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La Remise au Travail des Mutilés, p

Rendons hommage aussi aux Chambres de commerce, aux Associations syndicales, aux groupes privés, qui ont essayé de passerde la théorie à la pratique.

Le 30 juin 1916, l'Union des Industries Métallurgiques et Minières écrivait, dansuue lettre circulaire à ses adhérents :

« Nous vous demandons instamment d'examiner les moyens pratiques de constituer dans vos établissemenis les ateliers spéciaux de réapprentissage.… Nous vous signalons également l’appel fait à votre concours en vue d’organiser l’emploi des mutilés dans les diverses industries. Il s’agit, en remplissant suivant le mode indiqué les bulletins établis par le ministre du Travail, d’une part, de permetire à l'Office National de tracer les cadres généraux du réemploi correspondant aux diverses mutilations ; d'autre part, de réunir des faisceaux d'exemples vivants, qui, mis sous les yeux du mutilé, l’encourageront dans la voie du travail. Avant la guerre, en effet, le travail industriel avait ses mutilés qui ont pu souvent reprendre un poste à l'atelier ou à l'usine. »

Les Etablissements Schneider, la grande Société industrielle française s’est également préoccupée, dès les premiers jours, du sort de ses mutilés et a chargé les docteurs attachés à ses services au Creusot d'établir, après enquête et étude, tout un plan

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organisant la rééducation et la réadaptation au travail de ses ouvriers mutilés. |

A cette heure, 200 mutilés de la guerre sont réoccupés aux Etablissements Schneider et plusieurs dans les emplois qu'ils remplissaient avant la guerre.

Dans beaucoup de départements, l'initiative privée a fondé des écoles pour les mutilés. Nous ne pouvons les analyser toutes. Cent cinquante environ existent et fonctionnent à cette heure.

Parmi elles mentionnons :

Le Centre de rééducation du Comité d'Assisiance aux invalides et mutilés de la guerre de Limoges, créé par la Chambre de commerce (r60 places) ;

Le Centre similaire de Tours, créé par la Société d’Assistanceauxconvalescents militaires(100 places);

L'Ecole de rééducation professionnellé Beauregard, créée à Antibes par les Femmes de France (25 places) ;

L'Œuvre Orléanaise de rééducation et de placement des mutilés (80 places);

L'Ecole Victor Vassal d'Oran, créée par les Femmes de France (159 places);

L'Ecole Jouraud à Rouen, créée par la Chambre

de commerce (150 places) ; __ L’Ecole des blessés de la guerre de Nimes (44 places); Le Comité d’aide aux soldats sarthois mutilés, créé par la Chambre de commerce ;

EAN NUE

L'Œuvre de rééducation professionnnelle d'Albi, créée par la Chambre de commerce ;

Les Ecoles de Commerce de Thiers, Clermont- Ferrand, Roanne, Angers, Marseille, Cluny, Oyonnax, Le Havre, Cherbourg, Agen ont pris FsRICReRE l'initiative de créations intéressantes.

Nous devons nous arrêter plus longtemps aux deux œuvres suivantes :

1° La Fédération Nationale d’Assistance aux mutilés des armées de terre et de mer ;

2° Les Ecoles de blessés de Lyon.

La Fédération Nationale a été créée sur l’initiative de M. Maurice Barrès. La souscription, en sa faveur, ouverte par l’Echo de Paris, s'élève à plus de 2.500.000 francs.

Le Correspondant a publié dans son numéro du 25 avril 1917 une intéressante enquête sur l’origine, le fonctionnement et les bienfaisants résultats de cette œuvre. |

La Fédération, dont le siège est à Paris, 63, avenue des Champs-Elysées, est présidée par M. Maurice Barrès. Elle comprend un Comité de Paris, ayant à sa tête M. Barthou, et 31 associations de province affiliées.

La Fédération poursuit un triple but : la prothèse, la rééducation professionnelle et le placement.

Pour démontrer les excellents résultats obtenus par la Fédération, nous nous bornerons à reproduire

la statistique publiée par M. Keufer, vice-président du comité de Paris.

« Service de prothèse :

La Fédération a fait don à ce jour de:

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