombre de ces dissonances la seconde qui exige une règle a part, et nous commencerons par la quarte.

De la Quarte

La quarte se prépare avec toutes p___r__2^r les consonnanses avec la quinte mineur et la septième et se sauve ou se résout sur la tierce.

La quarte peut aussi se résoudre sur la quarte majeure qui passe ellemême à la sixte: mais cette disposition ne se fait guère à deux parties; aussi, ai -je mis l'exemple à trois. Elle peut encor -e résoudre sur l'octave, pourvu que la disposition soit à trois parties. Enfin elle peut descendre sur une septième mineure ou sur une septième diminuée, niais toujours a trois parties.

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De lu Septième.

La septième peut se prépayer- avec toutes les consannances: elle Sf résout sur la tierce, la quinte majeure et mineure et la sixte.

La septième mineure qui peut s 'employer sans prèparatfon se résout de trois manières, elle pa^se aussi sur la septième diminue'e,mais a trois partiec.

Pi 8 7

De là Neuvième.

La neuvième^e prépare seulement de la tierce et de la quinte et se résout sur la tierce» la quinte majeure et mineure et la sixte.

La neuvième ne peut se préparer par 1 octave,parceque cela formerait deux

octaves,succession proscrite (a) (a) «

Il faut remarquer aussi que quand jjjd !

cette dissonance n'est pas a la distante de9eelle n'est plus9? et ne vaut rien(b)

De la Quinte mineure ou faus.se quinte.

La quinte mineure se sauve de deux manières-, l'.' en descendant sur la tierce majeure ou mineure/a\2" en (a^ (b)

descendant sur la quarte majeure 't{3->-'~ laquelledoit ensuite remonter , % | j,g | s

- la sixte. (b) gl

De la Quarte majeure

La Quarte majeure ou triton se sauve sur la Sixle(a)ou sur la quinte raineure(b)

De la Seconde .

Quoique la seconde soit une dissonance comme les aut rcs, < ependa n: les compositeurs la pratiqnent autrement, en ee que dans cet accord» la partie grave doit être liée et non l'aigue.

Ainsi, toutes les fois que la partie grave t'ait une ou plusieurs notes syncopées > la partie aiguë doit faire seconde, quarte et sixte majeures ou mineures selon le mouvement que fait la basse après la liaison . 1° Quand la partie grave, après la liaison, descend et remonte de semi-ton, la note liée exige 4 et la note descendue de- serai -ton veut Mais dans les dispositions a deux il faut se servir de !a seconde et de la quarte . Alors cette seconde peut rester sur la tiercé , ou se résoudre sur la sixte en dessus pu en dessous , et la quarte peut

rester sur la fausse quinte ou montersur la sixte .

2° Quand la grave après la liaison descend d'un ton et ensuite d'un semi-ton, la note liée demande % , ta note descendue d'un ton *4 et la note descendue de semi-ton 5 , mais da nslesdispositions a deux, on se ?ert sur la liaison de la seconde et du triton sur la note qui descend(ajll arrive encore que pour l'expression, ou pareeque la partie grave est en mode mineur, on est oblige de "se servir sur la liaison de +1,, mais dans ce 1 jr il faut avoir soin, dans les compositions à deux deînpiojer la seconde

mineure, qui peut rester sur la tierce ou monter sur la sixte, et pour ne pas passer brusquement d'une corde mineure, a une corde majeure » après ..voir touché la seconde mineure, on peut par le moyen de la diminution passer a la quarte qu'on fait monter sur la sixte, (b)

fi II

—M -il-.* 6

3° Quand la partie grave apre^ la liaison descend d'un toni ou qu'étant descendue de semi-ton elle ne revient pas d'où elle était partie, alor- la note liée \eut et la note descendue d'un ton seulement % parcequ' elle

devient troisième note du ton. Dans les dispositions a deux, il fatt se servi r d'' la seconde ou de la qnarte; jamais de la sixte.

La seconde peut rester

pour la tierce ou monter sur la 'sixte, et la quarte majeure monter toujours ;ur la sixte

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fi 7 *

4? Enfin, lorsqu'après la liaison la partie grave fait une diminutif! (elle que dans les exemples suivansj on donne a la note liee+5 et dans la disposition a deux, on ne se sert que de la seconde superflue que l'on fait monter sur la sixte

Des G-adence.'

Il yen a de trois sorte?. Cadences parfaites, imparfaites et interrompue.^: la cadence parfàile se subdivise en trois autres: la simple, la composée, la doublé La simple se fait seulement avec 5. (a)

La composée se fait d abord avec 4 et ensuite 3,oubien d'abord 4 et ensuite % (b)

Dans de certains cas le compositeur peut employer celle % tout d'un coup

- Vst-a-dire saris liaison.

La double se fait d'abord avec 3 ensuite avec ( 4 puis I et enfin 2 ; mais dans les dispositions \ a. deux voix» il est mieux de se servir de la -irr.pleet de là composée que de la double.

L'imparfaite se - fait sur la seconde et la sixième note du ton, et s'accompagne

d abord avec J et ensuite

avec 3

Cette cadence peut se renverser en mettant la partie aiguë au grave, et la partie grave a I aiguë, elle devient alors une deuxième qui reste pour former la tierce.

La cadence interrompue a lieu, lorsqu'après la cadence simple- ou la cpmposéé

ou même la double, la basse ne tombe pas sur la "tonique, ou enfin lorsqu'elle est inter rompue par quelqu'ide'e nouvelle, soit dans la partie grave, soit dans la partie aiguë.

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