‹ Le Mutilé de la Guerre dans l'IndustrieChapitre 4 sur 55 · Félix Alcan. Paris · texte numérisé non relu

Félix Alcan. Paris

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guerre lègue à la paix. Ce faisant, nous restreindrons une perte et, en mêine temps, nous ajouterons aux réparations que le blessé recevra de la nation, le don d’un avenir meilleur de travail, de sécurité et de dignité. C’est toute la noble raison d’être de cet admirable mouvement de solidarité qui a porté la nation tout entière vers la rééducation professionnelle.» (1) M. Thierry-Cazes, député, écrivait dans le même sens : Q À la cessation des hostilités, la vie économique va reprendre dans toute son intensité. Il faut que la France soit prête pour cette nouvelle lutte. Elle va se trouver en présence d’un manque de maind'œuvre. Il faut done rendre à l’industrie le plus d’ouvriers possible. À côté de l'intérêt du mutilé, à qui il faut redonner son salaire, son aptitude, sa dignité morale de travailleur, il y a l'intérêt national. En premier lieu, il faut rééduquer le mutilé (2) ». Nous citerons aussi les fières paroles du général Gœætschy : « Il faut faire entrevoir aux mutilés qu’il yaencore pour eux une vie valant la peine d’être vécue; leur persuader qu'après avoir sacrifié une partie d'eux-mêmes à défendre la patrie, il leur reste encore un devoir à remplir : celui de travailler à la résurrection économique de la France, qui, après cette terrible crise, n’aura pas trop du labeur

1. L'Œuvre économique, 25 février, 1917, p. 107. 2. Une œuvre à accomplir. Les Mutilés de laguerre (La France militaire du 7 février 1917).

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de tous ses enfants pour retrouver sa richesse et sa prospérité » (1).

Celles-ci, du D’ G. Borne : « Que va-t-on faire pour les estropiés et les mutilés de la guerre ? 11 n’y a pas de plus grand malheur pour un être humain que l’impossibilité de travailler et de gagner sa vie et celle des siens... Aussi, pour ne pas avoir recours aux expédients et devenir la proie de l'alcoolisme et de la mendicité avant de tomber dans la déchéance finale, le mutilé a besoin de suite auprès de lui d’éducateurs, de rééducateurs, de vrais soutiens de son infortune » (2).

M. Lebey, député, écrivait : « L’une des conséquences de la guerre actuelle est d’avoir créé une catégorie ouvrière nouvelle : celle des blessés et mutilés de la guerre, susceptibles de reprendre l'exercice de leurs professions, ou, après une rééducation professionnelle, d’exercer un métier, et de coniribuer à l’œuvre de la régénération et du développement économique de la France » (3).

Et M. Souchon, professeur à la Faculté de Droit de Paris, secrétaire général du Comité de Paris de la Fédération Nationale des mutilés, disait, s'occupant des résultats déjà obtenus, dénonçant l’urgence de

r. La Rééducation des mutilés de la guerre(La Réforme sociale,

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